Le Danemark envisage une taxe de 42 % sur les gains et pertes latents liés aux cryptomonnaies

- Le Danemark a proposé une nouvelle taxe sur les plus-values latentes relatives aux crypto-actifs.
- Le projet de réglementation fiscale sera présenté au Parlement en 2025 et, s'il est adopté, entrera en vigueur en 2026.
- La communauté crypto du pays a exprimé des inquiétudes quant à l'approche fiscale et à son efficacité.
Le Conseil fiscal danois a proposé une nouvelle réglementation visant à imposer les plus-values et moins-values latentes desdentsur les cryptomonnaies. Ce projet de loi a pour objectif d'harmoniser la réglementation fiscale relative aux actifs numériques et de simplifier les procédures.
Selon certaines sources, le Conseil envisage d'imposer une taxe sur les plus-values pouvant atteindre 42 %, applicable annuellement aux détenteurs de cryptomonnaies, qu'ils aient vendu ou non leurs actifs. Cette proposition figure parmi les recommandations d'un rapport analysant la fiscalité des cryptomonnaies.
Dans son rapport, le Conseil fiscal, présidé par le ministre des Finances Rasmus Stoklund, a examiné trois modèles possibles de taxation des crypto-actifs : l’impôt sur les plus-values, l’impôt sur les stocks et l’impôt sur les entrepôts.
Stoklund affirme que le régime fiscal classique des plus-values ne favorise pas pleinement les détenteurs de cryptomonnaies, car plusieurs cas d'imposition inéquitable ont été constatés. Par conséquent, une nouvelle loi fiscale spécifique aux cryptomonnaies permettra de remédier à ce problème.
Bien que le rapport analyse les trois modèles, il semble privilégier une approche d'inventaire pour la taxation, qui exige que l'ensemble du portefeuille d'un investisseur en cryptomonnaies soit considéré comme un stock unique et imposé annuellement à une date précise. Ce faisant, le Conseil fiscal assimile les actifs numériques aux valeurs mobilières traditionnelles, elles aussi imposées selon l'approche d'inventaire.
La loi proposée au Danemark pourrait entrer en vigueur d'ici 2026
Par ailleurs, le projet de loi devrait être présenté au Parlement danois d'ici 2025, le ministre ayant indiqué qu'il le soumettrait lui-même à l'assemblée. Cependant, le Conseil a précisé que son application n'interviendrait qu'en janvier 2026.
Bien que le projet de loi ait déjà suscité une certaine polémique, notamment au sein de la communauté crypto, son adoption est encore loin d'être acquise. Le Parlement devrait se pencher sur le texte, et des modifications pourraient y être apportées avant son approbation. Toutefois, le taux d'imposition sur les plus-values, fixé à 42 %, a peu de chances d'évoluer.
Outre l'imposition de taxes, le projet de loi obligera les fournisseurs de services liés aux crypto-actifs à communiquer aux autorités gouvernementales de l'Union européenne des informations sur les transactions de leurs clients. Cette obligation est déjà prévue par la réglementation européenne sur les marchés des crypto-actifs (MiCA).
Il est intéressant de noter qu'il n'est pas fait mention de l'application rétroactive de la loi aux avoirs en cryptomonnaie existants, malgré les spéculations qui circulent à ce sujet.
Une loi rétroactive pourrait s'avérer particulièrement dommageable pour les détenteurs de cryptomonnaies de longue date, car ils devraient payer des impôts sur la valeur de leurs actifs au fil du temps. Par exemple, une personne détenant Bitcoin depuis 2009 pourrait devoir payer 42 % de la plus-value de cet actif phare depuis cette date.
Impact potentiel sur les détenteurs de cryptomonnaies
Jusqu'à présent, les inquiétudes de la communauté crypto proviennent principalement de ce que beaucoup perçoivent comme une tentative des gouvernements de divers pays de contrôler le secteur des cryptomonnaies. Le gouvernement italien envisage également de relever la taxe sur Bitcoin de 26 % à 42 % d'ici 2025, tandis que la candidate démocrate à ladent, Kamala Harris, a proposé une taxe de 25 % sur les plus-values latentes.
Compte tenu des récentes études anti-Bitcoin publiées par des chercheurs financés par des gouvernements, les inquiétudes de la communauté crypto ne sont pas infondées. Des chercheurs de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale de Minneapolis ont proposé d'interdire ou de taxer le Bitcoin, invoquant notamment des raisons liées à la répartition des richesses et à la nécessité d'aider les gouvernements à combler leurs defibudgétaires primaires.
Néanmoins, nombreux sont ceux qui estiment que la mise en œuvre de cette loi pourrait s'avérer complexe et compromettre son adoption. Une taxe sur les plus-values latentes des détenteurs de cryptomonnaies pourrait contraindre ces derniers à vendre leurs actifs pour pouvoir s'acquitter de ces impôts.
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