Le Tennessee a franchi une étape historique en matière de protection des droits à l'image et à la voix en promulguant la loi ELVIS (Ensuring Likeness Voice and Image Security Act), par l'intermédiaire du gouverneur Bill Lee. Cette loi, qui porte le nom de la légende Elvis Presley, vise à lutter contre la menace croissante des deepfakes et des clones vocaux non autorisés, générés par l'intelligence artificielle (IA).
La loi ELVIS, présentée le 10 janvier, a bénéficié d'un soutien bipartisan remarquable, aboutissant à son adoption rapide par l'Assemblée générale de l'État. Le chef de la majorité au Sénat, Jack Johnson, et le chef de la majorité à la Chambre des représentants, William Lamberth, ont mené la présentation de ce projet de loi, qui a été approuvé à l'unanimité par les deux chambres, avec un vote retentissant de 93 voix pour et 0 contre à la Chambre et de 30 voix pour et 0 contre au Sénat. Ce soutien unanime souligne l'importance de la question et l'engagement collectif à protéger les droits des créateurs.
Le soutien des célébrités amplifie la cause
La loi ELVIS a bénéficié d'un large soutien de la part de personnalités du monde créatif, notamment la guitariste country Lindsay Ell, la chanteuse Natalie Grant et le cofondateur d'Evanescence, David Hodges. Leur plaidoyer a mis en lumière les dangers potentiels des deepfakes et des clones vocaux générés par l'IA, incontrôlés, et a souligné la nécessité d'une action législative pour préserver l'intégrité artistique. Ces voix influentes ont joué un rôle crucial dans l'adoption de la loi ELVIS et dans la sensibilisation aux risques liés aux contenus générés par l'IA.
Le gouverneur Bill Lee a salué la loi ELVIS comme une avancée majeure pour la préservation du riche patrimoine artistique du Tennessee. Il a souligné l'engagement de l'État à protéger juridiquement ses artistes et auteurs-compositeurs de renom face à l'évolution technologique. Grâce à la loi ELVIS, le Tennessee conforte sa position de chef de file national en matière de défense des droits des créateurs et de préservation de l'intégrité de la création artistique.
La Recording Academy qualifie l'ELVIS Act d'étape marquante
La Recording Academy a salué l'adoption de la loi ELVIS, y voyant une étape importante dans la lutte pour préserver la créativité humaine à l'ère de l'intelligence artificielle. Son PDG, Harvey Mason Jr., a loué le travail collectif qui a permis l'adoption de cette loi, insistant sur l'importance de protéger les créateurs de musique des risques liés à l'intelligence artificielle. La Recording Academy réaffirme son engagement à soutenir des initiatives similaires à travers le pays afin de défendre les droits et la dignité des artistes.
À l'heure où les progrès de l'intelligence artificielle posent des défis sansdentà la protection des droits individuels et de l'intégrité artistique, le Tennessee fait figure de pionnier avec l'adoption de la loi ELVIS. Cet effort bipartisan, soutenu par des personnalités influentes du milieu créatif, témoigne d'un engagement collectif à préserver la création artistique humaine face à l'évolution des menaces technologiques. Grâce à l'entrée en vigueur de la loi ELVIS, le Tennessee ouvre ladent à d'autres États qui pourront ainsi prioriser les droits et la protection de leurs communautés artistiques à l'ère numérique.

