Les autorités du département de la Justice américain ont utilisé l'infrastructure du site des brigades al-Qassam saisie dans une opération d'infiltration cryptographique pour piéger les donateurs de groupes terroristes tels que le Hamas, al-Qaïda et l'EI.
Une opération d'infiltration est une opération de ruse menée par les forces de l'ordre pour appréhender une personne en flagrant délit. Ces opérations sont courantes dans de nombreux pays, comme les États-Unis, mais interdites dans d'autres, comme la Suède ou la France.
Annoncée jeudi, l'opération d'infiltration a permis de saisir des millions de dollars en cryptomonnaies provenant de 150 comptes appartenant à des groupes terroristes. Il pourrait s'agir de leur plus grosse prise à ce jour.
Selon le département américain de la Justice américain, Al-Qaïda et des groupes affiliés ont exploité un réseau de blanchiment d'argent bitcoin via des chaînes Telegram et d'autres plateformes de médias sociaux pour solliciter des dons en cryptomonnaie. Un facilitateur de l'EI, Murat Cakar, a utilisé un site web pour vendre des masques respiratoires N95 non homologués par la FDA pendant la pénurie d'équipements de protection individuelle liée à la Covid-19.
Le ministère de la Justice mettra en œuvre tous les moyens disponibles pour protéger la vie et la sécurité du public américain contre les groupes terroristes.
Procureur général William Bar
Une opération d'infiltration du département de la Justice américain dans le domaine des cryptomonnaies a permis la plus importante saisie jamais réalisée sur des comptes de cryptomonnaies appartenant à des groupes terroristes.
Le département de la Justice américain a réalisé la plus importante saisie de cryptomonnaies jamais effectuée sur des comptes appartenant à des groupes terroristes comme l'État islamique et Al-Qaïda, selon un reportage . Bien que le montant exact saisi n'ait pas été divulgué, le reportage indique qu'il s'agit de millions de dollars. Cette opération s'inscrit dans le cadre des efforts du département pour lutter contre le financement du terrorisme.
En confisquant ces fonds sur les comptes de cryptomonnaies des groupes terroristes, le ministère de la Justice les empêche très probablement d'acquérir des armes destructrices, comme l'a indiqué le procureur général adjoint John Demers. En effet, les cryptomonnaies, et notamment Bitcoin, constituent désormais un moyen de financement essentiel pour les groupes militants.
Ainsi, le piratage des comptes de cryptomonnaies permettrait au ministère de la Justice d'atteindre la source de financement la plus importante du groupe. Selon les forces de l'ordre, ces comptes étaient utilisés par les groupes militants pour recevoir des dons et collecter des fonds. Ces groupes dépendent de ces fonds pour financer chacune de leurs actions.
Plus de 300 comptes de cryptomonnaies appartenant à des groupes terroristes ont été saisis jusqu'à présent.
Demers, qui est également le plus haut responsable de la sécurité nationale au sein du département, a par ailleurs souligné que cette évolution récente démontre que les forces de l'ordre ont une longueur d'avance sur les groupes terroristes. Le département de la Justice a indiqué avoir, à ce jour, saisi plus de 300 comptes de cryptomonnaie appartenant à ces groupes.
Les autorités ont également saisi quatre sites web et des pages Facebook liés à ces attentats. Surtout, près de deux millions de dollars ont été confisqués. Ces fonds serviront à indemniser les victimes d'attaques terroristes, ont indiqué les responsables.

