La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine a omis de consacrer un volet spécifique aux crypto-actifs à ses priorités d'examen pour 2026, selon une nouvelle déclaration de la Division des examens de l'agence.
Selon certaines informations, ce changement semble s'inscrire dans la lignée de la position pro-crypto dudent américain Donald Trump, qui a apporté un soutien considérable à l'écosystème crypto.
L'annonce a été rendue publique après que la Division des examens de l'agence a dévoilé ses priorités pour l'exercice financier se terminant le 30 septembre 2026, le lundi 17 novembre. À ce moment-là, les analystes ont constaté que cette division au sein de la SEC n'avait pas spécifiquement abordé la question des actifs numériques ou des cryptomonnaies.
Les nouvelles priorités mettent plutôt l'accent sur les obligations fiduciaires, les normes de conduite, la conservation des actifs des clients, la cybersécurité et la protection des données. Contactée par des journalistes pour commenter cette affirmation, la SEC a indiqué que ces priorités omettaient tous les domaines que la division devrait examiner l'année prochaine.
Alors que les cryptomonnaies figuraient auparavant comme une catégorie de risque à part entière, l'agence a indiqué que sa liste « n'est pas exhaustive », laissant ouverte la possibilité que les entreprises d'actifs numériques puissent encore être examinées sous d'autres angles.
Le président de la SEC affirme que les examens ne doivent pas être un piège.
Le secteur des cryptomonnaies aux États-Unis a connu une croissance substantielle sous l'administration Trump. Cela s'explique par le fait que cette administration s'est principalement concentrée sur l'assouplissement de la réglementation dans ce secteur.
Des rapports ont également souligné le soutien indéfectible de la famille Trump à l'écosystème crypto. Leurs efforts dans ce secteur ont été reconnus suite à leurs initiatives, notamment le lancement d'une plateforme de trading, la création d'une entreprise de minageet l'introduction d'un stablecoin et d'un token.
Dans un communiqué, Paul Atkins, président de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, a expliqué que les contrôles menés par l'agence sont essentiels à l'accomplissement de sa mission. Il a toutefois précisé que cela ne signifie pas que ces contrôles doivent constituer un piège.
Le président a également souligné que la publication de l'annonce des priorités d'examen est importante, car elle aidera les entreprises à se préparer à une conversation instructive avec les examinateurs de la SEC et à clarifier les principaux objectifs de l'agence.
Par ailleurs, il convient de noter que la Division des examens est chargée d'enquêter sur diverses entités, notamment les courtiers, les bourses, les chambres de compensation et les conseillers en placement. Ces enquêtes visent à garantir que ces organisations respectent scrupuleusement la réglementation fédérale en matière de valeurs mobilières.
Bien que les cryptomonnaies ne figurent pas parmi les dernières priorités, la division avait déjà manifesté son intérêt pour un renforcement de sa surveillance du secteur. Cette volonté avait été révélée après qu'elle eut annoncé, sous la direction de l'ancien président de la SEC, Gary Gensler, qu'elle s'intéresserait de près aux « offres, ventes, recommandations, conseils, transactions et autres activités liées aux crypto-actifs ».
Dans cette optique, la division a laissé entendre qu'elle se concentrerait principalement sur les fonds négociés en bourse (ETF) Bitcoin et Ether au comptant.
Concernant cette information, la division a publié un communiqué l'année dernière, indiquant qu'elle suivrait de près les questions liées à la nature imprévisible et aux activités des marchés des crypto-actifs. Elle a également souligné que l'équipe procéderait à des examens des entreprises enregistrées proposant des services liés aux crypto-actifs.
La SEC met en lumière les risques liés à l'IA tout en rééquilibrant la surveillance des cryptomonnaies.
La SEC a également publié une déclaration exposant son objectif principal, qui est de traiter les risques associés aux nouvelles technologies, en soulignant notamment les outils d'investissement automatisés et l'intelligence artificielle comme des domaines d'intervention clés.
Cette omission témoigne d'une évolution réglementaire plus large sous l'actuelle direction de la SEC, qui s'est éloignée de la position historiquement agressive et axée sur les cryptomonnaies en matière de répression. Ces derniers mois, l'agence a manifesté un intérêt pour l'élaboration de lignes directrices plus claires et plus favorables à l'innovation, notamment en étudiant la possibilité d'exemptions pour les technologies financières émergentes.
Ces derniers mois, les autorités de régulation ont également réexaminé des propositions de réglementation relatives aux cryptomonnaies, dont certaines, introduites sous l'administration précédente, avaient été critiquées pour leur caractère trop restrictif ou leur inadéquation avec les réalités du marché. Ces nouvelles priorités d'examen semblent favoriser un changement d'approche, abandonnant ainsi une posture hostile.
Cela dit, les analystes soulignent que l'absence des cryptomonnaies parmi les priorités ne signifie pas que le secteur est sans risque ou hors de portée de la réglementation. La SEC pouvant continuer à examiner les entreprises en fonction de leur profil de risque spécifique, les sociétés d'actifs numériques restent sous sa surveillance, même si elles ne figurent plus parmi ses priorités affichées.

