Les entreprises néerlandaises du secteur des cryptomonnaies ont jusqu'au 18 mai pour s'enregistrer auprès de la banque centrale du pays, De Nederlandsche Bank (DNB), sous peine d'être contraintes de cesser leurs activités.
Selon un communiqué de presse publié lundi, la banque centrale a informé les entreprises néerlandaises du secteur des cryptomonnaies qu'après l'adoption par le Sénat néerlandais d'une loi de mise en œuvre modifiant la quatrième directive anti-blanchiment de l'Union européenne , les dispositions légales de cette loi entreront bientôt en vigueur.
Conditions d'un accord transitoire le 18 mai
L'échéance fixée aux entreprises néerlandaises de cryptomonnaies pour s'enregistrer auprès de la banque centrale du pays ne concerne que celles proposant des services de conversion de monnaie fiduciaire en cryptomonnaie ou de conservation de cryptomonnaies. Les entreprises ayant déposé une demande d'enregistrement verront leur dossier validé d'ici le 18 mai, conformément à un accord transitoire. Elles devront également s'acquitter de l'intégralité des frais dus.
Toutefois, les entreprises crypto néerlandaises qui ne soumettent pas de projet de demande seront contraintes de cesser leurs activités, car les projets de demande suffisent à satisfaire aux exigences d'enregistrement en attendant l'ultimatum .
Les entreprises qui persistent à ignorer les procédures de la banque centrale verront leurs demandes ultérieures compromises. Par ailleurs, la banque a averti que les entreprises qui ne respectent pas les exigences d'enregistrement s'exposeront à de lourdes sanctions.
Différences entre les Pays-Bas et l'UE en matière de lutte contre le blanchiment d'argent
La cinquième directive européenne anti-blanchiment (5AMLD) serait entrée en vigueur plus tôt cette année, alors que les Pays-Bas n'ont toujours pas transposé la quatrième directive anti-blanchiment. Cette situation a même incité la Commission européenne à adresser un ultimatum au Parlement néerlandais.
En mars, le ministre néerlandais des Finances a dû adresser une déclaration à la Chambre des représentants en réponse à la cinquième directive anti-blanchiment . Cette déclaration aborde notamment la charge administrative et le coût que la directive impose aux petites entreprises pour se conformer à ses dispositions.
Toutefois, la banque centrale, en ce qui concerne sa position sur la monnaie numérique, a déclaré qu'elle était prête à prendre l'initiative en matière de recherche et de développement de sa propre monnaie numérique, parallèlement au projet de monnaie numérique à l'échelle européenne.

