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L'administration Trump envisage une prise de participation de 10 % dans Intel

ParNellius IrèneNellius Irène
3 minutes de lecture -
L'administration Trump envisage une prise de participation de 10 % dans Intel
  • Le gouvernement américain pourrait acquérir une participation de 10 % dans Intel, ce qui en ferait son principal actionnaire.
  • Ce plan vise à stimuler la production nationale de puces et à réduire la dépendance vis-à-vis des fabricants asiatiques.
  • L'action d'Intel a chuté de 4 % alors que les investisseurs se demandaient si cette mesure constituait un soutien ou un plan de sauvetage.

L'administration Trump envisage un plan visant à acquérir une participation de 10 % dans Intel Corp., ce qui ferait du gouvernement américain le principal actionnaire du fabricant de puces.

Selon des sources proches des négociations, cette proposition pourrait convertir des milliards de dollars de subventions fédérales enactions. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une stratégie plus large menée par Washington pour renforcer la production nationale de semi-conducteurs et réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers.

Washington envisage une prise de participation directe dans Intel alors qu'un changement de capital se profile

Intel a été l'un des principaux bénéficiaires de la loi sur les puces et la science (Chips and Science Act), obtenant 10,9 milliards de dollars de subventions fédérales pour stimuler la production de puces commerciales et militaires.

Les autorités examinent la possibilité de convertir tout ou partie de ces fonds en actions. Au cours actuel, une participation de 10 % dans Intel vaudrait environ 10,5 milliards de dollars. Si elle se concrétise, cette opération serait majeure. Elle permettrait à l'État d'agir non seulement en distribuant des subventions, mais aussi en devenant propriétaire d'une entreprise technologique essentielle.

Cependant, selon trois personnes proches des négociations, l'administration examine toujours les implications juridiques, financières et de sécurité nationale. Un porte-parole de la Maison-Blanche a refusé de commenter les conversations privées dudentavec des dirigeants étrangers et a déclaré : « Aucun accord n'est officiel tant qu'il n'est pas annoncé. »

Wall Street a immédiatement réagi à cet investissement potentiel. L'action Intel a chuté de près de 4 % lundi, effaçant une partie des gains importants enregistrés la semaine précédente. Le titre avait bondi de 23 %, enregistrant sa meilleure performance hebdomadaire depuis février.

Les investisseurs semblent partagés. Certains perçoivent ce plan comme un sauvetage déguisé d'une entreprise confrontée à des retards de production et à une concurrence de plus en plus féroce de la part d'autres fabricants comme le taïwanais TSMC et le sud-coréen Samsung.

Les analystes préviennent toutefois que la détention d'actions ne suffira pas à résoudre les problèmes de fond d'Intel. L'entreprise reste à la traîne en matière de conception de puces avancées, et les géants mondiaux asiatiques prennent l'ascendant.

Les États-Unis font pression pour sécuriser leur avenir dans le domaine des semi-conducteurs en envisageant une prise de participation dans les usines d'Intel situées dans l'Ohio

Les discussions entre l'administration Trump et Intel témoignent de sa volonté de revitaliser l'industrie américaine des semi-conducteurs. Washington s'inquiète depuis longtemps de la forte dépendance du pays vis-à-vis des fabricants de puces asiatiques, notamment TSMC (Taïwan) et Samsung (Corée du Sud), qui dominent la production de pointe.

Le projet « Silicon Heartland », qui s'étend sur tout l'Ohio, devait être la pierre angulaire de la renaissance de l'industrie manufacturière américaine. Promis en grande pompe en 2022, ce complexe de 28 milliards de dollars était présenté comme le plus grand projet d'usine de semi-conducteurs de l'histoire du pays. Depuis, le projet est entravé par des années de retards, une flambée des coûts de construction et l'incertitude quant à l'obtention des subventions gouvernementales.

D'après certains analystes, la situation pourrait changer avec une participation directe de l'État. Si les États-Unis étaient l'actionnaire majoritaire, les fonds fédéraux seraient débloqués plus rapidement, ce qui simplifierait les procédures administratives et permettrait à Intel d'obtenir les capitaux nécessaires pour accélérer la construction. Cela pourrait également rassurer les investisseurs quant à l'engagement total de Washington pour mener à bien le projet d'usines de semi-conducteurs dans l'Ohio.

Il ne s'agit pas d'une stratégie entièrement nouvelle. Le mois dernier, le Pentagone a investi 400 millions de dollars dans MP Materials, une entreprise californienne spécialisée dans les terres rares. Grâce à cet accord, le gouvernement américain est devenu actionnaire majoritaire de la société, ce qui garantit un accès plus sûr aux terres rares, minéraux essentiels à la technologie militaire, pour les États-Unis.

Les partisans d'une manœuvre similaire pour Intel rétorquent que les puces sont tout aussi stratégiques que les terres rares, voire plus. Selon eux, Washington ne peut se permettre de laisser Intel flancher, d'autant plus que la Chine investit des milliards dans son industrie des semi-conducteurs afin de réduire sa dépendance vis-à-vis de l'Occident.

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