Bitcoin a franchi la barre des 87 600 dollars lundi matin à Singapour après que ledent Donald Trump a menacé de limoger le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, ce qui a fait chuter le dollar et provoqué la panique sur les marchés mondiaux.
La hausse de 3 % du Bitcoin a effacé la quasi-totalité des dégâts causés le 2 avril, jour où Trump a annoncé sa nouvelle série de droits de douane de représailles.

Bitcoin n'était pas le seul actif à connaître une forte hausse. L'or a également atteint un nouveau sommet historique, les investisseurs se réfugiant vers des valeurs sûres. Face à la chute du dollar et à l'effondrement de la confiance dans les politiques monétaires, les cryptomonnaies et les métaux ont été les destinations privilégiées des capitaux paniqués.
Les marchés s'effondrent, les actions enregistrant leur troisième perte en quatre semaines
Ce rebond est intervenu alors que les contrats à terme sur les actions américaines étaient fortement pénalisés et que le dollar atteignait son plus bas niveau depuis janvier 2024. La pression s'est intensifiée après que Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national, a déclaré vendredi que Trump « étudiait » la possibilité de limoger Powell de son poste.
Ce simple commentaire a fait chuter le dollar et a remis en question l'indépendance de la Fed. Trump lui-même avait déclaré sur Truth Social :
« Jerome Powell, le président de la Fed, toujours en retard et dans l'erreur, a publié hier un rapport qui, comme à son habitude, est un véritable fiasco ! Le prix du pétrole est en baisse, celui des produits alimentaires (même les œufs !) aussi, et les États-Unis s'enrichissent grâce aux droits de douane. Il aurait dû baisser les taux d'intérêt depuis longtemps, mais il devrait absolument le faire maintenant. Son limogeage est plus que nécessaire ! »
Lundi matin, les contrats à terme sur le S&P 500 ont chuté de 0,79 %. Ceux du Nasdaq-100 ont reculé de 0,82 %. Le Dow Jones a quant à lui dégringolé de 318 points, soit une baisse de 0,81 %. Après trois semaines consécutives de repli, la pression vendeuse a été particulièrement forte. Malgré une légère reprise jeudi, le S&P 500 a clôturé la semaine, écourtée par les vacances, en baisse de 1,5 %.
Le Dow Jones et le Nasdaq Composite ont tous deux chuté de plus de 2 % au cours de ces quatre jours de baisse. Les marchés américains n'ont même pas ouvert vendredi en raison du Vendredi saint, mais la chute s'est accélérée dès la reprise des échanges.
La séance de jeudi a été brutale. UnitedHealth a perdu plus de 22 % après avoir revu à la baisse ses prévisions pour l'année et annoncé des résultats inférieurs aux attentes. Cette seule action a fait chuter le Dow Jones.
Puis, Nvidia a subi de nouvelles pertes. Le géant des semi-conducteurs a vu son cours de bourse chuter de près de 3 %, après avoir déjà perdu 7 % en début de semaine. Mardi, Nvidia a admis qu'elle subirait un manque à gagner de 5,5 milliards de dollars au prochain trimestre en raison des restrictions américaines sur l'exportation de ses puces graphiques H2O vers la Chine et d'autres pays.

