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Les États-Unis demandent aux entreprises de l'UE de se conformer au décret anti-DEI de Trump

Dans cet article :

  • L'administration Trump fait pression sur les entreprises européennes pour qu'elles se conforment à l'interdiction américaine en matière de diversité, d'équité et d'inclusion.
  • Des experts juridiques s'interrogent sur la possibilité d'appliquer les exigences de conformité en matière de DEI en dehors des États-Unis.
  • Les tensions entre les États-Unis et l'UE s'intensifient encore.

Les entreprises européennes subissent des pressions de l'administration Trump pour se conformer à un décret présidentiel américain interdisant les programmes de diversité, d'équité et d'inclusion. 

Une lettre envoyée par l'ambassade américaine à Paris et d'autres ambassades à travers l'Union européenne avertit que le décret de Donald Trump s'applique aux entreprises situées hors des États-Unis si elles sont fournisseurs ou prestataires de services du gouvernement fédéral.

Les ambassades ont également joint un questionnaire intitulé « Attestation de conformité à la législation fédérale applicable en matière de lutte contre la discrimination ». Ce questionnaire demande aux destinataires de confirmer qu’ils ne mettent en œuvre aucun programme promouvant la diversité, l’équité et l’inclusion d’une manière qui enfreint les lois antidiscriminatoires. 

Le document stipule : « Lestracdu Département d’État doivent certifier qu’ils n’exploitent aucun programme promouvant la DEI qui enfreint les lois antidiscrimination applicables et conviennent que cette certification est essentielle aux fins de la décision de paiement du gouvernement et est donc soumise à la loi sur les fausses déclarations. »

Selon les mêmes sources, la lettre et le questionnaire ont été envoyés par des diplomates américains dans les pays de l'est de l'UE et en Belgique. 

Un banquier parisien de haut rang s'est dit choqué en lisant la lettre, déclarant : « C'est fou… mais tout est désormais possible. La loi du plustronprévaut maintenant. »

Plusieurs entreprises ont contacté le ministère français des Finances au sujet de cette demande, ce qui a suscité des inquiétudes au sein du gouvernement. 

Selon une source proche du ministre français de l'Économie, Éric Lombard : « Cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain. Elles ne sont pas les mêmes que les nôtres. Le ministère ne manquera pas de le rappeler à ses homologues américains. » Le quotidien Les Échos a été le premier à révéler l'existence de cette lettre.

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Certains dirigeants ne répondront pas à la demande

Les premières analyses juridiques laissent penser que la mesure pourrait ne pas être applicable en dehors des États-Unis. Certains dirigeants et leurs équipes juridiques ont choisi de ne pas répondre au questionnaire pour le moment. 

Cette tension s'est intensifiée à mesure que les États-Unis se désengagent d'alliances de longue date, notamment en raison de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie.

En début de semaine, Trump a imposé des droits de douane de 25 % sur les importations automobiles aux États-Unis. Il a également relevé les droits de douane sur l'acier et l'aluminium européens, ce qui a incité l'UE à envisager des mesures de rétorsion. L'Europe n'a pas encore décidé quels produits cibler. 

Les tensions entre Washington et l'UE se sont exacerbées suite aux récentes fuites de conversations sur Signal. Le vice-président dent Vance a écrit : « Je déteste devoir encore une fois renflouer l'Europe », ce à quoi le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a répondu : « C'est PITOYABLE. »

La France n'a historiquement pas accepté les programmes de diversité, d'équité et d'inclusion (DEI). Cela s'explique par le fait que la législation nationale encadre strictement la collecte de données raciales et ethniques. Les employeurs n'ont pas le droit de se baser sur les origines d'une personne pour prendre des décisions d'embauche ou de promotion. 

Selon Les Échos, l'ordonnance américaine stipulait : « Si vous n'acceptez pas de signer ce document, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous fournir des raisons détaillées, que nous transmettrons à notre service juridique. » 

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