Meta annonce des lois sur la transparence de l'IA avant les élections canadiennes

- Les nouvelles exigences s'appliquent aux publicités comportant des images, des vidéos et des éléments audio photoréalistes modifiés numériquement.
- Meta souhaite renforcer la transparence et rétablir la confiance dans la communication politique.
- Ces exigences de transparence font suite à l'interdiction antérieure par Meta des publicités politiques et à la suppression des programmes américains de vérification des faits.
Meta Platforms, la société mère de Facebook, a introduit de nouvelles exigences de transparence pour les annonceurs politiques, leur demandant de révéler toute utilisation d'IA dans leur contenu avant les prochaines élections fédérales canadiennes.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des initiatives plus vastes de Meta visant à freiner la désinformation et à rétablir la confiance dans la communication politique, à l'approche des élections canadiennes.
Meta étend l'interdiction aux publicités mettant en scène des personnes inexistantes
Un de Reuters indique que l'obligation de divulgation s'applique si une publicité contient une image, une vidéo ou un enregistrement audio réaliste qui a été créé ou modifié numériquement pour faire croire qu'une personne dit ou fait quelque chose qu'elle n'a pas dit ou fait.
Selon l'entreprise, les nouvelles lois s'appliquent également aux publicités politiques ou sociales modifiées numériquement, dans le but de minimiser la désinformation, à temps pour les élections fédérales canadiennes.
Le Premier ministre canadien Mark Carney devrait déclencher des élections anticipées ce week-end, le scrutin étant prévu le 28 avril, selon un responsable non autorisé à s'exprimer et qui a donc souhaité rester anonyme.
La décision de Meta intervient alors que les plateformes de médias sociaux et les sites web sont inondés de contenus générés par l'IA, induisant en erreur un public non averti.
L'interdiction s'étend désormais aux publicités mettant en scène une personne inexistante ou un événement d'apparence réaliste qui ne s'est jamais produit. Elle concerne également la modification d'images d'un événement réel ou la présentation d'un événement prétendument survenu, mais qui ne constitue pas une image, une vidéo ou un enregistrement audio authentique.
En novembre dernier, Meta a indiqué qu'elle prolongerait son interdiction des nouvelles publicités politiques après l'élection américaine, en réponse à la désinformation galopante lors de la dernièredent.
Le géant des médias sociaux a également interdit aux campagnes politiques et aux annonceurs d'autres secteurs réglementés d'utiliser ses nouveaux produits publicitaires basés sur l'IA générative en 2023.
Cependant, Meta a également supprimé en début d'année ses programmes de vérification des faits aux États-Unis, renforçant ainsi les restrictions sur les discussions autour de sujets controversés tels que l'immigration et l'dentde genre. Cette décision intervient alors que le réseau social a cédé aux pressions des conservateurs et a mis en œuvre la plus importante refonte de son approche en matière de gestion des contenus politiques.
Le propriétaire de Facebook et d'Instagram avait également indiqué en décembre dernier que l'IA générative aurait eu un impact limité sur ses applications en 2024, ne parvenant pas à se constituer une audience significative sur Facebook et Instagram ni à utiliser l'IA efficacement.
Meta pourrait augmenter ses coûts d'exploitation avec cette initiative
L'entreprise a également ajouté une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de signaler lorsqu'ils partagent des images, des vidéos ou des fichiers audio générés par l'IA, afin que ces derniers puissent être étiquetés.
Selon le Nasdaq, les initiatives prises par Meta en matière de publicités politiques générées par l'IA témoignent d'un leadership proactif dans la lutte contre la désinformation, ce qui pourrait potentiellement renforcer la confiance des utilisateurs et la bienveillance des autorités de réglementation.
Cette politique pourrait également donner au géant des médias sociaux un avantage concurrentiel en le positionnant comme une plateforme plus proactive et digne de confiance pour le discours politique,tracainsi les annonceurs soucieux de transparence.
Bien qu'il s'agisse d'une noble idée pour lutter contre la désinformation et la mésinformation, certaines inquiétudes subsistent quant au fait que ces exigences pourraient dissuader certains annonceurs politiques, entraînant potentiellement une baisse des revenus publicitaires de ce secteur.
Un autre défi, selon le Nasdaq, réside dans la mise en œuvre et l'application de cette politique, qui pourraient s'avérer difficiles et gourmandes en ressources, augmentant ainsi les coûts opérationnels pour le géant des médias sociaux.
Cette politique pourrait également être un indicateur clair de la prévalence des contenus générés par l'IA sur la plateforme, suscitant des inquiétudes chez les utilisateurs quant à leur authenticité et pouvant potentiellement réduire l'engagement global.
La disponibilité et l'accessibilité des outils d'IA générative ont permis aux utilisateurs de créer des images, des fichiers audio et des vidéos qui semblent réels, ce qui facilite la tromperie du public non averti.
En 2024, le monde a connu une recrudescence des cas de désinformation et de mésinformation, des individus sans scrupules ayant utilisé des outils d'intelligence artificielle pour créer du contenu trompeur, notamment lors des élections organisées dans de nombreux pays, dont les États-Unis. Parmi les autres exemples marquants, on peut citer la diffusion virale d'une photo du pape portant une doudoune élégante.
Un autre cas concernait des appels imitant la voix dudent américain de l'époque, Joe Biden, incitant les électeurs du New Hampshire à boycotter les primairesdent. Ledent actuel, Donald Trump, a lui aussi été victime de manipulations par intelligence artificielle ; à un moment donné, une image truquée le montrant aux prises avec la police est devenue virale.
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Enacy Mapakame
Enacy Mapakame est une journaliste forte de plus de dix ans d'expérience dans l'actualité économique et financière. Elle couvre les marchés de capitaux et les technologies émergentes, notamment le métavers, l'intelligence artificielle et les cryptomonnaies. Enacy est titulaire d'une licence en études des médias et de la société (avec mention).
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