DERNIÈRES NOUVELLES
SÉLECTIONNÉ POUR VOUS

L'Alberta et le Québec officialisent leur coordination en matière d'IA, une semaine après les accords Meta et Claude en Alberta

ParMicah AbiodunMicah Abiodun
2 minutes de lecture il y
  • Le Québec et l'Alberta ont signé un accord de cinq ans sur l'IA axé sur le partage de ressources techniques, d'expertise du secteur public et de leçons tirées du déploiement, sans aucun financement associé.
  • Ce pacte associe deux stratégies distinctes : le modèle de gouvernance de l’IA du Québec, axé sur la souveraineté, et la stratégie de l’Alberta, qui privilégie un déploiement plus rapide et axé sur les infrastructures pour mettre en œuvre l’IA.
  • Cet accord s'inscrit dans le cadre du développement plus large de l'IA au Canada, alors qu'Ottawa, les gouvernements provinciaux, les instituts de recherche et les entreprises privées spécialisées en IA s'efforcent de façonner la stratégie du pays en matière d'IA dans le secteur public.

Le Québec et l'Alberta ont signé le 14 juillet un protocole d'entente de cinq ans visant à collaborer au déploiement de l'intelligence artificielle dans l'administration publique.

France-Élaine Duranceau, ministre de la cybersécurité et des technologies numériques du Québec, et Nate Glubish, ministre de la technologie et de l'innovation de l'Alberta, ont annoncé l'accord aux côtés de Jean Boulet, ministre québécois responsable des relations avec le Canada.

L'accord prévoit l'échange de ressources techniques, la collaboration sur des projets et des échanges provinciaux sur la modernisation des services publics. Il n'implique aucun engagement financier, seulement un échange de connaissances entre les parties.

Duranceau a déclaré que l'initiative s'appuiera sur l'expertise de chaque province pour créer un État plus efficace. Glubish a présenté le programme d'IA de l'Alberta comme un moyen d'accélérer le processus et de réduire les coûts.

Les deux manuels provinciaux sont combinés

Ces six dernières semaines, le Québec et la Nouvelle-Zélande ont emprunté des voies différentes en matière d’intelligence artificielle dans le secteur public. Le Québec a signé en juin un protocole d’entente exploratoire avec la société torontoise Coherecontraignanttrac ; il privilégie les ateliers et les discussions à la mise en œuvre.

L'Alberta a opté pour une stratégie très différente. Le 6 juillet, le ministère provincial de la Technologie et de l'Innovation a déployé une équipe d'agents autonomes Claude AI qui ont examiné plus de 466 millions de lignes de code gouvernemental dans 27 ministères provinciaux en une vingtaine d'heures.

Deux jours plus tard, Glubish se tenait aux côtés de la première ministre Danielle Smith pour annoncer la construction du centre de données de Meta dans le comté de Sturgeon, un projet de 13 milliards de dollars, le plus important hors des États-Unis. L'Alberta avance rapidement et développe son infrastructure. Le Québec, quant à lui, procède avec prudence et met en place sa structure de gouvernance.

Cela s'inscrit dans le cadre du développement plus large de l'IA au Canada

Le 4 juin, Carney a lancé AI for All, la nouvelle stratégie nationale du pays en matière d'IA, qui renforce les trois instituts nationaux d'IA (Amii à Edmonton, Mila à Montréal et l'Institut Vector à Toronto) et s'engage à renforcer le travail en matière de sécurité.

Comme Cryptopolitan hier, Anthropic a promis 10 millions de dollars en crédits Claude à des institutions de recherche canadiennes, dont Amii, Mila, Vector, l'Université Laval et l'Université de Toronto.

Le gouvernement fédéral a annoncé le 15 juillet un investissement de 13,85 millions de dollars pour 63 PME québécoises spécialisées en intelligence artificielle, par l’intermédiaire de Développement économique Canada pour les régions du Québec.

Le protocole d’entente Québec-Alberta sous-tend tout cela. Il s’agit d’une coopération horizontale entre deux provinces qui ont constamment contesté les politiques fédérales, poursuivant leurs plans de développement de l’intelligence artificielle sans qu’Ottawa ne décide de la forme de cette coopération provinciale.

Le ministre des Technologies de l'Alberta a déclaré lors de l'annonce que sa province est désormais au cœur du paysage émergent des centres de données au Canada, citant une étude récente de l'Université York. Le Québec, quant à lui, n'a pas misé sur les mêmes infrastructures, mais a privilégié une gouvernance respectueuse de sa souveraineté.

 

 

Les plus grands experts en cryptomonnaies lisent déjà notre newsletter. Envie d'en faire partie ? Rejoignez-les !

Partagez cet article
Micah Abiodun

Micah Abiodun

Micah Abiodun met à profit son master en ingénierie et gestion de l'environnement obtenu à l'Université de technologie de Tallinn (TalTech) pour peaufiner le contenu et les prévisions de prix chez Cryptopolitan. Fort de sept années d'expérience dans les médias spécialisés en cryptomonnaies, il couvre les principales cryptomonnaies, les altcoins, DeFi, les stablecoins, les tendances macroéconomiques et les technologies émergentes

PLUS D'ACTUALITÉS