Le gouvernement italien a pris des mesures pour réduire la hausse initialement prévue de l'impôt sur les plus-values en cryptomonnaies, la faisant passer de 42 % à 28 %. La Ligue, l'un des partenaires de la coalition gouvernementale de la Première ministre Giorgia Meloni, est à l'origine de cette proposition d'amendement.
Cette mesure fait suite aux inquiétudes selon lesquelles la hausse des taxes pourrait décourager les investissements dans le marché italien des actifs numériques, en pleine expansion. L'amendement, soutenu par le gouvernement du Premier ministre Meloni, vise àtracles investisseurs et les entreprises du secteur des cryptomonnaies en Italie et est proposé par la Ligue.
L'Italie s'apprête à revoir à la baisse sa proposition de taxe de 42 % sur le trading de cryptomonnaies
« Nous estimons qu'une telle taxe est injuste », a déclaré le whip de Forz Italia. « Le passage de 26 % à 42 % s'explique par une raison qui reste largement méconnue. » pic.twitter.com/LdmvyUMphs
— Matthew Sigel, en convalescence après une formation d'analyste financier agréé (@matthew_sigel) 12 novembre 2024
Les préoccupations de l'industrie concernant le plan de réduction d'impôt sont urgentes
Le projet initial de budget d'octobre prévoyait une hausse de 42 % des impôts, visant à accroître les recettes dans le cadre du plan économique 2025. Cependant, ce taux d'imposition élevé a suscité des inquiétudes quant à la compétitivité de l'Italie sur le marché mondial des cryptomonnaies.
Les représentants du secteur ont déclaré qu'un taux d'imposition de 42 % pourrait nuire à l'attractivité de l'Italie pour les entreprises liées aux cryptomonnaies, notamment la blockchain, le trading d'actifs numériques et l'investissement. Ils ont affirmé qu'un taux plus bas permettrait à l'Italie de préserver sontracauprès des investisseurs locaux et étrangers.
Cela favoriserait en outre la croissance du secteur de l'innovation financière du pays. Le PDG de Tether, Paolo Ardoino, a par exemple partagé un mème suggérant que les utilisateurs de cryptomonnaies pourraient quitter l'Italie pour des environnements plus favorables.
Grâce à la modification proposée, le taux d'imposition de 28 % permettrait à l'Italie de se rapprocher de son taux actuel de 26 %, allégeant ainsi la pression fiscale sur les investisseurs en cryptomonnaies. Cette mesure fiscale est actuellement soumise à l'approbation du gouvernement, qui devrait intervenir prochainement. Si elle est adoptée, les investisseurs en cryptomonnaies en Italie bénéficieront d'un cadre réglementaire clair et potentiellement plus avantageux.
Un autre membre de la coalition, Forza Italia, a également déposé un amendement visant à supprimer totalement la hausse d'impôt. Cette proposition vise aussi à supprimer l'exonération actuelle d'impôt sur les plus-values pour les revenus n'excédant pas 2 120 $.
Par ailleurs, l'amendement proposé par la Ligue prévoit la création d'un groupe de travail permanent composé de représentants des entreprises du secteur des actifs numériques et des associations de consommateurs. Ce groupe aurait pour mission de promouvoir la transparence fiscale des cryptomonnaies et de fournir des ressources pédagogiques aux investisseurs.
Parallèlement, d'autres gouvernements intensifient leurs efforts pour tracet réglementer l'utilisation des cryptomonnaies. En Afrique, l'administration fiscale kényane a renforcé sa lutte contre les transactions en cryptomonnaies jusque-là non réglementées, qui, selon ses estimations, représentaient 20 % du PIB du Kenya entre 2021 et 2022. Le service des impôts sud-africain améliore également ses technologies de surveillance et de taxation des cryptomonnaies.

