Vendredi a été marqué par une annonce capitale qui a fait sensation dans le monde financier. Le bloc des BRICS, déjà réputé pour son esprit novateur, a ajouté une nouvelle dimension à sa stratégie économique. L'Égypte et les Émirats arabes unis (EAU), les plus récents membres de la famille BRICS, ont signé un accord colossal. On parle d'un montant faramineux de 35 milliards de dollars consacrés au développement urbain, ciblant spécifiquement la ville de Ras el-Hekma. Il ne s'agit pas d'un investissement ordinaire. C'est une initiative historique, qui représente le plus important investissement direct étranger jamais réalisé dans le secteur du développement urbain égyptien.
L'accord a été dévoilé lors d'une conférence de presse où le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, accompagné de responsables égyptiens et émiratis, en a présenté les détails. L'Égypte ouvre ainsi la voie à une nouvelle ère de développement urbain, financée par les Émirats arabes unis à hauteur de 35 milliards de dollars. Les premiers versements de cet investissement colossal ont déjà été effectués auprès de la Banque centrale égyptienne, marquant le début d'une transformation majeure.
Ledent Abdel Fattah al-Sissi n'a pas mâché ses mots lorsqu'il a déclaré que cet investissement des Émirats arabes unis était un signe clair de soutien et d'assistance. Grâce à ce soutien financier, l'Égypte envisage une dévaluation de sa monnaie, une mesure indispensable et attendue depuis un certain temps. Il s'agit d'ouvrir la voie à une aide internationale qui pourrait dépasser les 10 milliards de dollars. Les ripple de cet accord se font déjà sentir, les obligations égyptiennes en dollars ayant enregistré une hausse notable.
Le fonds souverain d'Abu Dhabi, ADQ, s'apprête à acquérir les droits de développement d'une zone privilégiée de la côte méditerranéenne égyptienne, Ras El-Hekma, pour la somme de 24 milliards de dollars. Les 11 milliards restants sont destinés à d'autres projets immobiliers et à des initiatives d'envergure, témoignant de l'engagement des Émirats arabes unis envers la croissance de l'Égypte. Les paiements sont échelonnés, garantissant ainsi un flux de fonds régulier et soulignant l'engagement des Émirats arabes unis envers le développement du pays.
Mais ce n'est pas tout. Le bloc des BRICS ne se concentre pas uniquement sur le développement urbain. La Russie, acteur clé de cette alliance, propose une série d'initiatives financières visant à refondre le système monétaire et financier international tel que nous le connaissons. Au cœur de ces propositions figure la création d'une nouvelle plateforme de paiement numérique le BRICS Bridge, une mesure audacieuse pour réduire la dépendance au dollar américain.
La plateforme numérique proposée est conçue comme une solution multilatérale pour les règlements, s'affranchissant du dollar américain. La Russie est à la pointe de ce mouvement de dédollarisation, cherchant à convaincre les BRICS d'adopter la nouvelle plateforme de paiement BRICS Bridge. Le ministère russe des Finances et la Banque de Russie travaillent actuellement à la rédaction d'un rapport présentant un ensemble d'initiatives et de recommandations pour améliorer le système monétaire et financier international. Ce rapport prévoit notamment le développement d'initiatives concrètes, la plateforme BRICS Bridge pouvant potentiellement devenir une réalité d'ici la fin de l'année.

