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Nokia tente de profiter du retour en force de Nvidia en 2026. Cela pourrait ne pas fonctionner

Dans cet article :

  • Nokia mise sur un retour en force en s'associant à Nvidia et en entrant sur le marché des infrastructures d'IA.

  • L'entreprise dominait autrefois le marché des téléphones mobiles, mais s'est effondrée après avoir raté le virage des smartphones.

  • Elle se concentre désormais sur le cloud, les centres de données et les réseaux optiques, grâce à un investissement d'un milliard d'euros de la part de Nvidia.

Nokia a un temps détenu le record du son le plus puissant du secteur technologique. Sa sonnerie était omniprésente : dans les poches, les bus, les bureaux et les rues. En 2009, elle était diffusée environ 1,8 milliard de fois par jour, soit 20 000 fois par seconde.

Le son provenait de la pièce pour guitare Gran Vals de Francisco Tárrega. Il s'accordait avec une entreprise qui a dominé le marché des téléphones du milieu des années 1990 jusqu'à son apogée en 2008. Cette domination a pris fin brutalement avec l'arrivée de l'iPhone, suivi par celle des téléphones Android bon marché.

En 2025, Nokia était bien loin de l'époque du 3310 et du jeu Snake. L'effondrement du marché de la téléphonie mobile l'a contraint à vendre sa division appareils et à abandonner le matériel auquel les gens faisaient autrefois confiance. L'entreprise commercialise désormais des équipements réseau, des liaisons cloud et des systèmes optiques.

En octobre, Nvidia a annoncé un investissement d'un milliard de dollars et la création d'un partenariat axé sur l'intelligence artificielle au sein des réseaux de télécommunications. Le marché a réagi promptement : le cours de l'action a bondi de 25 %. La valorisation avoisine désormais les 32 milliards d'euros, bien en deçà de son précédent sommet.

L'effondrement du marché de la téléphonie mobile a bouleversé le secteur

Ce déclin est survenu après des années de domination. En 2000, Nokia détenait 26,4 % du marché mondial des téléphones portables, selon les données de CCS Insight. Au plus fort de la bulle Internet, sa valeur avoisinait les 286 milliards d'euros et représentait près de 4 % du PIB finlandais.

L'entreprise a vendu 126 millions d'exemplaires du 3310. On l'appelait la brique. Le téléphone était livré avec le jeu Snake, qui captivait les utilisateurs malgré son petit écran.

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Jorma Ollila, directeur général de 1992 à 2006, a déclaré que le succès des téléphones était dû à l'expertise marketing des équipes, tandis que la concurrence se concentrait sur le développement technologique brut. Il a ajouté que la confiance au sein de l'entreprise était profonde et que le marché du mobile avait finalement pris une ampleur bien supérieure aux prévisions.

Cette conviction ne lui a pas permis de se relever par la suite. Lorsque Apple a lancé l'iPhone en 2007, le changement a été brutal. Ben Harwood, de New Street Research, a déclaré que l'entreprise avait résisté au changement, avait agi trop lentement et n'avait pas su repenser son système d'exploitation pour rivaliser avec iOS et Android.

S'ensuivit une tentative de dernière minute. En 2011, l'entreprise adopta le système Windows Phone de Microsoft et lança les appareils Lumia. Ce fut un échec. Ben Wood, de CCS Insight, qualifia cette décision de coup de grâce.

En 2014, Nokia a vendu sa division appareils et services à Microsoft pour 5,4 milliards d'euros. Son chiffre d'affaires avait chuté de 37,7 milliards d'euros en 2007 à 10,7 milliards d'euros. En 2008, Wood déclarait que l'entreprise détenait près de 40 % de parts de marché mondiales et n'avait jamais anticipé l'effondrement qui allait suivre.

Les accords de réseau ont remplacé les rêves de téléphones portables

Après avoir abandonné la téléphonie, Nokia s'est tourné vers les infrastructures de télécommunications. Malgré les inquiétudes des gouvernements concernant la sécurité des fournisseurs chinois, les opérateurs européens ont continué à leur attribuer d'importantstrac. BT, Telefónica et Deutsche Telekom ont ainsi signé des accords.

Malgré cela, la part de marché des réseaux d'accès radio a continué de diminuer. Les graphiques tracdes dépenses ont montré un déclin constant, accentuant la pression sur l'activité principale.

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Un second tournant stratégique s'est opéré sous la direction de Pekka Lundmark. L'entreprise a renforcé sa présence dans les services cloud, les centres de données et les réseaux optiques. En février, elle a racheté Infinera pour 2,3 milliards de dollars afin d'étendre son réseau optique.

Shaz Ansari, professeur à l'université de Cambridge, a déclaré que la capacité à se réinventer découle de la manière dont une entreprise gère l'échec et réoriente ses ressources. Il a ajouté que l'entreprise se sépare de ses activités lorsqu'elles échouent et peut se diversifier dans différents secteurs, et pas seulement dans certains produits.

Lundmark a quitté ses fonctions en avril. Justin Hotard lui a succédé et a axé sa stratégie sur le supercycle de l'IA. Celle-ci repose sur les équipements optiques assurant le transfert de données entre les centres de données et les routeurs prenant en charge les services cloud. L'intérêt manifesté par Nvidia a rapidement suscité l'attention. Les investisseurs ont perçu ce partenariat comme une porte d'entrée vers les dépenses en IA, qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars chaque année.

Cette nouvelle orientation ne se fait pas sans susciter des réticences. Les analystes ont souligné les risques liés à l'irrégularité des investissements dans l'IA.

Des concurrents comme Ciena et Cisco convoitent les mêmes budgets. Paolo Pescatore, de PP Foresight, a indiqué que des inquiétudes persistent quant aux retours sur investissement futurs, évoquant la réticence des clients à dépendre d'un seul fournisseur.

Hotard rejetait l'idée d'un chemin tout tracé. Il affirmait que la survie suit rarement une voie sans embûches et exige des adaptations constantes.

Aujourd'hui, Nokia doit faire face à une concurrence féroce, à des cycles de dépenses volatils et à des attentes alimentées par le soutien de Nvidia. Cette stratégie place l'entreprise au cœur même du secteur technologique le plus dynamique, mais la notoriété n'est pas gage de sécurité.

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