Des élus républicains des deux chambres du Congrès américain ont officiellement demandé à la Securities and Exchange Commission (SEC) d'abroger son bulletin comptable controversé n° 121 (SAB 121). Cette démarche intervient à la veille de l'audience de contrôle de la SEC prévue demain.
Le représentant Patrick McHenry, président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants, et la sénatrice Cynthia Lummis sont les signataires de la lettre. Ils y affirment que la loi SAB 121 a été imposée de manière inappropriée, sans procédure régulière, en violation de la loi sur la procédure administrative.
La SEC fait face à une réaction bipartisane
Selon la lettre , les législateurs ont souligné que le projet de loi SAB 121 avait été promulgué sans consultation préalable des dent . Ce texte impose aux entreprises détenant des crypto-actifs de les inscrire au passif de leur bilan. Cette mesure a suscité des critiques de la part des deux partis, qui y voient un frein à l'innovation financière et un affaiblissement de la protection des consommateurs.
Les parlementaires ont déclaré que le vote de la Chambre et du Sénat sur la résolution HJ Res. 109 adressait un message clair du Congrès à la SEC. Cela témoigne d'un mécontentement généralisé face aux abus de pouvoir de la SEC . La Chambre et le Sénat, faisant rarement consensus sur la question des cryptomonnaies, ont clairement indiqué que les modifications de politique apportées par le biais de directives internes étaient inacceptables.
Treize sénateurs et vingt-neuf représentants ont signé une lettre pour contester la position délicate de la SEC concernant les crypto-actifs. Nombre de ces parlementaires sont membres de commissions clés, telles que la commission des services financiers de la Chambre et la commission bancaire du Sénat. Cette action concertée des instances réglementaires souligne l'importance de suivre les voies législatives appropriées pour instaurer des changements réglementaires plus sûrs et plus transparents.
Cependant, les législateurs sont agacés par la récente déclaration du chef comptable de la SEC, qui a reconnu que certaines entreprises avaient été exemptées des exigences de la loi SAB 121. Cette situation a engendré une confusion quant à l'application des règles.
Auparavant, ledent américain Biden avait opposé son veto à un projet de loi visant à abroger la loi SAB 121. Il s'était alors déclaré ouvert à l'élaboration, en collaboration avec le Congrès, d'un cadre réglementaire complet et équilibré pour les actifs numériques. Le message qui en est ressorti est que la réforme est possible, mais qu'elle doit être menée avec discernement.
La SEC contourne-t-elle les règles ?
Eleanor Terrett, journaliste chez Fox Business, a rapporté que les Républicains avaient réagi aux consultations à huis clos menées par le service comptable de la SEC avec certains établissements et courtiers. Il s'agirait notamment de leur accorder des exemptions aux obligations de déclaration prévues par la loi SAB 121, comme l'a indiqué le chef comptable de l'agence.
Elle a demandé pourquoi les commissaires de la SEC autorisaient le personnel comptable à désigner les gagnants et les perdants dans le secteur de la conservation des cryptomonnaies, et ce, tout en évitant la loi sur la procédure administrative et le processus officiel d'élaboration des règles.
🚨NOUVEAU : Dans la lettre, les républicains abordent les consultations à huis clos que de la SEC a eues avec certaines institutions et courtiers, leur accordant des exemptions aux exigences de déclaration du SAB 121, comme l'a décrit le comptable en chef de l'agence.
Pourquoi… https://t.co/okx6C2ZtCe pic.twitter.com/CrUef2suL5
— Eleanor Terrett (@EleanorTerrett) 23 septembre 2024
Terrett a souligné que le site Web de la Commission indique que les opinions du personnel et les bulletins du personnel (comme le SAB 121) ne sont pas des interprétations de la Commission et n'ont pas l'approbation officielle de la Commission.

