Le Japon a proposé un taux d'imposition forfaitaire de 20 % sur les bénéfices tirés des cryptomonnaies, comparable à celui appliqué aux fonds d'investissement et aux actions. Actuellement, les gains en cryptomonnaies sont soumis à un système d'imposition progressif pouvant atteindre 55 %, ce qui décourage les investissements japonais sur le marché intérieur.
La proposition soumet les bénéfices issus des cryptomonnaies à un régime fiscal différent, où certains flux de revenus sont traitésdentdes bénéfices des entreprises ou des salaires. Les 20 % sont répartis entre les autorités régionales et l'État, à raison de 5 % (taxedent ) et 15 % (impôt sur le revenu). Ces modifications devraient être intégrées au projet de réforme fiscale définitif de 2026, dont la publication est prévue fin décembre.
Par ailleurs, selon les médias locaux, le gouvernement japonais entend poursuivre la mise en œuvre de ces mesures afin d'encourager l'investissement sur les marchés boursiers. Il prévoit également d'étendre l'accès des mineurs aux investissements en franchise d'impôt.
L'autorité japonaise des services financiers (FSA) annonce une révision réglementaire
L'Agence japonaise des services financiers (FSA) a annoncé des mesures préparatoires en vue de modifications réglementaires liées à la proposition de réduction d'impôt sur les gains en cryptomonnaies. Ces modifications assimileront les cryptomonnaies à un produit financier soumis aux mêmes lois que celles applicables aux fonds d'investissement et aux actions.
La proposition de la FSA concerne Bitcoin , Ethereum et près de 100 autres jetons, et la structure prévue reclassera les cryptomonnaies en vertu de la loi japonaise sur les instruments financiers et les échanges, à compter de 2026. Parallèlement, l'implication des institutions devrait fortement augmenter avec l'entrée en vigueur de ces nouvelles règles.
Selon la FSA, les compagnies d'assurance et les banques pourraient être autorisées à proposer des produits dérivés de cryptomonnaies par le biais de services de conservation ou de courtiers affiliés. Cette autorisation est toutefois subordonnée au respect des obligations en matière de délit d'initié et de publication d'informations sur les valeurs mobilières.
L'Autorité des services financiers (FSA) prépare également une liste blanche d'environ 150 jetons répondant à ses critères de classification. Tous les actifs exclus de cette liste verront leur accès aux plateformes d'échange limité et seront soumis à des restrictions plus strictes.
Parallèlement, les plateformes d'échange japonaises pourraient connaître une forte hausse des opérations de conservation de titres domestiques suite à l'évolution des incitations fiscales. Les trésoreries d'entreprise pourraient également commencer à allouer des fonds à des jetons approuvés, grâce à des normes de conformité et de comptabilité plus claires, a ajouté la FSA.
L'Agence des services financiers (ASF) n'a pas encore publié de projet de loi ni finalisé la liste blanche des jetons, les deux documents étant prévus pour 2026. L'agence a toutefois annoncé qu'une période de consultation précédera toute action législative officielle.
L'agence a également effectué une analyse comparative rapide de la fiscalité sur les principaux marchés et a constaté qu'aux États-Unis, la plupart des jetons sont considérés comme des biens, les gains en cryptomonnaies étant imposés à des taux allant de 0 % à 37 %, selon la durée de détention. Le Royaume-Uni applique un impôt sur les plus-values d'environ 20 % à 28 %, avec des tranches d'imposition variables. L'Allemagne impose les gains en cryptomonnaies comme des revenus ; par ailleurs, les avoirs sont exonérés après un an. La France applique également un taux forfaitaire de 30 % sur les gains en cryptomonnaies en vertu de sa réglementation sur les actifs numériques.
La reclassification des cryptomonnaies supprime l'obstacle à la conformité pour les institutions
Il est important de noter que la reclassification proposée des crypto-actifs permettra de lever certains obstacles à la conformité pour les institutions, selon la FSA . La nouvelle réglementation établira également deux catégories pour les crypto-actifs : les actifs agréés et les actifs non agréés.
L'Autorité des services financiers (FSA) indique que les actifs agréés bénéficieront d'avantages spécifiques, tels que la conservation bancaire et un traitement fiscal similaire à celui des actions. L'agence estime que cela facilitera leur vente et leur gestion par les institutions. Les actifs non agréés resteront soumis à la catégorie fiscale actuelle, plus restrictive, et continueront d'être soumis à des contraintes réglementaires.
Parallèlement, autoriser les compagnies d'assurance et les banques à proposer des produits liés aux cryptomonnaies ouvre la voie à des investissements institutionnels encore inexploités par les autres pays du G7. L'agence affirme également que la réduction de la taxation des gains en cryptomonnaies, de 55 % à 20 %, devrait avoir un impact significatif sur le comportement des investisseurs particuliers.
L'Autorité des services financiers (FSA) a également indiqué que l'inscription sur la liste blanche deviendra une condition d'accès au marché pour les émetteurs de jetons. Ce nouveau cadre réglementaire permettra d'aligner les cryptomonnaies sur l'infrastructure de valeurs mobilières existante pour les institutions.

