- Les États-Unis ont imposé de vastes sanctions à la Russie suite à la mort d'Alexeï Navalny et à l'invasion de l'Ukraine, visant plus de 500 personnes et entités.
- Sovcomflot, le principal groupe de transport maritime de pétrole russe, a été sanctionné pour avoir enfreint le plafond de prix fixé par le G7 pour le pétrole russe, ce qui a affecté 14 pétroliers transportant du pétrole brut.
- Des sanctions financières ont frappé le système national de cartes de paiement russe ainsi qu'une douzaine de banques et d'entreprises financières, dans le but de couper les voies d'évasion financière de la Russie à l'échelle mondiale.
Les États-Unis viennent d'imposer de lourdes sanctions à la Russie. Il s'agit d'une véritable offensive, en réponse à des événements majeurs, notamment le décès tragique du chef de l'opposition Alexeï Navalny et l'invasion de l'Ukraine. Cette fois-ci, plus de 500 personnes et entités sont visées. Les États-Unis cherchent clairement à accroître la pression sur Moscou comme jamais auparavant.
Le Trésor américain pointe du doigt près de 300 personnes et entreprises, le Département d'État en ajoute plus de 250 à sa liste noire, et le Département du Commerce désigne plus de 90 entreprises comme à surveiller. Il s'agit d'une opération coordonnée à tous les niveaux.
Les principaux acteurs du jeu des sanctions
Commençons par Sovcomflot, le principal groupe de transport maritime russe de pétrole. Les États-Unis l'accusent de contourner le plafonnement des prix du pétrole russe imposé par le G7. On lui reproche des violations flagrantes et des manœuvres douteuses. Quatorze pétroliers transportant du pétrole brut font actuellement l'objet d'une enquête. L'objectif ? Réduire de la Russie , qui constituent un financement essentiel pour l'invasion de l'Ukraine.
Mais les États-Unis font aussi un geste : une licence générale autorisant le déchargement de pétrole brut et d'autres cargaisons de ces navires pour une durée limitée. C'est une stratégie efficace qui offre un répit tout en maintenant la pression.
Le prochain objectif visé est celui des marchés financiers russes. Le Trésor américain impose des sanctions au Système national de cartes de paiement (NPCS), cerveau du système de paiement Mir. Pourquoi ? Parce que Mir est apparemment devenu un outil essentiel pour la Russie, surtout après le retrait des concurrents des États-Unis du pays. Cette mesure vise à couper les voies de contournement de la Russie face aux sanctions et à l'empêcher de réintégrer discrètement le système financier mondial.
Et ce n'est pas tout. De nombreuses banques, sociétés d'investissement et entreprises fintech russes sont également mises à l'écart. Parmi elles, la banque SPB, acteur majeur de la bourse russe, connue pour ses opérations sur les marchés d'actions étrangères.
Les États-Unis ciblent également les projets futurs de la Russie dans le secteur énergétique. Le projet Arctic LNG 2 est scruté de près, et des sanctions visent à entraver les futures exportations d'énergie russes. Les entreprises impliquées dans la construction de méthaniers spécialisés pour ce projet font l'objet d'une attention particulière, signe d'une volonté manifeste de freiner les ambitions russes en Arctique.
Contourner et esquiver les sanctions
Passons maintenant à l'ingéniosité déployée pour contourner les sanctions. Les États-Unis élargissent leur champ d'action et dénoncent des entités basées non seulement en Russie, mais aussi en Chine, en Turquie, aux Émirats arabes unis et au Kazakhstan, accusées d'aider Moscou à échapper aux sanctions. Il s'agit notamment d'entreprises fournissant des composantstronet autres produits essentiels à l'armement russe. De toute évidence, les États-Unis prennent très au sérieux la question des sanctions.
Enfin, et surtout, abordons la question de la coopération militaire entre la Russie et l'Iran. Les États-Unis ont imposé des sanctions au ministère iranien de la Défense et de la Logistique des forces armées (MODAFL). Cette mesure, prise en vertu d'une autorisation spécifique à la Russie, marque la première fois que le MODAFL est visé par des sanctions américaines dans ce contexte. Ces sanctions constituent une réponse directe aux transferts de munitions et de drones entre l'Iran et la Russie, et soulignent la volonté concertée des deux pays de soutenir les opérations militaires en Ukraine grâce à des armements sophistiqués.
Le Trésor américain adentet ciblé un réseau opérant dans la zone économique spéciale d'Alabuga, en Russie, plaque tournante pour l'acquisition et la production de ces drones de conception iranienne. Les activités de ce réseau comprennent le financement et la fabrication de drones kamikazes destinés à être utilisés dans le conflit en cours en Ukraine, ce qui constitue une violation flagrante des sanctions internationales et une implication directe dans les efforts de militarisation contre les forces ukrainiennes.
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