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Les cryptomonnaies ont un problème de centralisation

ParJai HamidJai Hamid
3 minutes de lecture -
Les cryptomonnaies ont un problème de centralisation
  • Le monde des cryptomonnaies prétend être décentralisé, mais de nombreux projets, comme les stablecoins et Telegram, regorgent de contrôle centralisé et de portes dérobées.
  • Tether et USDC peuvent bloquer ou annuler des transactions, ce qui montre que même les cryptomonnaies sont soutenues par des pouvoirs centralisés.
  • Telegram n'est pas véritablement crypté par défaut, et les fonctionnalités de confidentialité sont bien dissimulées, ce qui le rend moins sûr que sa réputation ne le laisse supposer.

Le monde des cryptomonnaies est plein de contradictions, et la centralisation en est l'une des plus importantes. Prenez l'exemple de Telegram qui, malgré sa réputation, est tout aussi centralisé que les autres plateformes. 

L'arrestation, ce week-end, du PDG de Telegram, Pavel Durov, en France, a mis en lumière ce paradoxe. Pour une entreprise censée incarner l'esprit anarcho-cypherpunk, elle se complaît étrangement dans un contrôle centralisé.

Techniquement parlant, la cryptomonnaie est censée être binaire : soit on possède la clé privée, soit on ne la possède pas. Il n’y a pas d’entre-deux. Mais lorsqu’on examine les stablecoins centralisés comme Tether ou USDC, la situation se complique. 

Tether, par exemple, a intégré des portes dérobées dans sestracintelligents Ethereum et Tron , donnant à son équipe le pouvoir de geler, de détruire, de mettre sur liste noire et même d'annuler des transactions. 

Tether utilise constamment ces pouvoirs, souvent en réponse à des demandes des forces de l'ordre ou, parfois, à un simple tweet. Circle, la société à l'origine d'USDC, dispose de moins de moyens d'action, mais peut tout de même bloquer les soldes lorsque les autorités se présentent à sa demande. 

Voilà pour la décentralisation, n'est-ce pas ?

La confiance dans les cryptomonnaies est plus fragile qu'on ne le pense

La blockchain en elle-même est peut-êtretronet résistante à la censure, mais de nombreux projets dans ce domaine ne répondent pas tout à fait aux exigences de décentralisation. Prenons l'exemple du dicton « Ne faites pas confiance, vérifiez ». C'est un principe difficile à appliquer, surtout dans la dimension sociale des cryptomonnaies. 

En matière de relations humaines, la confiance est toujours fragile. Les portefeuilles multi-signatures, les organisations autonomes décentralisées (DAO), les fondations et les cérémonies de destruction de clés visent tous à combler ce manque de confiance. 

Mais soyons réalistes : ces systèmes reposent encore largement sur la confiance. Prenons l’exemple des réseaux de couche 2 comme Optimism et Arbitrum.

Les utilisateurs doivent avoir confiance que les signataires de leurs portefeuilles multi-signatures ne s'associeront pas pour imposer une mise à jour detracdouteuse qui pourrait détourner ou manipuler les fonds des utilisateurs. 

On parle de 39 milliards de dollars d'actifs utilisateurs en jeu. C'est un pari risqué sur l'honnêteté et la compétence humaines. Et puis il y a Telegram. Un système qui s'inscrit dans l'esprit des cryptomonnaies, mais centralisé de telle sorte que la confiance est indispensable.

Mais ne nous leurrons pas : le chiffrement n'est pas la solution miracle. Le chiffrement par défaut a-t-il vraiment une importance ? Pour beaucoup, non. 

Nombre d'utilisateurs de Telegram ne s'y intéressent même pas pour la messagerie chiffrée. Ils considèrent Telegram davantage comme un réseau social que comme une messagerie privée.

Chiffrement ou pas, est-ce important ?

L'attrait de Telegram réside dans ses fonctionnalités qui en font un réseau social hybride. Prenons l'exemple des « chaînes ». Fonctionnant comme des réseaux de diffusion publics, elles permettent à un seul utilisateur – ou à quelques-uns – d'envoyer des messages à des millions de personnes. 

Quand on s'adresse à des milliers d'inconnus, la confidentialité n'est pas vraiment une priorité. Il y a aussi les discussions de groupe très nombreuses, où des milliers de personnes peuvent se retrouver, que ce soit en public ou sur invitation. Dans ces cas-là, le chiffrement n'est pas vraiment un problème, car la confidentialité n'est pas une exigence.

Imaginez maintenant que vous quittiez une conversation de groupe publique pour avoir une discussion plus privée avec quelques amis. Vous pourriez penser que cela mérite une sécurité renforcée, n'est-ce pas ? 

Mais avec Telegram, c'est impossible à moins d'activer manuellement la fonction « Conversation secrète », qui est cachée sous plusieurs niveaux de menu et n'est même pas accessible si l'autre personne est hors ligne. Adieu la messagerie privée fluide !.

Se pose ensuite la question de la confidentialité pour ceux qui utilisent Telegram pour ses aspects sociaux. On peut très bien être sur Telegram simplement pour consommer du contenu, et non pour en produire. 

Mais dès que quelqu'un tente de vous envoyer un message privé, les questions de confidentialité refont surface. Allez-vous vraiment fouiller dans les paramètres pour activer la « Discussion secrète » juste pour éviter les serveurs de Telegram ? Probablement pas.

On a souvent l'impression que Pavel est un champion de la liberté d'expression, résistant aux pressions de « la Matrice » ou de qui que ce soit d'autre. Mais même si Pavel a tenu bon sur certains points, la plateforme elle-même est loin d'être un bastion de la décentralisation. 

Pour une entreprise comptant 900 millions d'utilisateurs et une quantité considérable de données sensibles, la confiance reste primordiale. Or, la confiance est une chose fragile dans un monde censé reposer sur le code, et non sur les personnes.

Il est temps de repenser la décentralisation à tous les niveaux de ce secteur. Si l'on en juge par l'exemple actuel de Telegram, nous sommes encore loin de cet idéal.

Il existe un juste milieu entre laisser son argent à la banque et miser sur les cryptomonnaies. Commencez par regarder cette vidéo gratuite sur la finance décentralisée.

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