Des trafiquants de puces Nvidia libérés sous caution dans une affaire de fraude de 390 millions de dollars à Singapour

- Parmi les trafiquants de cartes Nvidia, deux hommes originaires de Singapour ont été libérés sous caution de 600 000 dollars chacun, et le troisième, originaire de Chine, a été libéré sous caution d’un million de dollars.
- Le parquet a demandé un délai de huit semaines pour terminer son enquête ; la prochaine audience est fixée au 2 mai.
- Les États-Unis enquêtent toujours pour déterminer si DeepSeek a utilisé illégalement des puces américaines.
Trois hommes soupçonnés d'avoir escroqué des fournisseurs d'ordinateurs serveurs susceptibles de contenir des puces Nvidia Corp. soumises à des restrictions d'exportation américaines ont été libérés temporairement de prison après qu'un juge de Singapour leur a accordé une libération sous caution.
Deux hommes originaires de Singapour ont été libérés sous caution de 600 000 dollars chacun, et le troisième homme, de nationalité chinoise, a été libéré sous caution d'un million de dollars.
Selon les informations disponibles, le parquet a requis un délai de huit semaines pour finaliser son enquête, assorti de conditions spécifiques : interdiction pour les accusés de se rendre dans les aéroports et aux postes frontières, et interdiction de s’exprimer sur l’affaire s’ils sont libérés sous caution. Le ressortissant chinois devra porter un bracelet électroniquetrontractrac tractractractrac tractracaudience est fixée au 2 mai.
Affaire de contrebande de Nvidia – Détails
Les trois suspects sont les Singapouriens Aaron Woon, 41 ans, et Alan Wei, 49 ans, et le ressortissant chinois Li Ming, 51 ans. Les procureurs singapouriens ont d'abord inculpé les trois hommes à la fin du février.
Selon l'accusation, l'affaire de fraude concernait des serveurs loués auprès d'entreprises singapouriennes puis transférés en Malaisie. Le procureur a précisé que la part des Singapouriens s'élève à environ 250 millions de dollars, et celle du ressortissant chinois à environ 140 millions de dollars.
En mars, le ministre de la Justice de la cité-État, K Shanmugam, a déclaré que les serveurs étaient fabriqués par Dell Technologies Inc. et Super Micro Computer Inc. Shanmugam a ajouté qu'ils pourraient contenir des puces Nvidia dont l'exportation hors des États-Unis est interdite.
La Malaisie a déclaré qu'elle prendrait les mesures nécessaires contre les entreprises malaisiennes impliquées dans une affaire de fraude concernant l'expédition présumée de puces Nvidia de Singapour vers la Chine. Bien entendu, la Malaisie ne souhaite pas compromettre ses relations avec les États-Unis, déjà fragilisées par les menaces de droits de douane de Trump.
Selon l'accusation, Wei se serait octroyé des dizaines de millions de dollars de bénéfices et Woon aurait perçu une prime d'un million de dollars. Interrogé sur les charges retenues contre lui, l'avocat de Wei, Shashi Nathan, a déclaré vouloir obtenir des preuves des autorités concernant les sommes que son client aurait détournées. L'avocat de Li est resté silencieux, et celui de Woon n'a pas répondu immédiatement à la demande de prise de parole.
Cette affaire s'inscrit dans le cadre d'une vaste enquête policière menée à Singapour sur 22 personnes et entreprises soupçonnées d'avoir menti aux forces de l'ordre. Six autres personnes ont été interpellées. Le parquet a également indiqué que la police examinait la possibilité que d'autres fournisseurs soient impliqués dans des affaires similaires.
Par ailleurs, Shanmugam indique que les autorités tentent de déterminer la destination des marchandises après leur expédition de Singapour vers la Malaisie.
La question principale dans cette affaire est de savoir si les trois personnes ont menti aux fournisseurs de serveurs concernant l'identité des utilisateurs du matériel. Certains pays, comme la Chine, imposent des restrictions commerciales sur les technologies de pointe en matière de semi-conducteurs américains. Cela illustre comment cette technologie circule à travers le monde via l'Asie du Sud-Est et pourrait se retrouver en Chine.
DeepSeek pourrait être un suspect dans cette affaire
Le dernier rapport annuel de Nvidia indique que Singapour a généré 18 % du chiffre d'affaires de l'entreprise au cours de l'exercice fiscal clos le 28 janvier. Cependant, les livraisons à Singapour ne représentaient que 2 % des ventes.
En janvier, la société chinoise DeepSeek a fait sensation dans le monde de l'IA grâce à sa technologie de pointe et ses solutions à bas coût. Cela a suscité des interrogations quant à la provenance et aux modalités d'approvisionnement de ses puces. Bien que Nvidia tente de bloquer les exportations et d'empêcher l'utilisation de cette technologie en Chine, l'IA de DeepSeek repose sur ses puces.
Les États-Unis enquêtent sur l'utilisation présumée par DeepSeek de puces américaines. En janvier, le modèle d'IA de DeepSeek a stupéfié le monde de la technologie par son efficacité.
Les autorités singapouriennes ont indiqué que les ordinateurs pourraient avoir été équipés de puces Nvidia, mais elles n'ont pas précisé s'il s'agissait de semi-conducteurs haut de gamme contrôlés par les États-Unis.
Le ministre de la Justice et de l'Intérieur, K Shanmugam, a déclaré la semaine dernière qu'il ne souhaitait pas spéculer sur un éventuel lien avec DeepSeek lorsqu'on l'a interrogé à ce sujet.
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