Le Parquet populaire suprême de Chine, plus haute instance judiciaire du pays, a signalé une augmentation alarmante des cybercrimes facilités par la technologie blockchain et au sein des environnements du métavers. L'utilisation des cryptomonnaies pour le blanchiment d'argent est particulièrement préoccupante, car elle permet de dissimuler la provenance des fonds illicites.
Un exemple frappant s'est produit en novembre 2020 lorsque Hu Moumou, avec des complices, a créé la « société Xingwang » au Myanmar, lançant l'application « SoftBank Group ». Cette entreprise servait de couverture à une opération de fraude au sein d'un réseau de télécommunications, méticuleusement organisée avec des rôles defi, du chef aux membres de l'équipe.
Ils ont mis en œuvre une escroquerie pyramidale, une méthode frauduleuse particulièrement sinistre ciblant des personnes non averties via des applications de rencontre et des réseaux sociaux, les incitant à investir dans des placements à haut rendement qui n'étaient que pure illusion. En août 2021, ce réseau criminel avait escroqué 121 victimes pour un montant de plus de 29 millions de yuans. Par ailleurs, les activités de Hu Moumou incluaient le trafic d'êtres humains, illustrant la diversité des activités criminelles menées par ces réseaux.
En réponse, d'octobre 2021 à février 2023, le Bureau de la sécurité publique de la ville de Jining a mené une action contre Hu Moumou et ses complices, aboutissant à une série d'arrestations et de poursuites judiciaires. L'organisation et l'ampleur de leurs activités criminelles ont fait l'objet d'une enquête approfondie, qui a permis d'obtenir d'importantes condamnations. Hu Moumou a été condamné à 20 ans de prison et à de lourdes amendes, créant ainsi undent dans la lutte contre ce type de cybercriminalité sophistiquée.
Suite à ces événements, le parquet a lancé des avertissements publics contre les escroqueries à l'argent, appelant les citoyens à la vigilance lors de leurs interactions en ligne. Il leur est conseillé d'évaluer avec discernement les opportunités d'investissement et de ne pas divulguer d'informations personnelles sur Internet.
Gao Moumou et ses complices ont formé un réseau de blanchiment d'argent, collaborant avec des escrocs pour blanchir des fonds via des réseaux complexes impliquant cartes bancaires, terminaux de paiement et cryptomonnaies. Cette opération a permis le transfert de plus de 110 millions de yuans, révélant un système sophistiqué conçu pour faciliter et tirer profit d'activités criminelles.
Pris dans leur ensemble, ces exemples rappellent de façon frappante la dynamique changeante de la cybercriminalité et la nécessité de maintenir la vigilance de la part des individus, des institutions et du système juridique afin de faire face à ces dangers.

