Résumé en bref
• eNaira dispose d'un site web et d'un portefeuille mobile.
• Le Nigeria a modifié sa position vis-à-vis des cryptomonnaies.
Le Nigeria semble avoir pris une décision favorable envers le marché des cryptomonnaies suite à l'annonce faite par sondent. Le haut commandement nigérian, Muhammadu Buhari, a déclaré être prêt à lancer son jeton eNaira, émis par la banque centrale.
Ce pays d'Afrique de l'Ouest, qui a longtemps figuré parmi les économies les plus puissantes de la région, se sent prêt à s'imposer sur le marché des cryptomonnaies grâce à son nouveau jeton. Ainsi, Buhari et la Banque centrale du Nigeria démontrent que l'interdiction des cryptomonnaies en vigueur dans le pays appartient désormais au passé.
eNaira : la nouvelle cryptomonnaie émise par la Banque du Nigéria

La Banque centrale du Nigéria (CBN) a annoncé qu'eNaira est le fruit de son nouveau projet légal basé sur les cryptomonnaies. L'autorité centrale cherche à normaliser les échanges de cryptomonnaies selon ses propres règles, et eNaira s'inscrit dans le cadre de ces objectifs.
La Banque centrale du Nigéria (CBN) a indiqué que le système eNaira fait actuellement l'objet d'ajustements afin d'être accessible à tous les citoyens, aussi bien dans les zones métropolitaines que rurales dépourvues de services bancaires. Elle a toutefois précisé que son site web officiel est déjà opérationnel et propose un portefeuille mobile permettant aux utilisateurs d'obtenir ces jetons.
Cette cryptomonnaie s'intégrerait aux monnaies numériques de banque centrale (MNBC) gérées par une autorité centrale telle que la Banque du Nigéria. En revanche, les monnaies décentralisées comme Bitcoin ne sont contrôlées par aucun organisme national. L'eNaira viendrait compléter le YuanCoin, émis par la Banque centrale de Chine.
Ce mouvement crypto au Nigéria a également incité le Ghana à créer sa propre monnaie numérique de banque centrale (MNBC). Tout porte à croire que l'Afrique rejoindra bientôt la liste des principales régions du monde qui tirent profit des monnaies virtuelles centralisées.
Un pays africain abandonne sa réglementation sur les cryptomonnaies
Depuis que Bitcoin a marqué une étape importante sur le marché numérique, plusieurs pays, dont le Nigéria, ont tiré la sonnette d'alarme afin d'empêcher que cette vague d'adoption ne devienne incontrôlable. L'Afrique tente de réglementer, voire d'interdire, les cryptomonnaies sur son territoire depuis le début de l'année.
En février, la Banque centrale du Nigéria (CBN) a interdit aux banques d'utiliser les cryptomonnaies, sous peine de sanctions. Selon l'institution, les cryptomonnaies n'ont aucune valeur réelle et ne servent qu'à escroquer, une opinion partagée par plusieurs organismes de réglementation opposés aux cryptomonnaies.
Mais le volume des transactions en cryptomonnaies a augmenté de plus de 17 % suite à ces réglementations strictes de la banque centrale nigériane. Cela prouve que les citoyens du pays se sont adaptés au nouveau modèle financier et n'ont pas l'intention de l'abandonner. La Banque centrale du Nigéria a annoncé, dès le troisième trimestre de l'année, travailler sur une monnaie virtuelle adossée à un système financier.
La banque fait fi des réglementations relatives aux cryptomonnaies et s'oriente vers leur acceptation immédiate, la monnaie numérique de banque centrale (MNBC) semblant constituer sa première étape. Par ailleurs, la banque centrale nigériane a également assoupli les conditions d'utilisation Bitcoin et d'autres jetons.

