Résumé en bref
- Les victimes de l'escroquerie de Mt. Gox seront remboursées
- Le piratage de la bourse japonaise en 2014
- Comment ils comptent rembourser les victimes
Après de nombreuses années, les victimes du piratage de Mt. Gox peuvent désormais prétendre à un remboursement pour les sommes perdues lors de cette attaque.
Le syndic de la bourse japonaise Mt. Gox, aujourd'hui disparue, a entamé le processus de vote afin de parvenir à un accord définitif sur la répartition des fonds restants. Cette information figure dans une lettre adressée aux victimes par Nobuaki Kobayashi lundi.
La lettre notait que le tribunal de district de Tokyo avait approuvé la version révisée du plan de redressement, autorisant ainsi un vote sur le mécanisme exact de remboursement, les créanciers de la plateforme d'échange de cryptomonnaies disparue attendant le règlement de leurs créances liées au piratage tristement célèbre de 2014.
Piratage du Mont Gox en 2014
Le piratage de cette plateforme d'échange fut l'un des plus importants au monde, car elle gérait alors plus de 70 % des transactions du réseau Bitcoin . La plateforme a subi plusieurs piratages, le plus récent remontant à février 2014, lors duquel plus de 850 000 BTC ont été dérobés.
Suite à ce piratage, plus de 20 000 créanciers ont déposé des demandes de remboursement, et l'avocat spécialisé en droit des faillites, Kobayashi, a été désigné pour gérer le dossier. Une part importante des Bitcoin volés reste introuvable.
Plans de réadaptation pour les victimes
Le plan de redressement proposé permettrait aux créanciers de réclamer jusqu'à 90 % des Bitcoinrestants. Le remboursement s'effectuerait en yens japonais (JPY), Bitcoin (BTC) ou Bitcoin Cash (BCH).
Selon le plan de redressement proposé, les entités ayant déposé une créance en monnaie fiduciaire recevront l'intégralité de celle-ci. Par ailleurs, le syndic a également vendu une partie des sommes initialement recouvrées afin de protéger les créanciers en cryptomonnaies ayant déposé une demande de mise en faillite. Ces derniers seront couverts au moins à hauteur du montant minimum requis par leur procédure de faillite.
Les autres recevront un paiement de base minimum de 200 000 JPY (1 800 $), déduit de leur demande totale.
Les créanciers ont toutefois jusqu'au 8 octobre 2021 pour voter pour ou contre le plan, et plus de 50 % de tous les détenteurs de droit de vote doivent approuver le plan pour qu'il soit conclu.

