Le Fonds monétaire international a revu à la hausse ses prévisions de croissance économique pour l'Asie en 2025. Malgré les tensions commerciales, l'organisation financière a souligné latrondes échanges commerciaux, les investissements à venir et le développement technologique régional comme principaux moteurs de croissance.
Le FMI prévoit une croissance de 4,5 % en 2025, soit une hausse de 0,6 point de pourcentage par rapport aux prévisions d'avril. Le Fonds estime également que la croissance ralentira à environ 4,1 % en 2026, l'Asie contribuant à hauteur d'environ 60 % à la croissance mondiale.
Le FMI relève ses prévisions de croissance pour l'Asie à 4,5 % en 2025
région Asie-Pacifique est restée plus élevée que prévu, tout en continuant de subir les conséquences des droits de douane américains imposés par le président dent Trump en avril.
Le Fonds a constaté que les entreprises chinoises, japonaises et sud-coréennes avaient expédié d'importants volumes d'exportations avant la hausse des droits de douane. Parallèlement, l'accroissement des échanges intrarégionaux a contribué au maintien de la croissance économique de la région.
La croissance en Asie se maintient à 4,5 % en 2025, soutenue par de tron exportations et un assouplissement des politiques économiques. Cependant, nous prévoyons un ralentissement à 4,1 % en 2026, en raison de l'affaiblissement des exportations et de la persistance des difficultés internes. pic.twitter.com/PdVrGpLtTm
— FMI (@IMFNews) 16 octobre 2025
D'après un rapport du Forum économique mondial, les progrès technologiques liés à l'intelligence artificielle ont joué un rôle déterminant dans la croissance des exportations et des investissements industriels, notamment dans les économies avancées d'Asie de l'Est. La résilience de l'économie asiatique illustre comment une structure économique diversifiée et des politiques proactives peuvent contribuer à façonner la situation financière d'un pays.
Lors d'une conférence de presse à Washington aujourd'hui, Srinivasan a souligné que les risques demeurent orientés à la baisse. L'institution financière a averti que les répercussions des droits de douane ne sont pas encore totalement dissipées, d'autant plus que de nouvelles mesures américaines menacent d'exacerber les tensions commerciales. Trump a récemment laissé entendre qu'une taxe de 100 % sur les importations chinoises pourrait être imposée, alimentant ainsi l'incertitude des marchés.
Si les tensions commerciales s'intensifient, le FMI a confirmé que les taux d'intérêt pourraient à nouveau augmenter, ce qui resserrerait les conditions financières et alourdirait le fardeau de la dette, qui est en tracde dépasser 100 % du PIB mondial.
Selon un récent rapport , le Fonds a publié son Moniteur budgétaire d'octobre, qui prévoit que la dette publique pourrait dépasser 100 % du PIB mondial d'ici 2029. L'organisation financière a exhorté les décideurs politiques à prendre des mesures rapides pour resserrer les mesures budgétaires et à se préparer à une éventuelle restructuration des marchés provoquée par la hausse des coûts d'emprunt.
L'Asie devrait générer 60 % de la croissance mondiale en 2025
Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef du FMI, a révélé dans une interview à l'AFP que des tensions commerciales peuvent surgir à tout moment. Il a reconnu que l'adaptabilité régionale et la demande intérieure ont permis d'atténuer considérablement le choc.
Le FMI a maintenu ses prévisions de croissance pour la Chine, tablant sur 4,8 % en 2025, contre 5,0 % en 2024. Il explique ce résultat par la faiblesse des exportations, compensée par une demande intérieure soutenue par les politiques mises en place. L'Inde se distingue dans la région avec une prévision de croissance revue à la hausse, passant de 6,4 % en juillet à 6,6 % pour 2025. Le FMI attribue cette croissance à latrondes investissements et de la consommation dans tout le pays.
Le FMI prévoit croissance de 1,1 % pour le Japon en 2025, portée principalement par les exportations de technologies et le soutien budgétaire. Le Fonds a également souligné le potentiel de certaines économies comme l'Indonésie, la Malaisie et le Vietnam, qui continuent d'attirer trac investissements étrangers tout en maintenant leur production manufacturière.
À l’échelle mondiale, le Fonds prévoit que l’Asie pourrait contribuer jusqu’à 60 % à la croissance mondiale, compensant ainsi la faible croissance d’autres régions, notamment l’Europe, avec une projection de seulement 1,2 %, et les États-Unis, avec une projection de 2,0 % en 2025, ce qui représente un ralentissement par rapport aux 2,8 % de l’année dernière.
Les perspectives pour l'Asie font suite à une révision à la hausse des prévisions du FMI cette semaine, qui a relevé la croissance mondiale prévue pour 2025 de 3 % en juillet à 3,2 %. L'inflation devrait se maintenir à 4,2 % cette année avant de ralentir à 3,7 % en 2026.
Srinivasan a exhorté les décideurs politiques asiatiques à poursuivre des réformes structurelles qui dynamiseront le commerce et l'investissement à moyen terme, préservant ainsi la confiance dans les marchés mondiaux.

