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La Banque du Japon reporte la hausse des taux d'intérêt. Est-ce une bonne chose ?

ParJai HamidJai Hamid
3 minutes de lecture
La Banque du Japon reporte la hausse des taux d'intérêt. Est-ce une bonne chose ?
  • La Banque du Japon a maintenu ses taux d'intérêt inchangés et a conservé le taux des prêts au jour le jour à environ 0,75 %.

  • La banque a indiqué que l'économie japonaise est toujours en phase de reprise, mais que les exportations, la production industrielle et le secteur du logement restent faibles.

  • L'inflation s'est ralentie à environ 2 %, grâce notamment au soutien des pouvoirs publics dans le secteur de l'énergie, même si la hausse des prix du pétrole pourrait la faire remonter.

Jeudi, la Banque du Japon a décidé de ne pas relever ses taux d'intérêt, choisissant de maintenir sa politique monétaire inchangée en raison de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient.

Les investisseurs redoutent toujours une hausse des taux d'intérêt par la Banque du Japon, notamment à cause de la fameuse date du 5 août 2024. Leur inaction, qui nous permet de souffler un peu, est donc très appréciable. Nous avons déjà bien assez à faire.

Quoi qu'il en soit, lors de la réunion de politique monétaire du Japon, les membres du conseil ont voté à 8 contre 1 pour maintenir inchangées les directives relatives aux opérations sur le marché monétaire pour la période entre les réunions.

La banque a indiqué qu'elle continuerait d'encourager le maintien du taux des prêts au jour le jour non garantis aux alentours de 0,75 %.

Cela ne signifiait pas pour autant que la banque dressait un tableau idyllique de l' économie. Elle a indiqué que l'économie japonaise se redressait à un rythme modéré, mais que certaines faiblesses persistaient. Elle a également souligné que les économies étrangères avaient globalement connu une croissance modérée, malgré quelques faiblesses dues aux politiques commerciales et autres mesures gouvernementales mises en œuvre dans différents pays.

Sur le plan intérieur, les exportations et la production industrielle sont restées globalement stables. Les bénéfices des entreprises sont demeurés élevés, malgré l'impact négatif des droits de douane sur les fabricants. L'investissement fixe des entreprises a continué de progresser modérément.

La consommation privée est restée relativement stable grâce à l'amélioration de l'emploi et des revenus, même si la hausse des prix a exercé une pression sur les ménages.

Les investissements dans le logement ont continué de baisser. Les investissements publics sont restés globalement stables. La banque a également indiqué que les conditions financières demeurent accommodantes.

La Banque du Japon maintient ses taux inchangés face à la baisse des prix alimentaires et à la hausse des prix du pétrole

La situation de l'inflation était contrastée. La banque a indiqué que la hausse annuelle de l'indice des prix à la consommation, hors produits frais, avait dépassé les 2 % précédemment. Cette hausse s'explique en partie par le coût des denrées alimentaires, notamment l'augmentation du prix du riz.

Plus récemment, ce taux est tombé à environ 2 % car le gouvernement a mis en place des mesures visant à atténuer l'impact de la hausse des prix de l'énergie sur les ménages.

La banque a également indiqué que les anticipations d'inflation ont légèrement augmenté. Ce point est important car les autorités cherchent à déterminer si la hausse des prix est suffisamment généralisée pour durer, et non pas seulement alimentée par quelques produits de première nécessité.

Les perspectives de la banque expliquaient pourquoi les autorités n'étaient pas prêtes à déclencher une nouvelle hausse des taux. Selon elle, le Japon devrait maintenir une croissance modérée grâce à la reprise des économies étrangères et au renforcement progressif du cycle entre revenus et dépensestronElle imputait ces prévisions aux mesures de soutien gouvernementales et à des conditions financières accommodantes.

Toutefois, le rapport prévenait également que les politiques commerciales et autres mises en œuvre dans chaque juridiction continueraient d'affecter l'économie. Puis vint la question qui planait au-dessus de tout le reste.

La banque a indiqué que les tensions au Moyen-Orient ont rendu les marchés financiers et de capitaux mondiaux volatils et ont fait grimper en flèche les prix du pétrole brut. Elle a ajouté que l'évolution de la situation nécessitera une attention particulière.

Concernant les prix, la banque a indiqué que la hausse annuelle de l'IPC, hors produits frais, devrait ralentir et se situer sous la barre des 2 % pendant un certain temps. Elle a expliqué ce ralentissement par l'atténuation des effets de la hausse des prix alimentaires, notamment du riz, et par le fait que les mesures gouvernementales visant à freiner la flambée du coût de la vie continuent de produire leurs effets.

La banque prévoit ensuite une nouvelle montée des pressions sur les prix en raison de la récente hausse du prix du pétrole brut. Elle indique également que la tendance à la hausse concomitante, mais modérée, des salaires et des prix devrait se poursuivre.

Le yen japonais se stabilise légèrement tandis que les cambistes attendent que Kazuo Ueda aborde la question du risque de stagflation

La banque a également indiqué que les pénuries de main-d'œuvre devraient devenir plus visibles à mesure que l'économie continue de s'améliorer, et que les anticipations d'inflation à moyen et long terme devraient augmenter.

Dans ce contexte, l'inflation sous-jacente mesurée par l'IPC devrait augmenter progressivement et, au cours de la seconde moitié de la période de projection du rapport, atteindre un niveau globalement conforme à l'objectif de stabilité des prix de la banque.

Parallèlement, le rapport soulignait la nécessité de surveiller de près l'impact de la hausse des prix du pétrole brut sur l'inflation sous-jacente. Le message était donc clair : la croissance des prix pourrait ralentir dans un premier temps, mais le pétrole pourrait la relancer.

Sur le marché des changes, le yen a progressé de 0,1 % pour atteindre 159,78 yens pour un dollar. Il s'est ainsi légèrementtronsur la journée, même s'il reste proche de son plus bas niveau depuis deux ans.

Cette déclaration fait suite aux propos de la ministre des Finances, Satsuki Katayama, qui a affirmé que les autorités étaient en « état d'alerte renforcée face à la volatilité du marché des changes » et a indiqué que les récentes fluctuations monétaires étaient en partie dues aux spéculateurs.

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