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Évolution de la réglementation des cryptomonnaies : le Canada impose une déclaration annuelle d’ici 2027

Dans cet article :

  • Les autorités canadiennes mettent en place une nouvelle loi financière visant les fournisseurs de services en cryptomonnaie.
  • La réglementation, qui entrera en vigueur en 2026, impose la publication annuelle des valeurs des transactions et des informations sur les clients, et s'applique à l'échelle nationale aux agences et aux guichetiers de cryptomonnaies.
  • Les autorités réglementaires prévoient d'utiliser le cadre de déclaration des actifs cryptographiques (CARF) approuvé par l'OCDE, conformément aux directives du G20.

Les autorités canadiennes ont annoncé l'introduction d'une nouvelle loi financière qui concernera les fournisseurs de services en cryptomonnaie. Cette loi est liée au budget fédéral de 2024 et prévoit des obligations de déclaration plus détaillées.

Parmi les principales règles visant à prévenir le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme figurent la publication annuelle obligatoire des montants et des détails des transactions, ainsi que la divulgation des informations relatives aux clients. Ces règles, qui entreront en vigueur en 2026, s'appliqueront à tous les prestataires de services, quel que soit leur lieu d'exercice sur le territoire national. Cela concerne notamment les agences, les négociants et les opérateurs de plateformes de cryptomonnaies.

Les autorités de réglementation canadiennes prévoient d'utiliser le Cadre de déclaration des actifs cryptographiques (CARF) dès sa mise en place. En juin 2022, l'OCDE a également adhéré à la charte en 15 points. Elle entend privilégier la libre circulation des données relatives aux cryptomonnaies. Ce projet fait suite à une directive du G20 datant d'avril dernier. Par ailleurs, l'OCDE a été exhortée à élaborer un mécanisme visant à rétablir la transparence du système financier.

Le Canada alloue 51,6 millions de dollars canadiens à l'ARC

Le gouvernement canadien a alloué 51,6 millions de dollars canadiens à l'Agence du revenu du Canada (ARC). Ces fonds serviront à couvrir ce poste budgétaire sur cinq ans, à compter de l'exercice financier 2024-2025. Des fonds supplémentaires de 5,2 millions de dollars ont été commandés et utilisés au cours des années suivantes. Ce programme de financement facilitera le lancement du nouvel outil de production de rapports statistiques.

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Selon ce texte, de telles transactions seront soumises à la législation. Elles comprennent des opérations telles que les échanges de paires entre monnaie fiduciaire et cryptomonnaie, ainsi que les échanges de paires de différents actifs cryptographiques. De plus, le texte couvre également les transferts d'actifs cryptographiques. Par ailleurs, ces transactions seront traitées différemment des autres activités criminelles, qui perdront l'accès aux cash et autres fonds nontrac. Elles relèveront donc d'une juridiction élargie couverte par le mécanisme de déclaration commun de l'OCDE.

Détails sur la conformité et l'application

Ces entreprises de cryptomonnaies devront fournir des renseignements très détaillés sur leurs clients. Les banques recevront les noms complets, dent et les dates de naissance. Outre les adresses locales et les numéros de compte national, certaines autres juridictions sont également concernées. L'Agence du revenu du Canada (ARC) appliquera ces normes de déclaration aux résidences des des non- dent .

Conformément au calendrier prévu, le premier échange de données déclarées aura lieu en 2027. Les entreprises disposent ainsi d'une vision à long terme et peuvent adapter leurs systèmes et processus en temps voulu pour se conformer à la réglementation. L'objectif de cette réglementation est de maintenir un environnement de confiance pour les transactions en cryptomonnaies. Ces dernières ne servent pas uniquement à financer la fraude fiscale et le blanchiment d'argent, mais contribuent également, comme le souligne Interpol, à la sécurité mondiale.

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Par coïncidence, l'autorité canadienne de réglementation des valeurs mobilières a également formulé des propositions en janvier. Ce volet concerne les dépositaires centraux de placements traditionnels qui détiennent des actifs cryptographiques. Les propositions interdisent aux investisseurs quantitatifs et aux particuliers de négocier des cryptomonnaies, sauf si ces fonds satisfont à des exigences réglementaires spécifiques. De plus, les fonds publics, en vertu de cette réglementation, ne sont pas autorisés à acheter ni à détenir des NFT. Un autre facteur limitant la capacité des investisseurs à acquérir de tels produits est la compatibilité du risque avec les produits de placement destinés aux investisseurs particuliers.

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