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Les autorités brésiliennes de régulation affirment que Nubank ne peut pas utiliser la marque « banque » tant qu'elle n'aura pas obtenu l'autorisation requise.

Dans cet article :

  • Les autorités de régulation brésiliennes ont interdit à Nubank d'utiliser le terme « banque » dans sa marque à moins d'obtenir une licence appropriée.

  • Nubank tente de racheter une petite banque agréée comme Banco Digimais SA afin de contourner le long processus d'agrément.

  • La banque centrale explique que cette règle vise à empêcher les gens de croire qu'ils déposent de l'argent dans une véritable banque.

Les autorités de régulation brésiliennes ont informé Nubank, la plus grande fintech du pays, qu'elle ne pouvait plus utiliser l'appellation « banque » dans sa communication au Brésil, car la société ne possède pas de licence bancaire. Or, la nouvelle réglementation entrée en vigueur en novembre interdit à toute entreprise ne disposant pas de cette licence de se qualifier de banque.

Cette opération a touché la plus grande fintech du Brésil à un moment où elle compte 110 millions de clients et où sa valorisation de plus de 80 milliards de dollars la place au-dessus de toutes les banques agréées du pays.

Cette décision a été prise pour éviter que les gens ne pensent déposer leur argent dans une banque agréée alors que ce n'est pas le cas.

Nubank doit désormais trouver une solution rapide. Au lieu de consacrer des années à l'obtention des licences nationales, l'entreprise tente de racheter une banque agréée plus petite.

Une personne au fait de ces discussions aurait déclaré que Nubank évalue des banques qui détiennent déjà la licence locale et qui pourraient même avoir accumulé des pertes, car ces pertes pourraient générer des avantages fiscaux après une acquisition.

Cette même personne a également indiqué que Banco Digimais SA figure parmi les entreprises examinées à ce jour. Nubank n'a pris aucune décision définitive et pourrait encore déposer une demande d'agrément si les recherches s'avèrent infructueuses. Le rachat d'une banque permettrait d'éviter les longs délais et les coûts élevés liés à la procédure d'agrément.

Le Brésil renforce sa réglementation pour limiter la confusion et combler les lacunes.

La banque centrale a procédé à ce changement car elle souhaite combler les lacunes du système qui ont permis à la confusion et à la fraude de se propager.

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Nubank a prospéré grâce à un cadre réglementaire favorable qui permettait aux sociétés de paiement d'émettre des cartes de crédit et de gérer des comptes sans être des banques à part entière. Ce cadre a favorisé la croissance et la concurrence, notamment dans un système autrefois dominé par un petit nombre de grandes banques.

Mais ce système a aussi engendré des failles dont les petits acteurs ont profité. Certains d'entre eux avaient des liens avec le crime organisé, et les autorités ont déclaré qu'il fallait combler ces lacunes.

Plus tôt cette année, la banque centrale a relevé les exigences minimales de fonds propres pour les fintechs afin d'éviter que les entreprises les plus fragiles ne passent entre les mailles du filet. Ces modifications n'affectent pas les grandes fintechs comme Nubank, mais les autorités de régulation ont renforcé la surveillance de Nubank, la soumettant à des règles similaires à celles applicables aux banques de taille moyenne.

David Vélez, le directeur général de l'entreprise, a déclaré cette semaine que l'obtention d'une licence « ne devrait pas constituer un fardeau du point de vue réglementaire ».

Avec l'expansion du secteur fintech au Brésil, les réseaux criminels ont trouvé des moyens d'exploiter ce marché en pleine mutation. Cette inquiétude a été clairement exprimée en août, lorsque Robinson Barreirinhas, directeur du service fédéral des impôts brésilien, a déclaré que les entreprises fintech aidaient les criminels à « transférer, dissimuler et blanchir de l'argent illicite », et a averti que ces réseaux utilisaient désormais des « instruments plus sophistiqués, tels que les fonds d'investissement ».

Son avertissement fait suite à une augmentation des cas de fraude qui ont touché à la fois les fintechs et les banques ces derniers mois.

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L'essor de la fintech met à rude épreuve les régulateurs, tandis que les réseaux criminels exploitent les failles.

Les dirigeants des banques, des fintechs et des associations professionnelles ont déclaré que la fraude est devenue l'un des problèmes les plus coûteux du système financier du pays. Ses conséquences se traduisent par une hausse des coûts, un affaiblissement de la concurrence et une baisse de la confiance des consommateurs.

Le Brésil a recensé 1 592 fintechs en 2024, soit près de 60 % du total en Amérique latine, selon une étude de l’Institut Esfera basée sur les données du cabinet de conseil Distrito. Cependant, en mars, seules 334 de ces entreprises étaient réglementées par la banque centrale, laissant ainsi la majeure partie du secteur hors d’un contrôle strict.

L'essor des actifs numériques a certes accru l'accès et la concurrence, mais il a aussi permis aux groupes criminels de faire transiter de l'argent par des canaux moins surveillés.

Les organismes de réglementation, les agences de sécurité publique et même les fintechs elles-mêmes n'ont pas suivi le rythme de cette expansion, et le manque de surveillance a créé de vastes zones grises où les réseaux illégaux ont pris tracampleur.

Le ministère brésilien de la Justice a clairement indiqué que la lutte se concentre désormais sur la coupure des flux financiers dans le système financier.

Mario Luiz Sarrubbo, secrétaire national brésilien à la sécurité publique, a déclaré que le démantèlement des filières de blanchiment cash de ces groupes par le biais d'actions ciblées contre le blanchiment d'argent est désormais un élément clé de la lutte contre le crime organisé.

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