Le ministre italien de l'Économie exhorte les banques à contribuer à hauteur de milliards au budget 2026

- L'Italie souhaite que les banques accordent davantage de fonds pour soutenir le pays.
- Le gouvernement prévoit de collecter plus d'un milliard d'euros auprès des banques pour le budget 2026.
- Les banques sont sous pression car elles ont réalisé d'importants bénéfices sans pour autant beaucoup aider leurs clients.
Giancarlo Giorgetti, ministre italien de l'Économie et des Finances, a reconnu que le secteur bancaire italien avait engrangé des profits considérables ces cinq dernières années ; il a donc insisté sur le fait qu'il était temps pour ce secteur de commencer à soutenir les finances publiques.
Giorgetti a fait ces remarques alors que le gouvernement italien étudie des solutions alternatives pour financer les milliards d'euros d'impôts prévus dans le budget 2026, qui devrait être rendu public le mois prochain.
Lors d'un rassemblement politique dans le centre des Marches, le ministre de l'Économie a déclaré que chaque citoyen italien devait contribuer équitablement et sans pression. Afin de trouver un terrain d'entente, M. Giorgetti a suggéré d'en discuter ensemble pour que tous les partis puissent apporter leur contribution. Selon lui, c'est primordial.
Fin 2024, un ensemble de mesures gouvernementales a permis de mobiliser environ 4 milliards d'euros (4,72 milliards de dollars) auprès des banques pour contribuer au budget de l'année. Selon certaines sources, la Ligue, parti au pouvoir de Giorgetti, souhaiterait que les banques participent à nouveau au financement du budget 2026 à hauteur de plus d'un milliard d'euros.
Parallèlement, l'année dernière, le gouvernement a introduit une série de mesures permettant à l'agence de collecter environ 4 milliards d'euros, soit 4,72 milliards de dollars, auprès des banques pour soutenir le budget 2025.
Les autorités italiennes exhortent le secteur bancaire à contribuer au soutien des finances de l'État
Auparavant, les parlementaires italiens avaient souligné que les autorités compétentes allaient discuter avec les banques locales de leur contribution au soutien des finances publiques.
Cette mesure a exercé une forte pression sur le secteur bancaire, qui fait face à de vives critiques de la part de la coalition de droite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Les critiques reprochent aux banques de n'avoir mis en place aucune stratégie pour récompenser les déposants ni pour proposer des conditions de prêt plus avantageuses aux entreprises. Et ce, malgré les importants bénéfices enregistrés par le secteur grâce aux taux d'intérêt élevés.
Marco Osnato, homme politique italien et membre du parti Frères d'Italie (FdI), dirigé par la Première ministre Giorgia Meloni, a pris position sur le sujet. Il a déclaré qu'il était important d'envisager une contribution bancaire dans le cadre des discussions budgétaires. Ces discussions s'inscrivent dans le cadre d'un effort visant à élaborer un budget et à le soumettre à l'approbation du Conseil des ministres d'ici la mi-octobre.
En 2024, les sept principales banques italiennes devaient réaliser environ 25 milliards d'euros de bénéfices, soit 29,27 milliards de dollars, selon les données du syndicat FISAC CGIL. Ces banques ont reversé 21 milliards d'euros à leurs actionnaires et réduit leur réseau d'agences de 5 %.
Parallèlement, face à la baisse des taux d'intérêt, le secteur bancaire italien a entamé une vague de fusions et d'acquisitions. En août 2023, Rome, la capitale, a contribué à la chute brutale des cours boursiers des banques en appliquant une taxe surprenante de 40 % sur les bénéfices générés par la hausse des taux d'intérêt. Compte tenu de cet impact, le gouvernement a décidé de revenir sur sa décision et d'offrir aux banques la possibilité de s'y soustraire. De ce fait, la taxe n'a généré aucun revenu.
Les autorités italiennes étudient des moyens appropriés pour obtenir des fonds auprès des banques pour le budget 2026
Début septembre, Giancarlo Giorgetti a rencontré les dirigeants de son parti, la Ligue, avec lequel il est membre de la coalition gouvernementale, afin de discuter des moyens appropriés qu'ils pourraient adopter pour obtenir des fonds auprès des banques afin de soutenir les plans de dépenses intégrés au budget gouvernemental pour 2026.
Cette déclaration fait suite à un communiqué de la Ligue soulignant que les banques et autres entreprises financières générant des milliards d'euros de bénéfices devraient contribuer de manière significative aux finances de l'État.
Selon la Ligue, parti d'extrême droite, cette mesure permettra au gouvernement de soutenir concrètement les familles et les entreprises. Cependant, aucune information supplémentaire n'a été communiquée.
Parallèlement, l'Italie a intensifié ses critiques à l'égard des règles budgétaires de l'UE. Comme l'a précédemment rapporté Cryptopolitan, l'État les qualifie d'« anciennes et obsolètes », arguant qu'elles sont injustes à l'heure où les pays se sentent contraints d'accroître leurs dépenses de défense.
Il y a quelques mois, le ministre italien de l'Économie, Giancarlo Giorgetti, a qualifié le système budgétaire actuel du bloc de « stupide et insensé » et a déclaré qu'il devait être réformé afin de donner aux États membres plus de marge de manœuvre pour augmenter leurs dépenses militaires sans craindre de sanctions financières.
Ses remarques ont été formulées lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Luxembourg, où les pays ont débattu de l'équilibre budgétaire face à l'augmentation des investissements dans la sécurité tout en assouplissant la discipline budgétaire.
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Nellius Irène
Nellius est diplômée en gestion d'entreprise et en informatique et possède cinq ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies. Elle est également diplômée de Bitcoin Dada. Nellius a collaboré avec des publications médiatiques de premier plan, notamment BanklessTimes, Cryptobasic et Riseup Media.
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