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Assisterons-nous à d'autres faillites bancaires aux États-Unis ? – Ce milliardaire le pense

ParJai HamidJai Hamid
2 minutes de lecture
Assisterons-nous à d'autres faillites bancaires aux États-Unis ? – Ce milliardaire le pense
  • Barry Sternlicht prédit qu'une banque américaine pourrait faire faillite chaque semaine en raison des taux d'intérêt élevés et de l'inflation. Il s'intéresse particulièrement à la vulnérabilité des banques communautaires et régionales.
  • L'économie américaine souffre d'une période prolongée de hausse des taux d'intérêt initiée par la Réserve fédérale.
  • La faillite de First Republic Bank en 2023 met en évidence l'impact des pressions financières sur les banques possédant d'importants actifs immobiliers.
  • L'analyse des scénarios climatiques de la Réserve fédérale montre que les banques américaines ne sont pas préparées aux risques financiers liés au changement climatique.

Barry Sternlicht, le milliardaire à la tête de Starwood Capital, tire la sonnette d'alarme. Il prédit qu'une banque américaine pourrait faire faillite chaque semaine. Pourquoi ? C'est la combinaison dévastatrice de la hausse des taux d'intérêt et d'une inflation tenace qui menace plus de 4 000 banques américaines.

Avertissements hebdomadaires pour les banques régionales

Dans un entretien avec CNBC, Sternlicht s'est concentré sur les petites banques communautaires et régionales. Ces établissements sont au bord du gouffre, explique-t-il, confrontés à ce qu'il qualifie de « période périlleuse ». Son sombre pronostic ? « Chaque semaine, voire deux », une banque pourrait faire faillite. Il perçoit des difficultés à l'horizon et s'attend à ce que les failles apparaissent, les faillites devenant monnaie courante.

Il ne s'agit pas de vaines paroles. Les États-Unis sont aux prises avec une économie depuis le début de l'année. La Réserve fédérale relève ses taux d'intérêt depuis deux ans pour lutter contre l'inflation, mais n'a pas encore relâché la pression. Nombreux sont ceux qui pensent que cette politique de taux élevés et obstinés représente un danger pour l'économie, et Sternlicht est de ceux-là.

La première chute de domino

Prenons l'exemple de la faillite de First Republic Bank en 2023. Cet établissement de crédit régional du Nord-Est gérait environ 6 milliards de dollars d'actifs et 4 milliards de dollars de dépôts. Il ne s'agissait pas d'une banque comme les autres : elle fut la première à succomber au poids de ces taux élevés, notamment en raison de son important portefeuille immobilier. Sternlicht avait pourtant mis en garde contre cette situation, affirmant dès 2022 qu'une récession était imminente, les États-Unis ayant commencé à restreindre leur politique monétaire.

Mais les taux d'intérêt ne sont pas les seuls à bouleverser le secteur bancaire. Le dernier rapport intègre le changement climatique à l'équation. L'an dernier, elle a mené une simulation pour évaluer la capacité des banques à gérer les risques financiers liés aux catastrophes naturelles ou aux changements de politique induits par le changement climatique. Il s'avère que nombre d'entre elles ne sont pas pleinement préparées. Elles pourraient avoir besoin de l'aide de tiers pour combler leurs lacunes en matière de données.

Des banques comme Bank of America, Citigroup et Goldman Sachs ont participé à cet exercice. La conclusion de la Fed ? Les risques climatiques pourraient coûter des milliers de milliards de dollars d’actifs au secteur bancaire et menacer sa stabilité. Toutefois, ces conclusions n’entraînent aucune exigence immédiate en matière de fonds propres pour les banques.

Les États-Unis et les changements mondiaux dans la politique bancaire

Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, l'a clairement indiqué : les États-Unis n'utiliseront pas leur politique bancaire pour fixer des objectifs climatiques. Il s'agit avant tout de gérer les risques, et non d'imposer des objectifs environnementaux. Cela contraste fortement avec la situation en Europe. La Banque centrale européenne et la Banque d'Angleterre incitent les banques à se préparer à la transition énergétique et à gérer les risques climatiques de manière plus proactive.

Cet exercice, de nature exploratoire, est sans incidence sur le capital. Fort des enseignements tirés de cet exercice, le Conseil des gouverneurs poursuivra son dialogue avec les banques participantes concernant leur capacité à mesurer et à gérer les risques financiers liés au climat.

Réserve fédérale

Bien que la Fed ne communique pas de chiffres précis sur les pertes potentielles, un document confidentiel de Citigroup révèle un possible impact mineur lié à ces scénarios climatiques. Ainsi, malgré l'ampleur de la menace, l'impact immédiat pourrait être moins grave.

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Jai Hamid

Jai Hamid

Jai Hamid couvre l'actualité des cryptomonnaies, des marchés boursiers, des technologies, de l'économie mondiale et des événements géopolitiques qui influencent les marchés depuis six ans. Elle a collaboré avec des publications spécialisées dans la blockchain, telles que AMB Crypto, Coin Edition et CryptoTale, sur des analyses de marché, des sujets liés aux grandes entreprises, à la réglementation et aux tendances macroéconomiques. Diplômée de la London School of Journalism, elle a également présenté à trois reprises son expertise du marché des cryptomonnaies sur l'une des principales chaînes de télévision africaines.

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