Le marché financier traditionnel américain poursuit sa progression, l'indice S&P 500 ($SPX) ayant atteint de nouveaux sommets historiques la semaine dernière. La hausse de novembre a été l'une destronimportantes jamais enregistrées, générant un gain de 3,42 %. Cependant, les données économiques à venir demeurent cruciales pour le marché.
Cette semaine sera marquée par la publication d'indicateurs clés, notamment les données sur le secteur manufacturier, les dépenses de consommation et, surtout, le rapport sur l'emploi vendredi. Selon le CME, la probabilité d'une baisse des taux de 25 points de base le 18 décembre est actuellement de 67 %, tandis que celle d'un maintien des taux est de 32,9 %.
Les offres d'emploi, les données d'ADP et les créations d'emplois non agricoles devraient influencer les marchés
Les agences américaines publieront le taux de chômage et les chiffres de l'emploi selon ADP pour le mois de novembre, ainsi que les nouvelles créations d'emplois non agricoles. La Réserve fédérale devrait ensuite publier son Livre beige sur la conjoncture économique, et Jerome Powell sera interviewé.
La date à venir est cruciale pour le marché du travail. Lundi, l'indice PMI manufacturier de l'ISM sera publié. Le secteur manufacturier est entracdepuis des mois. Une expansion inattendue pourrait dynamiser les valeurs cycliques, tandis qu'une nouvelletracpourrait alimenter les inquiétudes concernant la croissance.
Les offres d'emploi JOLTS seront publiées mardi et une baisse de ces offres pourrait alimenter les spéculations sur une diminution des taux, ce qui pourrait soutenir la dynamique du marché. Des tron que prévu pourraient tempérer ces anticipations.
Le prochain indicateur attendu est la variation de l'emploi selon ADP, prévue pour mercredi. Il paraîtra juste avant le rapport sur l'emploi de vendredi, et un résultat nettement inférieur aux attentes pourrait stimuler les marchés, alimenté par l'espoir d'un assouplissement de la politique monétaire de la Fed. À l'inverse, un rapporttronpourrait engendrer une volatilité à court terme.

L'indicateur décisif, les inscriptions initiales au chômage, seront publiées jeudi. Le marché sera attentif aux signes d'un ralentissement du marché du travail. Une hausse des inscriptions pourrait conforter les prévisions d'un ralentissement économique, tandis qu'un nombre inférieur aux attentes pourrait remettre en question l'optimisme récent.
L'événement clé de la semaine, les créations d'emplois non agricoles, seront publiées vendredi. Après les chiffres décevants d'octobre, les marchés seront attentifs à la poursuite ou non de cette tendance. La croissance des salaires et le taux de chômage seront également déterminants.
La réunion de la Fed en décembre approche à grands pas
La Réserve fédérale devrait abaisser ses taux d'intérêt pour la troisième fois cette année lors de sa réunion de décembre. Cependant, la question principale demeure : que nous réserve l'année 2025 ? Si une baisse de 0,25 % est probable en décembre, les doutes grandissent quant à la rapidité avec laquelle la Fed réduira ses taux l'an prochain. Les données économiques récentes font état d'une croissance solide et d'une inflation persistante.
En septembre, les projections de la Fed anticipaient quatre baisses de taux d'intérêt en 2025, mais les marchés n'en prévoient plus que deux. La prochaine mise à jour, prévue le 18 décembre, pourrait révéler une évolution des perspectives. Les économistes de Wall Street s'accordent généralement à dire que le rythme soutenu des baisses de taux ne se maintiendra pas.
Avec un taux directeur actuellement compris entre 4,5 % et 4,75 %, la plupart des experts s'accordent à dire qu'il est restrictif. Le débat porte désormais sur l'ampleur des mesures d'assouplissement supplémentaires nécessaires face à une inflation persistante.
Par ailleurs, le marché des actifs numériques connaît une hausse continue, Bitcoin tentant de franchir le cap tant attendu des 100 000 $. La progression de 128 % du BTC depuis le début de l’année en témoigne. La capitalisation boursière cumulée des cryptomonnaies approche désormais rapidement les 3 500 milliards de dollars.

