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La FINMA estime que les émetteurs de stablecoins constituent une menace pour les banques suisses

ParJai HamidJai Hamid
2 minutes de lecture -
La FINMA estime que les émetteurs de stablecoins constituent une menace pour les banques suisses
  • La FINMA considère les émetteurs de stablecoins comme une menace croissante pour les banques suisses et souhaite une réglementation plus stricte.
  • Les émetteurs doivent respecter les lois anti-blanchiment d'argent et vérifier l'dentde tous les détenteurs.
  • Les banques qui offrent des garanties pour les stablecoins s'exposent à des risques d'atteinte à leur réputation et à des risques juridiques en cas de faillite des émetteurs.

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) considère les émetteurs de stablecoins comme un problème pour les banques du pays. Ses lignes directrices de 2019 soulignaient déjà les préoccupations relatives aux aspects juridiques et réglementaires des stablecoins. 

Depuis, plusieurs projets ont été lancés en Suisse, rendant ce problème encore plus urgent. 

Les détenteurs de stablecoins disposent généralement d'une créance de paiement à l'encontre de l'émetteur, ce qui classe ces créances soit comme des dépôts bancaires, soit comme des systèmes d'investissement collectif. 

La classification dépend du fait que les actifs sous-jacents soient gérés pour le compte et au risque du détenteur du stablecoin ou de l'émetteur. 

La loi anti-blanchiment d'argent (AMLA) s'applique presque toujours en raison de la vocation des stablecoins en tant que moyen de paiement.

La FINMA estime que les émetteurs de stablecoins constituent une menace pour les banques suisses

Les préoccupations juridiques

En 2020, le Groupe d'action financière (GAFI) adentque les stablecoins partagent de nombreux risques de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme avec les cryptomonnaies. 

Ces risques incluent les transferts anonymes via des portefeuilles autogérés, la portée mondiale et la possibilité de les utiliser comme intermédiaires dans le blanchiment d'argent. La stabilité des prix et la fonction de réserve de valeur des stablecoins les rendenttracpour les criminels. 

Les conflits mondiaux en cours ont démontré le potentiel des stablecoins pour contourner les sanctions et financer le terrorisme. 

Le 9 juillet, le GAFI a publié une mise à jour sur la mise en œuvre des normes relatives aux actifs virtuels et aux fournisseurs de services.

La FINMA précise que les émetteurs de stablecoins sont des intermédiaires financiers au sens de la législation anti-blanchiment. Ils sont tenus de vérifier l'dentdes détenteurs de stablecoins et d'établir celle du bénéficiairedent. En cas de doute au cours de la relation commerciale, la vérification doit être renouvelée. 

Plus tôt cette année, le groupe interministériel de coordination pour la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (CGMF) a également signalé une augmentation des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme via les crypto-actifs. 

Le rapport du CGMF part du principe que l'interdiction des livrets d'épargne au porteur s'applique aux transactions en stablecoins de manière technologiquement neutre. Ceci renforce l'obligation des intermédiaires financiers de vérifier l'dentde leurs clients, conformément à la loi AMLA.

Implications du droit bancaire

Au niveau international, les émetteurs de stablecoins devraient être soumis à une supervision nationale appropriée, conformément aux recommandations 2023 du Conseil de stabilité financière (CSF). 

L'acceptation de dépôts du public à titre professionnel requiert généralement une licence bancaire. Les dépôts du public constituent des engagements envers les clients, conformément à la réglementation bancaire. 

Il existe toutefois des exceptions, comme les fonds assortis de garanties bancaires de remboursement et d'intérêts, qui ne sont pas considérés comme des dépôts publics. 

En Suisse, certains émetteurs de stablecoins utilisent des garanties bancaires, ce qui leur permet de contourner les exigences de licence bancaire de la FINMA, mais ils doivent tout de même être affiliés à un organisme d'autorégulation en tant qu'intermédiaires financiers. 

Cela engendre des risques tant pour les détenteurs de stablecoins que pour les banques qui fournissent les garanties. Afin de protéger les déposants, la FINMA a fixé des exigences minimales pour ces garanties de défaut, appliquées aux stablecoins de manière technologiquement neutre. 

Ces mesures comprennent notamment la garantie que les clients disposent de droits individuels à l'encontre de la banque, la couverture de tous les dépôts publics, un accès simple aux garanties et la possibilité pour la banque d'exercer des moyens de défense légaux.

Malgré ces mesures, la FINMA estime que la protection offerte par ces garanties n'est pas équivalente à celle d'une licence bancaire. Les détenteurs de stablecoins ne bénéficient pas de la protection de leurs dépôts en vertu du droit bancaire. 

La multiplication des garanties par défaut peut accroître les besoins de coordination et les risques opérationnels, pouvant potentiellement mener à des activités non autorisées si elle n'est pas gérée correctement.

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