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La croissance économique de la zone euro au deuxième trimestre est inférieure aux prévisions

ParJai HamidJai Hamid
3 minutes de lecture
  • L'économie de la zone euro n'a progressé que de 0,2 % au deuxième trimestre 2024, un résultat inférieur aux attentes en raison de la faiblesse des investissements et de la lenteur de la consommation privée.
  • Le secteur manufacturier allemand, en difficulté, a entraîné toute la région dans sa chute, la production ayant reculé au deuxième trimestre.
  • La BCE devrait abaisser à nouveau ses taux d'intérêt en septembre pour soutenir la croissance, mais l'inflation reste une source de préoccupation.

L'économie de la zone euro stagne au deuxième trimestre 2024, avec une croissance plus faible que prévu. Le PIB n'a progressé que de 0,2 %, loin des 0,3 % initialement annoncés par Eurostat. Si le commerce et les dépenses publiques ont contribué à cette croissance, l'investissement, lui, a été aux abonnés absents, freinant ainsi le développement.

La consommation privée, censée soutenir la reprise économique de la région, est restée faible. Malgré un ralentissement de l'inflation, une hausse des revenus et un marché de l'emploi dynamique, les ménages n'ont pas dépensé autant qu'escompté.

La croissance économique de la zone euro au deuxième trimestre est inférieure aux prévisions

L'Allemagne, première économie de la zone euro, tire les autres vers le bas. Sa production s'est contractée au deuxième trimestre, principalement en raison de la faiblesse du secteur manufacturier, en difficulté depuis un certain temps. 

Les données industrielles de juillet ont montré que la production a chuté plus fortement que prévu. La France se trouve dans la même situation, son industrie peinant elle aussi à se maintenir à flot.

Ce n'est pas une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne (BCE). Elle est déjà contrainte de baisser à nouveau ses taux d'intérêt prochainement. Face à cette lenteur, la BCE est sous pression pour éviter que la zone euro ne s'enfonce davantage. 

Les taux ont déjà été abaissés une fois en juin, et une nouvelle baisse est probable la semaine prochaine, selon les analystes. Cependant, personne ne sait vraiment quand il faudra mettre fin à ces baisses. Certains responsables estiment qu'attendre trop longtemps serait plus préjudiciable.

Le taux dans la zone euro a chuté à 6,4 %, son niveau le plus bas depuis l'introduction de l'euro. Environ 500 000 nouveaux emplois ont été créés au premier trimestre 2024.

Et il semble que cette tendance pourrait se poursuivre, favorisée par de meilleurs salaires et une confiance accrue des consommateurs.

La croissance économique de la zone euro au deuxième trimestre est inférieure aux prévisions
Le siège de la BCE se trouve à Francfort, en Allemagne

L'inflation sous-jacente, qui exclut les dépenses énergétiques et alimentaires, est restée stable à 2,9 %. Quant à l'inflation des services, elle se situe à 4,1 %, un niveau encore assez élevé qui complique la tâche de la BCE. 

Sur le plan budgétaire, la situation s'améliore légèrement. Le defibudgétaire des États dans la zone euro devrait passer de 3,6 % du PIB en 2023 à 3,1 % en 2024. 

En supprimant progressivement les mesures de soutien à l'énergie et à l'inflation, ils espèrent réduire encore ce chiffre dans les prochaines années. Mais la réduction de ces mesures de soutien exerce une pression accrue sur la BCE.

Tout en gérant ses propres problèmes, les autres banques centrales du monde entier sont confrontées à des défis similaires.

La croissance économique de la zone euro au deuxième trimestre est inférieure aux prévisions
Siège de la Réserve fédérale à Washington, D.C.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a maintenu ses taux d'intérêt entre 5,25 % et 5,50 % à la suite de sa dernière réunion en septembre 2024. Ce taux est bien supérieur aux 4 % observés il y a un an.

Malgré quelques signes de ralentissement de l'inflation — qui est passée de 4,1 % en début d'année à 3,2 % —, la Fed reste prudente. Des baisses de taux sont attendues ce mois-ci, mais elle attend activement de constater des signes plus tangibles d'une désinflation durable.

De l'autre côté de l'Atlantique, la Banque d'Angleterre fait également preuve de prudence. Elle a maintenu son taux directeur à 5,25 %, l'inflation se maintenant autour de 3,0 %. 

L'économie britannique devrait croître de 1,0 % en 2024, portée par les dépenses de consommation et la reprise des investissements des entreprises.

Au Japon, la Banque du Japon (BoJ) est confrontée à des problèmes d'une autre nature. Elle a maintenu ses taux d'intérêt ultra-bas, son taux directeur s'établissant à -0,1 % au moment de la publication.

Le siège de la Banque du Japon à Tokyo

Mais le taux d'inflation au Japon a récemment atteint 2,5 %, et la Banque du Japon subit des pressions croissantes pour envisager un resserrement de sa politique monétaire et maintenir le cap des hausses de taux. Cependant, compte tenu de la faiblesse persistante de l'économie japonaise, la décision est difficile à prendre.

Parallèlement, la Banque du Canada a adopté une politique de réduction des taux plus agressive. Elle a abaissé son taux directeur à 4,25 % en septembre 2024, contre 4,50 % en juillet. 

Il s'agit de la troisième baisse de taux consécutive. Le taux d'inflation a chuté à 2,5 % en juillet, une forte baisse par rapport au début de l'année. La Banque du Canada pourrait procéder à une nouvelle baisse de taux en octobre, mais, à l'instar de la BCE et d'autres institutions, elle fait preuve de prudence.

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