Le siège de Microsoft a été pris d'assaut par des manifestants protestant contre ses liens présumés avec l'armée israélienne

Photo prise par Sam Torres sur Unsplash.
- Des manifestants ont pris d'assaut le bureau de Brad Smith, PDG de Microsoft, provoquant le confinement du siège social de Redmond.
- Les manifestants, réunis sous le nom de groupe « Pas d'Azure pour l'apartheid », se sont filmés en direct sur Twitch, accusant Smith de collaborer avec Israël.
- Les militants ont exigé l'annulation destracde soutien en matière de cybersécurité et d'informatique en nuage avec Israël.
Le siège de Microsoft a été bouclé lundi après que des militants, parmi lesquels d'anciens et d'actuels employés, ont pris d'assaut le bureau dudent Brad Smith. Les manifestants étaient menés par le groupe « Pas d'Azure pour l'apartheid », qui exigeait l'annulation du soutien à Israël en matière de cybersécurité et de cloud computing.
Des arrestations ont eu lieu, selon le FBI, suite à des perturbations dans les bureaux et au renforcement de la sécurité au sein de l'entreprise. Les militants ont pris d'assaut le bâtiment 34, où se trouvent les bureaux de Smith, scandant des slogans avec des banderoles et diffusant en direct sur Twitch une action de protestation. Les vidéos publiées en ligne montrent le groupe accusant Smith de soutenir le génocide en Israël. Les manifestants ont semblé remettre au présidentdent fausse assignation à comparaître pour crimes contre l'humanité.
Microsoft fait face à une vague de critiques de la part de ses employés et de militants en raison de son soutien à la guerre israélienne
Selon les organisateurs de la manifestation, Microsoft encourage le génocide en Israël en lui fournissant destracde cloud computing et de cybersécurité. Ils ont cherché à contraindre Microsoft à annuler cestrac, s'appuyant sur une enquête du Guardian. Cette enquête révèle que les services de Microsoft sont utilisés pour traiter et stocker une grande quantité de données relatives aux appels passés par des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie.
Ledent Brad Smith a décrit l'dent comme une intrusion dans son bureau et la dissimulation de dispositifs de diffusion en direct avant le début du sit-in. Le FBI est intervenu et enquête sur l'dent.
Le groupe de protestation comprenait d'anciens et d'actuels de Microsoft qui accusaient l'entreprise de complicité dans des crimes de guerre par le biais de ses collaborations. Ils affirmaient que l'entreprise avait travaillé avec les secteurs militaire et de la défense israéliens et exigeaient l'annulation des contratstracau conflit en Israël.
Dans une note interne, Microsoft a reconnu respecter et soutenir le droit à manifester pacifiquement, mais a indiqué ne pas tolérer les perturbations sur le lieu de travail. L'entreprise a par ailleurs souligné que son partenariat avec Israël était axé sur la cybersécurité, notamment après l'attaque du Hamas du 7 octobre. Elle a également reconnu les conséquences du conflit en cours à Gaza sur les populations civiles.
Les autorités de Redmond confirment sept arrestations en lien avec les manifestations
Microsoft a sollicité l'intervention de la police de Redmond, ce qui a conduit à l'arrestation de sept personnes pour intrusion. Le groupe « No Azure for Apartheid » a souligné qu'il ne s'agissait pas de la première manifestation de ce type. Ils avaient déjà perturbé une conférence Build Developer et les célébrations du 50e anniversaire de l'entreprise. La manifestation de lundi a constitué l'affrontement le plus direct, le bureau dudent Smith étant au cœur de la contestation.
Le groupe a reconnu par la suite que les manifestations visaient à sensibiliser l'opinion publique au rôle de Microsoft dans la fourniture de technologies permettant, selon les allégations, la surveillance et le ciblage dans le conflit israélo-palestinien. Les manifestants arrêtés ont été libérés aujourd'hui.
Smith a insisté sur le fait que, si les manifestations sont normales dans un contexte démocratique, l'entreprise n'autorisera aucune action susceptible de compromettre la sécurité de ses installations. Il a souligné que la sécurité est une limite primordiale à ne pas franchir. Les forces de l'ordre locales ont indiqué qu'aucun blessé n'était à déplorer lors de l'dent.
L'année dernière, des employés de Google ont fait irruption dans les bureaux de New York et de Californie pour protester contre le projet Nimbus, un contrat de 1,2 milliard de dollars conclu entre l'armée israélienne et Amazon pour la fourniture de services de cloud computing. Le groupe « No Tech for Apartheid » craignait que cette technologie ne serve à soutenir des opérations militaires à Gaza. Google a affirmé que le projet n'avait aucun lien avec des opérations militaires ou de renseignement. Au moins 28 employés ont été licenciés suite à cet incidentdentet neuf arrestations ont été confirmées.
L'incident de lundident la surveillance accrue dont font l'objet les grandes entreprises technologiques américaines en raison de leurs contrats de défensetracLa demande croissante de services d'IA et de cloud computing dans les opérations militaires expose des entreprises comme Microsoft, Amazonet Google à la colère de leurs employés et des critiques externes.
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Collins J. Okoth
Collins Okoth est journaliste et analyste de marché, fort de huit ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies et des technologies. Analyste financier certifié, il est également titulaire d'un diplôme enmaticactuarielles. Collins a précédemment travaillé comme rédacteur et éditeur pour Geek Computer et CoinRabbit.
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