Apple a traversé des moments difficiles ces derniers mois, notamment en ce qui concerne ses efforts dans le domaine de l'IA. Désormais, l'entreprise est poursuivie en justice au sujet d'Apple Pay, ce qui aggrave des problèmes déjà existants, comme le débauchage de ses talents par Mark Zuckerberg, dont la générosité est de mise, et freine les progrès du fabricant d'iPhone en matière d'IA.
Apple doit désormais faire face à Fintiv, une société texane qui vient de porter plainte contre le géant technologique devant le tribunal fédéral d'Atlanta, l'accusant d'avoir utilisé des secrets commerciaux volés pour développer Apple Pay.
Apple a-t-elle vraiment volé des secrets commerciaux ?
D'après Fintiv, les fonctionnalités essentielles d'Apple Pay reposent sur une technologie développée par CorFire, une société acquise par Fintiv en 2014.
Selon la plainte, Apple aurait tenu plusieurs réunions avec CorFire entre 2011 et 2012, allant même jusqu'à conclure des accords de confidentialité pour explorer la possibilité d'acquérir une licence pour la technologie de portefeuille mobile de CorFire, alors qu'elle cherchait à tirer profit de la demande croissante de paiements sans contact.
Fintiv allègue qu'Apple a trahi CorFire en utilisant à sa place les dent qu'elle avait reçues et en embauchant, semble-t-il, des employés clés de CorFire pour travailler sur Apple Pay en 2014.
Le produit a été lancé et a connu un tel succès qu'il est devenu un outil qu'Apple utilise pour générer des commissions pour les émetteurs de cartes de crédit tels que Bank of America, Capital One, Citigroup, JPMorgan Chase et Wells Fargo, ainsi que pour les réseaux de paiement American Express, Mastercard et Visa.
Fintiv affirme qu’elle entretient la mascarade en « propageant frauduleusement le faux récit selon lequel elle est le développeur d’Apple Pay » et que ces relations avec les entreprises qui ont formé l’entreprise ont conduit à une « conduite illégale » à une échelle « stupéfiante ».
La plainte vise à obtenir des dommages-intérêts compensatoires et punitifs pour violation des lois fédérales et géorgiennes sur les secrets commerciaux, ainsi que pour violation de la loi RICO. Apple est le seul défendeur.
« Il s’agit d’un cas de vol et de racket d’entreprise d’une ampleur monumentale », permettant à Apple, basée à Cupertino en Californie, de générer des milliards de dollars de revenus sans verser « un seul centime » à Fintiv, peut-on lire dans la plainte.
Fintiv est en conflit juridique avec Apple depuis des années
L'avocat de Fintiv, Marc Kasowitz, a qualifié la conduite d'Apple de « l'un des exemples les plus flagrants de malversations d'entreprise » qu'il ait vus en près de cinquante ans de pratique du droit. Ce n'est pas la première fois que Fintiv intente une action en justice contre Apple, l'accusant de pratiques douteuses.
Selon l'entreprise, ce vol s'inscrit dans une pratique courante chez Apple depuis des années, et Kasowitz et Fintiv affirment que ces détournements ne se limitent pas aux secrets commerciaux.
Ils affirment qu'Apple semble vouloir nouer des partenariats avec des entreprises pour accéder à des informationsdentet exclusives. Ensuite, elle débauche des employés clés, s'emparant ainsi de la précieuse propriété intellectuelle de l'entreprise et l'utilisant pour commercialiser ses activités à son propre compte.
Fintiv a cité des exemples de partenariats similaires entre Apple et Masimo concernant la technologie de surveillance de l'oxygénation sanguine, et avec la société de biotechnologie Valencell, Inc. concernant la technologie de surveillance cardiaque.
La croisade juridique de Fintiv contre Apple remonte trac laquelle elle a déposé une plainte contre Apple concernant l'un de ses brevets liés aux portefeuilles mobiles.
Cette affaire a été classée sans suite en début de semaine, un juge ayant statué qu'Apple n'avait pas enfreint certains brevets. Fintiv prévoit de faire appel de cette décision et attend la réponse d'Apple à la nouvelle plainte.

