BlackRock ne recommande pas les cryptomonnaies comme protection actuellement, malgré ses 48 milliards de dollars en Bitcoin et 2 milliards en ETH. La société prévoit une récession et ne promeut toujours pas les cryptomonnaies.
Jean Boivin, directeur du BlackRock Investment Institute, a déclaré que le marché était trop instable et que les risques s'accumulaient. « Les tensions commerciales ont déclenché une vente massive d'actifs risqués », a-t-il indiqué dans une note adressée à ses clients mardi.
Cette situation fait suite à ladent Donald Trump d'imposer de nouveaux droits de douane sur les pays étrangers. Cette annonce a provoqué une véritable tempête sur les marchés la semaine dernière. Paniqués, les investisseurs se sont rués sur les actions et ont cherché refuge dans des valeurs sûres.
BlackRock a immédiatement abaissé sa recommandation sur les actions américaines de « surpondérer » à « neutre » et s'est tourné vers les bons du Trésor américain à court terme, relevant sa recommandation de « neutre » à « surpondérer ». Jean a déclaré que la firme réduisait désormais son risque, en limitant son horizon tactique à trois mois seulement.
BlackRock réduit son exposition et privilégie les obligations du Trésor à court terme
Jean a écrit que la volatilité persistera et qu'aucun signe de stabilité n'est encore visible. « Nous raccourcissons notre horizon tactique… et réduisons les risques », a-t-il déclaré. « Nous adoptons une position neutre sur les actions américaines et privilégions les obligations du Trésor à court terme. »
L'équipe ne voit aucune raison de recommander les cryptomonnaies alors que le marché est en pleine tourmente. Jean estime que les marchés actions resteront instables tant que la situation concernant la politique commerciale de Trump ne se sera pas clarifiée.
Malgré une tentative de rebond des actions mardi, il s'agissait manifestement d'un simple « rebond du chat mort », ou d'un « rebond de la proie facile », comme aiment à l'appeler les pontes de Wall Street. Les investisseurs se sont massivement débarrassés des actifs risqués. Le S&P 500 a progressé de plus de 4 % en cours de séance, mais a finalement clôturé en baisse de 1,6 %. Le Dow Jones a bondi de 3,9 % en début de séance, avant de reculer de 0,8 % à la clôture.

Les contrats à terme sur le Nasdaq-100 ont chuté de 1,21 %, ceux sur le S&P 500 de 1,53 % et ceux sur le Dow Jones de 1,54 %, soit une perte de 583 points. Rien n'y a fait. Les marchés sont restés fébriles et, selon Jean, « l'incertitude extrême » entourant les droits de douane a déclenché cette vague de ventes.
BlackRock s'attend à ce que cette pression persiste. Jean a déclaré : « Si la situation s'éclaircit rapidement, nous reprendrons la prise de risque. » D'ici là, il conseille à ses clients de privilégier une stratégie défensive. Cela signifie privilégier les bons du Trésor américain à court terme plutôt qu'à long terme, compte tenu du niveau élevé des taux d'intérêt et de l'inflation.
La firme considère l'inflation sous-jacente comme persistante et le defi comme un signal d'alarme. Jean a conseillé aux investisseurs d'éviter complètement les obligations du Trésor à long terme. Il a ajouté que l'or pourrait contribuer à équilibrer le marché, mais n'a jamais mentionné les cryptomonnaies comme une valeur refuge.
Pendant ce temps, Bitcoin oscille toujours autour de 77 428 $, mais le silence de BlackRock est assourdissant. Alors que les petits investisseurs perdent tout et que les grands acteurs restent passifs, les accusations de manipulation du marché par des cartels se multiplient. Certains pensent même qu'ils font chuter les cours des cryptomonnaies intentionnellement afin de racheter à bas prix et de prendre le contrôle du secteur, à l'instar de la mainmise de Wall Street sur le marché boursier.
BlackRock Investment Management & Financial Service. Photo prise le 10 octobre 2024 par Anthony Quintano via Flickr.