Un tribunal américain ordonne aux cofondateurs de BitMEX de payer une amende de 30 millions de dollars pour leurs opérations illégales

- Un tribunal américain a ordonné aux trois cofondateurs de la plateforme d'échange de cryptomonnaies BitMEX de payer des amendes pour avoir exercé illégalement leurs activités de trading de cryptomonnaies.
- Les cofondateurs Arthur Hayes, Samuel Reed etenjDelo devront chacun payer 10 millions de dollars d'amende pour avoir exploité BitMEX avec des citoyens américains sans utiliser les informations AML/KYC.
Le 5 mai 2022, la CFTC a annoncé qu'un tribunal de New York avait condamné les cofondateurs de BitMEX à une amende de 30 millions de dollars pour avoir exploité une plateforme d'échange de cryptomonnaies en violation de la loi. Cette amende fait suite à une procédure judiciaire engagée en février 2022, au cours de laquelle les trois associés avaient reconnu avoir géré BitMEX en infraction avec la législation américaine.
Durant cette période, les trois personnes ont été inculpées de violation de la loi sur le secret bancaire pour avoir géré la plateforme d'échange sans respecter les protocoles de lutte contre le blanchiment d'argent (LCB) en vigueur. La plateforme a exercé ses activités aux États-Unis en violation de ces règles entre 2014 et 2020.
Résumé jusqu'à présent
La bataille juridique entre les autorités de régulation américaines, BitMEX et ses cofondateurs se poursuit, mais semble atteindre son point culminant. La plateforme avait également eu affaire à la CFTC en août dernier, où elle avait accepté de payer une amende de 100 millions de dollars pour ses opérations illégales.
Depuis son lancement jusqu'en 2020, la plateforme a fonctionné sans protocoles adéquats de lutte contre le blanchiment d'argent, alors qu'elle était encore dirigée par ses cofondateurs. Elle a également fait l'objet de vives critiques pendant plusieurs années, accusée d'aider des pirates informatiques à liquider leurs butins. Cependant, sa direction n'a pris aucune mesure concrète pour remédier à la situation.
Les autorités américaines ont réagi en sanctionnant la plateforme en 2020, date à laquelle elle a également décidé de destituer ses cofondateurs. C'est à peu près à la même époque qu'elle a instauré l'enregistrement KYC. Selon la CFTC, les trois personnes concernées devront s'acquitter des amendes et attendent toujours leur condamnation pénale.
Les autorités de régulation réagissent à l'affaire BitMEX et à l'utilisation illégale des cryptomonnaies
Le président de la CFTC, Rostin Benham, a réagi à l'affaire BitMEX en assurant que l'agence continuerait de veiller au bon fonctionnement du secteur des cryptomonnaies. Il a déclaré qu'il était essentiel de rester vigilant face aux malversations à mesure que ce secteur se développe. Il a également souligné l'importance de protéger les investisseurs contre les marchés déloyaux où la fraude et autres pratiques abusives, telles que la manipulation, sont monnaie courante.
Benham a également précisé que l'agence fait de BitMEX un exemple afin de s'assurer que les acteurs du secteur des cryptomonnaies et les fournisseurs de services se conforment aux règles de l'autorité de régulation avant de proposer tout service.
La directrice par intérim de la CFTC, Gretchen Lowe, a également souligné que les personnes gérant des plateformes de cryptomonnaies proposant leurs services aux États-Unis doivent se conformer à l'ensemble de la réglementation. Mme Lowe a précisé qu'aucune plateforme ne peut se soustraire aux lois fédérales, notamment à l'obligation de s'enregistrer auprès de la CFTC et d'utiliser des protocoles garantissant l'équité financière.
Concernant la procédure judiciaire en cours contre les trois cofondateurs, BitMEX s'est également exprimé par la voix de son porte-parole, Taylor Bossung. Ce dernier a indiqué que la plateforme souhaite rester à l'écart de la procédure, n'étant plus directement impliquée depuis le règlement intervenu l'année dernière. Il a également précisé que la plateforme fonctionne normalement et se concentre actuellement sur le lancement de la plateforme d'échange au comptant BitMEX.
La réglementation des cryptomonnaies se poursuit à l'échelle mondiale
En marge de l'affaire BitMEX, les autorités de régulation élaborent également de nouvelles règles internationales pour le secteur des cryptomonnaies. La France a autorisé Binance à négocier des cryptomonnaies en lui accordant un enregistrement DASP auprès de l'AMF. Cet enregistrement permettra à la plateforme d'effectuer des transactions sans craindre de poursuites judiciaires en France.
sud-coréendent a également annoncé que le pays reporterait la taxation des cryptomonnaies afin de protéger ses investisseurs. La taxe sur les cryptomonnaies, initialement prévue pour l'exercice fiscal 2022, est reportée à 2024. Ce président, partisan des cryptomonnaies,dent axé sa campagne sur les actifs numériques et leur réglementation.
Le Panama a également adopté le mois dernier une loi visant à réglementer les cryptomonnaies. Cette loi a pour objectif de favoriser l'inclusion financière dans le pays et la création d'emplois liés au secteur des cryptomonnaies.
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Nellius Irène
Nellius est diplômée en gestion d'entreprise et en informatique et possède cinq ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies. Elle est également diplômée de Bitcoin Dada. Nellius a collaboré avec des publications médiatiques de premier plan, notamment BanklessTimes, Cryptobasic et Riseup Media.
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