Les responsables financiers européens utiliseront des stablecoins adossés à l'euro et des titres de dette mutualisés pour contrer le dollar américain

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L'Europe discutera, lors d'une réunion le 16 février, du lancement de stablecoins adossés à l'euro et de l'augmentation de la dette commune de l'UE afin de réduire sa dépendance au dollar américain.
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La Commission européenne souhaite davantage d'actifs numériques libellés en euros car les stablecoins basés sur l'euro représentent moins de 1 % du marché.
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Les responsables militent pour un développement plus important des marchés de la dette de l'UE, alors que la dette commune de l'UE ne s'élève qu'à environ 1 000 milliards d'euros, contre 27 000 milliards de dollars en bons du Trésor américain.
Les ministres des Finances européens se réuniront le 16 février pour décider des mesures à prendre face à la domination mondiale du dollar américain. Selon un document de la Commission européenne, ils aborderont la question du lancement de stablecoins libellés en euros et de l'augmentation de la dette commune de l'UE.
Ceci est un plan de survie.
L'euro ne représente que 20 % des réserves monétaires mondiales, tandis que le dollar en détient environ 60 %. Les dirigeants européens veulent changer la donne avant que la situation ne se détériore davantage.
Selon ce document, consulté par Reuters, l'UE doit agir sans délai. Il met en garde contre la « mobilisation » du système financier mondial et affirme que le bloc doit protéger sa puissance économique.
« Face au risque d’une instrumentalisation croissante du système monétaire et financier international, l’UE doit agir pour renforcer sa sécurité économique et financière ainsi que sa capacité à promouvoir ses propres intérêts », indique le document.
Les ministres des Finances font pression en faveur des stablecoins adossés à l'euro et des outils numériques liés à l'euro
L'euro est utilisé par 21 des 27 pays de l'UE, mais il ne domine toujours pas la finance numérique. Les stablecoins adossés au dollar, comme l'USDT et l'USDC, représentent la quasi-totalité du marché des stablecoins. Ceux basés sur l'euro dépassent à peine 1 %.
C'est assez embarrassant, et aussi dangereux. Si la situation perdure, les capitaux continueront de quitter l'Europe pour affluer sur les marchés américains, ce qui valorisera les actifs américains et affaiblira les actifs européens.
La Commission a déclaré qu'il était temps d'inonder le marché d'actifs numériques libellés en euros. Elle souhaite introduire des stablecoins, des dépôts tokenisés et même des monnaies numériques de banque centrale (MNBC), tous adossés à l'euro. Parallèlement, elle exhorte les gouvernements à gérer le risque lié aux stablecoins indexés sur des devises étrangères, notamment le dollar.
Ils souhaitent également développer le marché de la dette en euros. Cela implique un accroissement de la dette commune de l'UE, et non pas une simple opération de communication. Le document préconise « des émissions de l'UE pour financer conjointement des projets communs présentant une réelle valeur ajoutée pour l'UE »
À l'heure actuelle, la dette commune de l'UE ne s'élève qu'à 1 000 milliards d'euros, contre 27 000 milliards de dollars d'obligations du Trésor américain. Ce manque de liquidités rend les obligations de l'UE moinstracpour les grands investisseurs.
Les marchés réclament davantage d'obligations européennes notées AAA, mais un obstacle se dresse : des pays comme l'Allemagne restent réticents à l'idée d'une augmentation de la dette mutualisée.
La Commission espère néanmoins parvenir à ses fins en convainquant d'autres nations et entreprises hors de la zone euro d'émettre également leur propre dette en euros.
La Commission souhaite contrôler les paiements, l'aide et l'épargne dans l'ensemble du bloc
Le document préconise également l'exclusion de Visa et Mastercard des systèmes de paiement de l'UE. Actuellement, ces deux entreprises américaines dominent les paiements numériques en Europe, ce qui déplaît fortement à la Commission. Celle-ci souhaite un nouveau système géré par l'UE et totalementdent.
De plus, le document recommande que toute l'aide étrangère et tous les prêts aux pays étrangers soient versés exclusivement en euros. Cela concerne notamment les transactions portant sur le pétrole, le gaz, les armes et les biens industriels. Les entreprises devraient également facturer leurs échanges internationaux en euros, en particulier dans les secteurs stratégiques.
Pour maintenir les capitaux en Europe, la Commission souhaite des règles permettant la libre circulation des fonds. Cela implique d'harmoniser les législations relatives aux investissements, à la fiscalité, aux échanges commerciaux et à la supervision au sein de l'UE.
Ils estiment que près de 10 000 milliards d’euros dorment sur les comptes d’épargne de l’Union européenne. Avec des règles plus souples, ils pensent qu’une plus grande partie de cet argent pourrait être investie directement dans les entreprises européennes.
Une autre idée majeure consiste à transformer le Mécanisme européen de stabilité, actuellement un fonds de sauvetage de 500 milliards d'euros, en une institution européenne à part entière. Ainsi, il pourrait gérer toutes les futures émissions de dette de l'UE comme une agence de gestion de la dette européenne, au lieu de rester un outil détenu uniquement par les pays de la zone euro.
La Banque centrale européenne est également impliquée. Elle travaille déjà à de nouveaux accords de liquidités avec d'autres pays afin d'étendre la portée mondiale de l'euro.
Selon trois sources anonymes citées par Reuters, ce processus est déjà en cours. La présidente de la BCE,dent Lagarde, a confirmé que la banque centrale présenterait aux dirigeants européens une liste de « réformes importantes » nécessaires pour stimuler la croissance et maintenir la compétitivité. Il s'agit notamment de mettre en place des outils pour « libérer le potentiel des talents européens ».
Du commerce à l'épargne, des stablecoins à la dette commune, chaque élément de ce document vise un seul objectif : réduire ladent de l'Europe au dollar. Son succès dépendra des ministres des Finances. Mais le temps presse.
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