La course aux véhicules autonomes s'accélère à nouveau avec l'annonce par Stellantis, la société mère de Jeep, Ram, Dodge et Chrysler, d'un partenariat important avec le fournisseur de services de VTC Uber, Nvidia et Foxconn pour développer des robotaxis autonomes.
Aux termes de cet accord, les entreprises déploieront également les véhicules autonomes. Selon The Verge, l'accord stipule que Stellantis fabriquera les véhicules, tandis que Foxconn et le géant des semi-conducteurs fourniront la technologie de conduite autonome ainsi que l'intégration des systèmes.
Aux termes de cet accord, Uber déploiera ensuite les robotaxis finalisés sur sa plateforme mondiale de VTC. Pour Uber, cette initiative s'inscrit dans le cadre de son engagement actif en faveur du rôle crucial de l'IA dans les technologies de transport, l'entreprise espérant tirer parti de cette technologie pour stimuler sa croissance.
Uber commencera par déployer 5 000 véhicules aux États-Unis
La production devrait débuter en 2028 et Uber lancera initialement 5 000 véhicules aux États-Unis avant d'étendre le programme à l'international. Récemment, Uber s'est associé à Wayve, spécialiste de l'intelligence artificielle, pour tester des trajets entièrement autonomes au Royaume-Uni, sans conducteur, dès le printemps 2026, comme l'avait précédemment rapporté Cryptopolitan. Grâce à ce partenariat avec Wayve, une start-up londonienne soutenue par SoftBank, Uber ambitionne de proposer des trajets sans chauffeur aux passagers londoniens.
Selon Stellantis, ses plateformes « AV-Ready » telles que le fourgon moyen K0 et le petit STLA sont conçues dans un souci de flexibilité, capables de supporter plusieurs passagers et des configurations adaptées au fonctionnement autonome.
Quant à Nvidia, sa plateforme Drive AGX Hyperion 10 alimentera le cerveau des véhicules, combinant le logiciel DriveOS de la société avec un matériel d'IA avancé pour une prise de décision autonome.
Aux termes de l'accord, Foxconn, surtout connu pour l'assemblage des iPhones d'Apple, apportera son expertise en matière de matériel et d'intégration des systèmes – bien que son rôle exact reste quelque peu flou. Outre les semi-conducteurs et les smartphones, Foxconn a déjà révélé son ambition de se développer activement dans le secteur des véhicules électriques. Sa filiale, Foxtrontron Technologies, créée en partenariat avec Yulon Motor, a signé un protocole d'accord avec Mitsubishi Motors pour concevoir et fabriquer un nouveau modèle de véhicule électrique à Taïwan.
Ce partenariat avec Stellantis et d'autres entreprises témoigne d'un regain d'enthousiasme pour la mobilité autonome après des années de scepticisme et d'arrêts de développement dans tout le secteur, dus à des problèmes de sécurité et à des coûts de développement élevés. En combinant l'expertise de multiples secteurs – automobile, technologie et VTC –, les partenaires ambitionnent de surmonter les obstacles qui ont freiné la commercialisation des véhicules autonomes.
Les analystes restent toutefois prudents, estimant que de tels partenariats s'apparentent davantage à des accords de fourniture qu'à de véritables partenariats égaux. Nvidia fournit déjà des technologies de conduite autonome à plusieurs constructeurs automobiles, dont General Motors et Lucid, tandis qu'Uber a clairement indiqué que sa plateforme accueillera des robotaxis de divers fabricants, tels que Waymo et Volkswagen.
Pour Stellantis, cet accord souligne son intérêt croissant pour l'automatisation. Le géant automobile développe des systèmes semi-autonomes de niveau 3 pour ses principales marques. Il avait précédemment conclu un autre partenariat Pony.ai, spécialisé dans les robots, afin de développer et de tester des véhicules autonomes en Europe.
En cas de succès, cette nouvelle initiative pourrait marquer un tournant dans la promesse longtemps retardée de la mobilité sans conducteur, inaugurant potentiellement une nouvelle ère où commander une course pourrait ne plus nécessiter de conducteur humain.

