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La Cour suprême suspend la répression de Biden sur les réseaux sociaux – Pourquoi ?

ParJai HamidJai Hamid
Temps de lecture : 2 minutes
La Cour suprême suspend la répression de Biden sur les réseaux sociaux. Pourquoi ?

La Cour suprême suspend la répression de Biden sur les réseaux sociaux. Pourquoi ?

  • La Cour suprême des États-Unis a temporairement suspendu les efforts de l'administration Biden visant à encourager les plateformes de médias sociaux à supprimer les contenus « trompeurs », notamment ceux concernant la COVID-19.
  • La plainte, déposée par les procureurs généraux républicains du Missouri et de la Louisiane, affirmait que cette mesure portait atteinte aux droits garantis par le Premier Amendement.
  • Le débat central porte sur la différence entre « persuasion » et « coercition » lorsqu'il s'agit d'inciter les plateformes à censurer du contenu.

La décision controversée prise récemment par l'administration Biden d'enjoindre les géants des réseaux sociaux à supprimer les contenus jugés « trompeurs », notamment concernant la pandémie de COVID-19, se heurte à un obstacle. La des États-Unis est intervenue, semant le doute quant à la légalité de la décision de la Maison-Blanche.

Un combat entre la liberté d'expression et la coercition

Lorsque l'administration Biden a cherché à inciter les plateformes de médias sociaux comme Facebook (de Meta Platforms), YouTube (d'Alphabet) et X Corp (anciennement Twitter) à censurer les publications, elle n'avait probablement pas anticipé le tollé qui allait suivre.

Leur initiative a suscité une vive opposition, principalement de la part des milieux conservateurs, aboutissant à une action en justice menée par les procureurs généraux républicains du Missouri et de la Louisiane, avec le soutien d'un groupe d'utilisateurs des réseaux sociaux. Ces personnes et ces responsables ont dénoncé ce qu'ils considéraient comme une atteinte au Premier Amendement, pierre angulaire de la démocratie américaine.

Au cœur du problème se trouve la distinction entre « persuasion » et « coercition ». Le ministère de la Justice adentsoutenu que l'équipe de Biden avait simplement tenté d'user de son influence – une démarche que toute administration précédente aurait jugée nécessaire dans l'intérêt public.

Mais le fait de suggérer, voire d'insister pour que certains contenus soient supprimés, ne franchit-il pas la ligne délicate qui mène à la coercition ? C'est devenu la question essentielle.

Le chemin menant à l'intervention de la Cour suprême

Le premier verdict dans cette affaire a été rendu en juillet par le juge de district américain Terry Doughty, basé en Louisiane. Dans une décision controversée, il a affirmé que les efforts de Biden allaient au-delà de la simple suggestion.

Selon lui, une coercition manifeste était à l'œuvre, des plateformes importantes étant contraintes de supprimer des publications concernant à la fois la COVID-19 et les allégations de fraude lors de l'élection de 2020, qui a vu Biden accéder à la présidence.

Le recours ultérieur devant la Cour d'appel du 5e circuit des États-Unis, basée à La Nouvelle-Orléans, n'a fait que confirmer cette opinion. La formation de juges, composée en majorité de juges nommés par des républicains, a partagé l'avis de Doughty.

Toutefois, la Cour d'appel du 5e circuit n'a pas entièrement adhéré à la décision de Doughty. Si elle a confirmé l'essentiel de son jugement, elle a infirmé une partie importante de l'injonction qu'il avait prononcée, laquelle limitait auparavant l'implication de l'administration dans l'utilisation de ces plateformes.

Il en résulta une directive condensée, une injonction plus restrictive, affirmant que les entités clés, notamment la Maison Blanche, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies et le FBI, ne pouvaient pas outrepasser leurs prérogatives dans leurs interactions avec ces plateformes.

À l'approche de l'échéance, l'administration Biden, comme on pouvait s'y attendre, a sollicité l'intervention de la plus haute autorité juridique du pays : la Cour suprême.

Leur principal argument portait sur la validité de la plainte, et plus précisément sur la question de savoir si les plaignants avaient, en l'espèce, qualité pour agir en justice.

L'administration a également avancé l'argument selon lequel la décision de la Cour d'appel du 5e circuit était fondamentalement erronée, s'appuyant sur des interprétations « maldefi» de la coercition.

Mais la Cour suprême, par la voix du juge conservateur Samuel Alito, a adopté une position prudente. La décision d'Alito a de fait suspendu l'arrêt de la juridiction inférieure, tout en laissant la porte ouverte à d'éventuels développements ultérieurs, puisqu'il n'a gelé la décision que jusqu'au 22 septembre.

Au cœur de cette bataille juridique, le procureur général du Missouri, Andrew Bailey, est resté inflexible, laissant présager de futures confrontations en jurant de tenir pour responsables tous les auteurs de censure.

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Jai Hamid

Jai Hamid

Jai Hamid couvre l'actualité des cryptomonnaies, des marchés boursiers, des technologies, de l'économie mondiale et des événements géopolitiques qui influencent les marchés depuis six ans. Elle a collaboré avec des publications spécialisées dans la blockchain, telles que AMB Crypto, Coin Edition et CryptoTale, sur des analyses de marché, des sujets liés aux grandes entreprises, à la réglementation et aux tendances macroéconomiques. Diplômée de la London School of Journalism, elle a également présenté à trois reprises son expertise du marché des cryptomonnaies sur l'une des principales chaînes de télévision africaines.

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