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L’Eswatini lance une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) Lilangeni pour stimuler le commerce et l’inclusion financière

ParNellius IrèneNellius Irène
Temps de lecture : 2 minutes
  • La Banque centrale d'Eswatini publie un document de synthèse sur une éventuelle monnaie numérique de banque centrale (MNBC).
  • La nouvelle monnaie fonctionnera sur une base de données distribuée.
  • Les autorités monétaires de pays d'Afrique du Nord, comme l'Égypte et le Maroc, ont interdit le commerce des cryptomonnaies sur leur territoire.

La Banque centrale d'Eswatini (CBE), en collaboration avec Giesecke+Devrient, a dévoilé un document de conception décrivant les caractéristiques de sa future monnaie numérique, le lilangeni numérique.

Selon la Banque centrale d'Eswatini (CBE), le programme numérique lilangeni contribuera à promouvoir la numérisation de l'économie nationale, à catalyser l'innovation et les nouvelles opportunités commerciales, et à approfondir l'inclusion financière au Royaume d'Eswatini.

La nouvelle monnaie numérique de banque centrale d'Eswatini fonctionnera sur une base de données distribuée.

Bien que le Royaume d'Eswatini soit principalement basé cash, la Banque centrale d'Égypte considère le nouveau lilangeni numérique comme un complément possible aux billets et aux pièces de monnaie, notamment après la suppression progressive des chèques comme moyen de paiement officiel en 2022.

L’Eswatini prévoit également de déployer sa nouvelle monnaie numérique sous la forme d’une CBDC de détail tokenisée fonctionnant sur une base de données distribuée supervisée et exploitée par la CBE au lieu d’utiliser un système de registre distribué. 

Selon la Banque centrale d'Égypte (CBE), elle gérera l'infrastructure de base du jeton, tandis que des intermédiaires se chargeront de sa distribution aux utilisateurs finaux. De plus, la CBE sera la seule entité responsable de l'émission et du rachat de la monnaie numérique.

La banque mettra également en place deux types de portefeuilles : le portefeuille hébergé et le portefeuille matériel. Les portefeuilles hébergés nécessiteront une connexion internet pour fonctionner, tandis que les portefeuilles matériels pourront fonctionner hors ligne.

Le lilangeni numérique sera indexé sur le rand sud-africain et permettra un pseudo-anonymat, préservant ainsi la confidentialité des utilisateurs tout en respectant les obligations de connaissance du client (KYC) et de lutte contre le blanchiment d'argent (LCB). De plus, tous les paiements en lilangeni seront programmables au niveau du portefeuille électronique, permettant aux utilisateurs de contrôler les dépenses de leurs enfants et d'automatiser les transactions.

L'Eswatini s'ajoute à la courte liste des pays africains acceptant les cryptomonnaies.

Les efforts déployés par l'Eswatini pour mettre en œuvre une nouvelle monnaie numérique contrastent avec ceux de nombreux pays africains qui adoptent une position négative à l'égard des cryptomonnaies. Des pays comme l'Égypte, le Maroc et l'Algérie ont déjà interdit le commerce des cryptomonnaies, considérant les actifs numériques comme des investissements risqués.

Le Nigeria a également interdit aux institutions financières d'accepter les transactions en cryptomonnaies. La Banque centrale du Nigeria a ensuite justifié sa décision en liant les cryptomonnaies aux risques de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme.

Certains pays, comme le Kenya, l'Afrique du Sud, l'Ouganda, la Tanzanie, le Ghana et la Tunisie, ont adopté une approche plus souple, se contentant de mettre en garde les investisseurs contre les risques liés aux cryptomonnaies. Ils ont ainsi autorisé les transactions et les investissements en cryptomonnaies sur leur territoire.

La conception et l'infrastructure de la nouvelle monnaie numérique de banque centrale d'Eswatini sont comparables à celles de la monnaie numérique proposée par le Rwanda. Toutes deux, si elles étaient lancées, fonctionneraient sur une base de données distribuée.

Bien que le lancement de monnaies numériques de banque centrale (MNBC) représente une étape importante pour ces pays, certains analystes comme Killingland et Dahl ont averti que les pays en développement devraient s'abstenir d'en émettre en raison de la faiblesse de leurs institutions financières et de leur moindre stabilité financière par rapport aux pays développés.

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