Le site web de xAI propose une FAQ mise à jour qui explique le fonctionnement du mode « déchaîné » de Grok. Cette mise à jour précise que ce mode est conçu pour générer des réponses « intentionnellement choquantes, inappropriées et offensantes »
La FAQ compare cette fonctionnalité à un humoriste amateur « qui apprend encore son métier ». Cependant, la fonctionnalité ne semble pas encore disponible.
En avril de l'année dernière, Elon Musk, le milliardaire à l'origine de X, a également publié sur Twitter un teaser pour cette fonctionnalité du chatbot IA développé par sa société xAI.
Bientôt, Grok proposera des infos sur le « mode déjanté » 🤣🤣 https://t.co/Utwd5xbQU6
– Elon Musk (@elonmusk) 5 avril 2024
Le chemin emprunté par Musk vers le « mode débridé » pourrait consister à concrétiser la vision « anti-woke » de Grok.
Il y a deux ans, lors du lancement de Grok, Musk affirmait que ce chatbot était audacieux, sans fioritures et n'hésitait pas à critiquer les systèmes d'IA politiquement corrects. Contrairement à la plupart des chatbots, Grok se voulait provocateur et prêt à aborder des sujets controversés. Fidèle à cette promesse, le chatbot offre des réponses vulgaires et colorées lorsqu'on l'interroge, à l'inverse de systèmes plus mesurés comme ChatGPT.
Bien qu'il prône l'absence de filtre, le chatbot fait preuve de partialité sur certains sujets politiques et évite soigneusement de franchir certaines limites. Une étude démontré que Grok se range généralement du côté de la gauche sur des questions telles que les droits des personnes transgenres, les initiatives en faveur de la diversité et les inégalités sociales.
Elon Musk a pointé du doigt les données d'entraînement du chatbot, qui reposent sur du contenu accessible au public sur Internet. Il a toutefois promis de réorienter le chatbot vers une position plus neutre politiquement.
Musk écrivait qu'Internet, d'où Grok tire ses données d'entraînement, est « envahi par des absurdités woke ». Il promettait que Grok s'améliorerait, car il ne s'agissait que de la version bêta.
Parmi ceux qui, comme Elon Musk, estiment que les chatbots sont biaisés contre les idées conservatrices, on compte David Sacks, conseiller de Donald Trump en matière de cryptomonnaies et d'intelligence artificielle. Sacks a notamment critiqué ChatGPT d'OpenAI, l'accusant de promouvoir un discours « woke » et d'éluder la vérité sur des sujets politiques controversés.

