Les grands groupes d'édition musicale Universal Music Publishing Group (UMPG), Concord Music Group et ABKCO ont conjointement déposé une plainte contre Anthropic, une plateforme d'intelligence artificielle ayant récemment bénéficié d'un investissement de plusieurs milliards de dollars d'Amazon. La plainte, déposée devant un tribunal de Nashville le 18 octobre, allègue que le moteur de génération de contenu par IA d'Anthropic, nommé Claude, utilise illégalement des paroles de chansons protégées par le droit d'auteur sans avoir obtenu l'autorisation des éditeurs concernés.
Allégations d'utilisation non autorisée de matériel protégé par le droit d'auteur
La plainte allègue que les modèles d'IA d'Anthropic ont copié et diffusé illégalement un volume important d'œuvres protégées par le droit d'auteur, notamment des paroles de diverses compositions musicales appartenant aux plaignants ou dont ils ont le contrôle. Dans leurs documents, les plaignants affirment que le contenu protégétracpar Anthropic ne relève pas du libre usage du seul fait qu'il soit accessible au public sur Internet. De plus, les plaignants soulignent qu'Anthropic n'a ni sollicité ni obtenu l'autorisation des éditeurs pour utiliser leurs œuvres protégées dans le cadre du développement et du fonctionnement de ses modèles d'IA.
Violation du droit d'auteur et des pratiques éthiques en matière d'IA
Les représentants des maisons d'édition ont souligné l'importance de pratiques éthiques en matière d'IA, insistant sur la nécessité de respecter la législation en vigueur sur le droit d'auteur. Matthew J. Oppenheim, associé du cabinet Oppenheim + Zebrak, LLP, avocat d'ABKCO, Concord et UMPG, a insisté sur le fait que toute entité, y compris les entreprises spécialisées en IA, doit se conformer à la réglementation sur le droit d'auteur lorsqu'elle utilise du contenu protégé pour servir ses intérêts commerciaux.
Impact sur l'industrie musicale et les plateformes sous licence
La plainte allègue que l'traccontinue de paroles de chansons par Anthropic permet à son système d'IA, Claude, de générer des répliques ou des versions très similaires des paroles protégées par le droit d'auteur, portant ainsi atteinte aux droits détenus par les éditeurs. En revanche, le document juridique reconnaît l'existence de plusieurs agrégateurs de paroles de chansons ayant obtenu les licences nécessaires auprès des éditeurs musicaux, ce qui atteste de leur conformité à la loi.
Conséquences des actions anthropiques
Les plaignants soutiennent que le défaut d'Anthropic d'obtenir les autorisations nécessaires auprès des éditeurs musicaux nuit à ces derniers et aux auteurs-compositeurs, les privant du contrôle de leurs œuvres et des bénéfices légitimes découlant de leur travail artistique. De plus, ce manquement placerait Anthropic en concurrence directe avec les agrégateurs de paroles musicales agréés, créant ainsi une concurrence déloyale qui compromet les marchés des licences, existants et potentiels, de diverses manières non quantifiables.
Implications futures et nécessité de conformité : À mesure que la bataille juridique se déroule, cette affaire met en lumière l’intersection cruciale entre l’intelligence artificielle et le droit d’auteur, soulignant l’importance du respect des réglementations et de l’utilisation éthique des œuvres protégées. L’issue de ce procès est susceptible de créer undent important dans le paysage évolutif de l’intelligence artificielle et de sa relation avec les contenus créatifs.
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