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Le principal conseiller de l'UE auprès de la Cour de justice privilégie l'Italie dans le différend qui l'oppose à Meta

ParEnacy MapakameEnacy Mapakame
3 minutes de lecture -
  • Un tribunal italien a statué que les pays de l'UE peuvent renforcer le pouvoir de négociation des éditeurs.
  • Cette directive vise à instaurer un partage équitable des revenus entre les plateformes en ligne et les éditeurs.
  • Toutefois, l'approche de l'Italie doit respecter la libertétrac.

Un conseiller de la Cour de justice de l'Union européenne a statué jeudi que les États membres sont libres d'introduire des règles visant à renforcer le pouvoir de négociation des éditeurs face aux grandes plateformes en ligne comme Meta, à condition que ces règles ne portent pas atteinte à la libertétrac.

L'exemple le plus frappant est le litige qui oppose actuellement Facebook, WhatsApp, Threads et Meta Platforms (propriétaire d'Instagram) à l'autorité italienne de régulation des communications, l'AGCOMdéjà les éditeurs enjen vertu de la législation européenne.

Le tribunal souhaite une répartition équitable des revenus

Dans son avis, l'avocat général Maciej Szpunar a souligné que le législateur européen n'entendait pas seulement accorder aux éditeurs un droit de veto en cas de publication non rémunérée de leurs contenus par les plateformes. L'objectif de la directive est en effet d'établir des règles d'utilisation claires et de garantir aux éditeurs une part équitable des revenus générés par le partage de leurs contenus par les plateformes.

« Leur objectif est d’établir les conditions dans lesquelles ces publications sont effectivement utilisées, tout en permettant aux éditeurs de recevoir une part équitable des revenus générés par les plateformes grâce à cette utilisation. »

– L'avocat général Maciej Szpunar.

« Les limitations introduites poursuivent un intérêt public reconnu par le législateur européen : renforcer la viabilité économique de la presse, un pilier essentiel de la démocratie », a-t-il écrit, soulignant que ces mesures visent à consolider la santé financière de la presse, composante vitale d'une société démocratique.

Szpunar a souligné que ces limitations servent un intérêt public reconnu : elles visent à garantir la viabilité économique de la presse. Sans journaux et sites d’information solides, les citoyens risquent de perdre un contre-pouvoir essentiel face aux gouvernements et aux entreprises.

Le conseiller a insisté sur le fait que les éditeurs devraient pouvoir négocier des conditions de rémunération reflétant la valeur réelle de leur travail journalistique, afin de garantir qu'ils ne soient pas lésés tandis que les plateformes profitent de leur travail.

Cela illustre l'un des nombreux différends entre éditeurs et entreprises technologiques concernant l'utilisation du contenu, avec la fonction « Vue d'ensemble IA » de Google sous les projecteurs, accusée par les éditeurs dematicdes résumés qui apparaissent au-dessus des liens de recherche traditionnels et sont affichés dans plus d'une centaine de pays.

Meta déplore la fragmentation des règles au sein du bloc

Meta a indiqué qu'elle attendrait la décision finale du tribunal, mais maintient que la mise en œuvre de la directive par l'Italie compromet l'objectif d'une harmonisation des règles de droit d'auteur dans toute l'UE.

« Nous avons besoin d'une législation cohérente », a déclaré un porte-parole de Meta.

« La fragmentation entre les États membres étouffe l’innovation et engendre une insécurité juridique. »

– Porte-parole de Meta.

L'entreprise soutient qu'un ensemble disparate de réglementations nationales pourrait créer des obligations complexes et contradictoires pour les services numériques opérant dans tout le bloc.

Selon lui (le porte-parole de Meta), Szpunar a déclaré que le régulateur italien devrait tenir compte de la libertétrac.

« Les pouvoirs conférés à l’AGCOM – notamment la defide critères de référence pour la détermination des rémunérations, le règlement des différends et le contrôle de l’obligation de fournir des informations – sont admissibles s’ils se limitent à une assistance et ne privent pas les parties de leur libertétrac», a-t-il déclaré.

Toutefois, Szpunar a averti que les pouvoirs de l'AGCOM, qui vont de la définition de critères de référence en matière de rémunération au règlement des litiges et au contrôle de la divulgation d'informations, doivent être exercés avec retenue.

Ces pouvoirs ne sont admissibles, a-t-il suggéré, que s'ils aident les parties, et non s'ils les contraignent à renoncer à leur liberté de rédiger lestraccomme elles l'entendent. Tout abus de pouvoir pourrait compromettre l'objectif de la directive en érodant l'autonomietracmême qu'elle vise à garantir.

La Cour de justice de l'Union européenne entérine généralement l'avis majoritaire de l'avocat général, sans toutefois être tenue de s'y conformer dans ses arrêts. Une décision définitive est attendue dans les prochains mois.

D’ici là, les éditeurs, les plateformes et les autorités de régulation de toute l’UE suivront la situation de près, impatients de voir si les mesures nationales comme celle de l’Italie seront maintenues ou si une approche plus uniforme prévaudra pour façonner l’avenir du partage d’informations numériques.

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