Deux sénateurs américains ont présenté au Sénat un projet de loi intitulé « Loi de 2024 sur la lutte contre le blanchiment d'argent et la cybercriminalité ». Ce projet de loi vise à étendre les pouvoirs du Secret Service en matière de poursuites et d'enquêtes sur les crimes liés aux actifs numériques.
Les sénateurs américains Catherine Cortez Masto et Charles Grassley ont déposé un projet de loi devant le Sénat le 2 août afin de lutter contre la cybercriminalité . Ce projet de loi comprend des dispositions conférant au Secret Service le pouvoir d'enquêter sur les crimes liés aux cryptomonnaies et d'en poursuivre les auteurs. Il autorise notamment cette agence à enquêter sur les crimes commis contre les institutions financières.
Un nouveau projet de loi propose d'accorder au Secret Service davantage de pouvoirs pour enquêter sur la cybercriminalité
Deux sénateurs américains ont présenté un nouveau projet de loi visant à renforcer les pouvoirs d'enquête du Secret Service dans la lutte contre la cybercriminalité. Charles Grassley (Iowa) et Catherine Cortes Masto (Nevada) ont déposé ce texte le 2 août, intitulé « Loi de 2024 sur la lutte contre le blanchiment d'argent dans la cybercriminalité » .
Le projet de loi prévoit d'accroître les pouvoirs du Secret Service en matière d'enquêtes sur les crimes visant les institutions financières aux États-Unis. Il vise également à renforcer les pouvoirs de poursuite du Secret Service dans les affaires criminelles liées aux actifs numériques.
Le sénateur Grassley a souligné que le projet de loi encourageait la réalisation d'évaluations des menaces plus poussées, visant àdentet à combattre la fraude dans les institutions financières et les entreprises de transfert de fonds sans licence.
Il a ajouté que cette nouvelle législation permettrait aux agences fédérales américaines d'anticiper et de prévenir les crimes financiers.
…Ce projet de loi bipartisan et bicaméral permettra aux services secrets américains de mieux enquêter sur les nouvelles formes de criminalité financière impliquant des actifs numériques
Catherine Cortez Masto
Les données ont révélé que des adresses illicites ont permis de blanchir plus de 22 milliards de dollars d'actifs numériques en 2023. Cependant, les analystes de marché ont indiqué qu'il s'agissait d'une baisse significative par rapport aux 31,5 milliards de dollars blanchis en 2022.
Les réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et la cybercriminalité bénéficient d'un soutien bipartisan
Le Trésor américain a révélé en début d'année que la monnaie fiduciaire restait le principal moyen de blanchiment d'argent, contrairement aux cryptomonnaies. Cependant, la Securities and Exchange Commission (SEC) a dent les risques liés aux cryptomonnaies ces dernières années et a pris des mesures pour y remédier.
En 2004, les services secrets américains ont créé une section interne d'enquêtes cybernétiques pour lutter contre la cybercriminalité. En 2020, ils ont annoncé la création d'une cellule spéciale de lutte contre la fraude informatique, issue de la fusion de la cellule spéciale de lutte contre les crimes financiers et de la cellule spéciale de lutte contre les crimestron, afin de renforcer leurs capacités de prévention de la cybercriminalité.
Quittez les plateformes de cryptomonnaies immédiatement, je ne saurais être plus clair. Ayant travaillé comme avocat au sein de la division d'application des lois de la SEC pendant près de 20 ans (dont 11 ans à la tête du bureau de la SEC chargé de l'application des lois sur Internet), je crois que nous savons désormais avec certitude que le trading de cryptomonnaies…
— John Reed Stark (@JohnReedStark) 8 juin 2023
Masto aurait déposé un projet de loi similaire en septembre 2023 afin de garantir que les entreprises de cryptomonnaies respectent les directives du gouvernement américain en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le terrorisme.
La Chambre des représentants américaine a également adopté le mois dernier la loi sur les technologies financières (Financial Technology Act), qui vise à prévenir les transactions illicites liées aux cryptomonnaies tout en protégeant les consommateurs aux États-Unis.
Neuf parlementaires des deux partis ont également présenté en janvier un projet de loi similaire à celui de 2024 sur la lutte contre le blanchiment d'argent et la cybercriminalité. Les analystes estiment que le soutien apporté à cette réglementation par les deux partis politiques souligne la nécessité de nouvelles lois pour faire face aux nouveaux risques posés par le marché des cryptomonnaies.

