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Le recrutement au Royaume-Uni ralentit, les employeurs s'inquiétant des coûts de main-d'œuvre et des impôts

ParNellius IrèneNellius Irène
3 minutes de lecture -
  • Au Royaume-Uni, les embauches ralentissent pour atteindre leur plus bas niveau depuis près de deux ans, en raison de la hausse des coûts de main-d'œuvre et des craintes liées aux impôts.
  • L’indice KPMG–REC pour les placements permanents est de 40, ce qui indique unetrac.
  • Une enquête du CIPD révèle que seulement 25 % des employeurs prévoient d'embaucher au cours des 3 prochains mois ; 16 % s'attendent à des réductions d'effectifs.

Au Royaume-Uni, les employeurs ralentissent leurs embauches face à la hausse des coûts de main-d'œuvre et à la menace de nouvelles augmentations d'impôts prévues cette année. Un nouveau rapport de KPMG et de la Recruitment & Employment Confederation (REC) indique que l'activité de recrutement en juillet est restée proche de son niveau le plus bas depuis deux ans.

L' indice des embauches permanentes a péniblement progressé, passant de 39,1 en juin à 40, un niveau bien inférieur au seuil de 50 qui sépare la croissance de la contractiontracKate Shoesmith, directrice générale adjointe du REC, a indiqué que de nombreux employeurs, notamment dans les secteurs à bas salaires, suspendaient leurs recrutements en raison des pressions sur les coûts et de l'incertitude entourant le droit du travail. Elle a appelé à une action concertée du gouvernement et de la Banque d'Angleterre pour favoriser la reprise du marché de l'emploi.

Un gel des embauches se profile à l'horizon, la hausse des coûts et la faiblesse de la demande freinant le marché du travail britannique

Une enquête du Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) révèle que seulement un employeur sur quatre prévoit d'embaucher du personnel au cours des trois prochains mois. Seuls 16 % envisagent de réduire leurs effectifs, et la plupart de ces réductions seront probablement prudentes et mesurées.

On observe un léger ralentissement, notamment dans le secteur privé. Malgrétronreprise des embauches fin 2018, la situation est restée stable depuis, et les intentions d'embauche des employeurs stagnent aux niveaux les plus bas atteints pendant la pandémie de COVID-19. Les secteurs de l'hôtellerie-restauration, du commerce de détail et des services sociaux sont particulièrement touchés : les employeurs y font généralement face à des charges salariales faibles et emploient temporairement des centaines de milliers de travailleurs venant en Grande-Bretagne

La hausse des coûts salariaux est un facteur majeur. L'augmentation des cotisations patronales à la sécurité sociale en avril a particulièrement affecté les entreprises à forte intensité de main-d'œuvre, accentuant la faiblesse de leurs marges. Pour les petites entreprises, ces coûts supplémentaires ont considérablement réduit leurs possibilités d'embauche, contraignant certaines à geler les recrutements ou à envisager des licenciements.

Une grande partie de la pression à se conformer aux nouvelles normes est également due aux changements de politique. Les hausses d'impôts ont déjà pesé sur les budgets des salariés cette année, selon un rapport distinct du cabinet d'expertise comptable et de conseil aux entreprises BDO. Ce rapport a également révélé que les augmentations du salaire minimum national s'étaient accompagnées d'informations en temps réel confirmant que des millions d'employés avaient retrouvé un emploi. De nombreux autres employeurs se préparent désormais à de nouvelles restrictions budgétaires avant la présentation du budget d'automne du gouvernement, dans le cadre duquel des mesures fiscales supplémentaires sont attendues.

Le constat à ce jour : la hausse des coûts, la faiblesse de la demande et l’incertitude persistante créent un contexte difficile pour les responsables du recrutement. Les économistes préviennent par ailleurs que, sans mesures de soutien ou incitations ciblées, de nombreuses entreprises reporteront leurs projets d’embauche jusqu’en 2025, ce qui pourrait freiner la reprise économique générale.

Les économistes s'interrogent sur les données relatives à l'emploi, le marché du travail britannique envoyant des signaux contradictoires

Si les enquêtes indiquent un ralentissement du marché de l'emploi, les données officielles dressent un tableau contrasté. Les chiffres de la masse salariale publiés par le HMRC montrent une légère baisse du nombre d'employés au cours de l'année écoulée, bien que les révisions aient atténué ce recul.

Parallèlement, les données de l'ONS indiquent que l'emploi et le chômage sont tous deux en hausse, tandis que l'inactivité économique est en baisse. Le Premier ministre, Sir Keir Starmer, s'est récemment appuyé sur les dernières statistiques pour démontrer que l'économie permet à davantage de personnes de retrouver un emploi grâce au programme gouvernemental de relance de l'activité.

Cependant, plusieurs économistes suggèrent que l'ONS pourrait se tromper dans ses calculs, et aucun signe de reprise substantielle de l'emploi n'a été constaté.

La semaine dernière, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, a indiqué que la demande de main-d'œuvre avait diminué, mais a suggéré que la période était d'une incertitude extrême compte tenu des données catastrophiques.

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Nellius Irène

Nellius Irène

Nellius est diplômée en gestion d'entreprise et en informatique et possède cinq ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies. Elle est également diplômée de Bitcoin Dada. Nellius a collaboré avec des publications médiatiques de premier plan, notamment BanklessTimes, Cryptobasic et Riseup Media.

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