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Meta pour étiqueter les médias générés par l'IA sur Facebook et Instagram

ParBrenda KananaBrenda Kanana
2 minutes de lecture
Méta
  • Meta va commencer à étiqueter les contenus générés par l'IA sur Facebook et Instagram afin de lutter contre les deepfakes.
  • Ils ne supprimeront pas les images et les fichiers audio manipulés, mais les étiquetteront.
  • Cette décision fait suite aux recommandations du conseil de surveillance de Meta, dans un contexte de désinformation.

Meta, la société mère de Facebook et Instagram, a annoncé qu'elle cesserait d'appliquer manuellement son système d'étiquetage aux contenus synthétiques produits à partir de mai. Cette réglementation permettra d'atténuer l'impact des attaques fréquentes de type deepfake et de désinformation sur ses plateformes.

Répondre aux préoccupations liées à la désinformation

Face aux critiques croissantes et au développement rapide des technologies d'IA, Meta devrait prendre de nouvelles mesures pour limiter la diffusion de contenus synthétiques. À partir de mai 2024, l'entreprise introduira des étiquettes « Créé avec l'IA » pour indiquer que des textes, images, fichiers audio et vidéos ont été créés ou modifiés à l'aide de l'intelligence artificielle.

La décision de Meta d'étiqueter les contenus générés par l'IA s'inscrit dans le cadre d'une vaste campagne menée par l'entreprise pour fournir aux utilisateurs davantage d'informations et, de fait, une plus grande transparence. Concrètement, Facebook ne pourra pas supprimer les contenus falsifiés, mais pourra les étiqueter et les contextualiser. C'est d'ailleurs ce qu'a déclaré Mark Zuckerberg, PDG de Meta : l'entreprise prévoit de lancer à terme une initiative de sensibilisation aux dangers des médias manipulés. C'est ce qu'affirme une enquête menée par un comité de surveillance commandé par Facebook.

Cependant, on craignait que les applications d'intelligence artificielle utilisées dans les campagnes de désinformation puissent servir à interférer dans le processus électoral. Par ailleurs, le conseil a insisté sur l'urgence et la nécessité impérieuse de mettre en place des contre-mesures efficaces, notamment en période électorale, quel que soit le pays.

Planification du déploiement et modifications des politiques

Les contenus manipulés qui avaient été supprimés avant la mise en place de cette politique seront réactivés ultérieurement et accessibles aux utilisateurs sur les pages d'actualités de Facebook. Les contenus manipulés par l'IA conformément à la nouvelle norme ne seront supprimés que s'ils enfreignent d'autres règles de la plateforme, comme celles interdisant les discours haineux ou l'ingérence électorale.

Parmi les nombreux accords relatifs aux contenus manipulés, Meta met l'accent sur la coopération avec d'autres géants de la tech et développeurs d'IA. Meta, Google et OpenAI ont conclu un traité d'interopérabilité via un filigrane invisible unifié, qu'ils utiliseront pour leur application d'imagerie automatisée par IA. Cependant, face à ce défi, des questions subsistent quant à l'efficacité de ces solutions, notamment celles concernant les logiciels libres, qui ne sont pas nécessairement soumis à de telles politiques.

Les récents cas de deepfakes générés par l'IA, qui se sont révélés authentiques, alimentent les craintes de la société face aux contenus falsifiés. Le service Meta vise à remédier à ce problème en signalant les contenus falsifiés et en ne fournissant aux utilisateurs que les informations essentielles concernant l'intégrité des contenus avec lesquels ils interagissent sur sa plateforme.

Cette récente évolution, à savoir que Facebook, le géant des réseaux sociaux, étiquetera désormais les contenus générés par l'IA sur Facebook et Instagram, peut être interprétée comme une mesure préventive face à la peur engendrée par les deepfakes et la désinformation. L'objectif est d'assainir la situation, de neutraliser les risques liés à l'utilisation de contenus falsifiés et de défendre la liberté d'expression. Ces mesures se sont avérées remarquablement efficaces pour atténuer les problèmes posés par l'IA, même si le problème demeure considérable, compte tenu du rythme rapide de développement de l'IA et de la nature évolutive des fausses informations.

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Brenda Kanana

Brenda Kanana

Brenda possède plus de quatre ans d'expérience dans le domaine des cryptomonnaies, de l'intelligence artificielle et des technologies émergentes. Elle a travaillé chez Zycrypto, Blockchain Reporter et The Coin Republic, et travaille désormais pour Cryptopolitan . Son diplôme de sociologie de l'Université technique de Mombasa lui permet de rester à l'écoute de ses lecteurs.

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