General Motors (GM) retente sa chance avec les voitures autonomes. Cependant, au lieu de se lancer dans la course aux robotaxis, le constructeur automobile américain s'orienterait plutôt vers les véhicules autonomes personnels.
L'ancien responsable du programme Autopilot de Tesla, Sterling Anderson, sera à la tête de cette initiative. Sous sa direction, GM prévoit de faire revenir certains des talents qui ont contribué au développement de son programme Cruise, désormais abandonné, et d'intégrer de nouveaux profils pour relancer ses ambitions dans le domaine des véhicules autonomes.
GM se tourne vers un nouveau modèle après l'accident mortel de Cruise et se recentre sur l'usage personnel
General Motors revient sur le marché des voitures autonomes après une année difficile pour sa filiale de véhicules autonomes (VA), Cruise.
En 2023, un véhicule de Cruise a blessé un piéton à San Francisco. La direction aurait tenté de dissimuler l'dent dans son rapport aux autorités de régulation, ce qui a entraîné des mesures disciplinaires. Cetdent a également conduit au licenciement de neuf cadres supérieurs et à la démission du PDG de l'époque, Kyle Vogt.
GM a suspendu les activités de Cruise à l'échelle nationale, supprimé plus d'un quart des effectifs de la filiale et réintégré certaines équipes d'ingénierie à ses activités principales. L'entreprise a invoqué le coût élevé du développement de la plateforme de robotaxis et la lenteur des procédures d'approbation réglementaire pour justifier son retrait du marché.
Selon les analystes, la décision de se recentrer sur les véhicules autonomes personnels reflète une approche plus efficiente en termes de capital.
Le retour de Sterling Anderson sur le devant de la scène
La nomination d'Anderson est perçue comme une déclaration d'intention. Il a travaillé chez Tesla, où il a dirigé le développement d' Autopilot avant de quitter l'entreprise en 2016 pour cofonder Aurora, une société de technologie de conduite autonome spécialisée dans le transport routier autonome.
Sesdentdépassent le cadre des fonctions en entreprise : au Massachusetts Institute of Technology, ses travaux de doctorat portaient sur les systèmes de conduite semi-autonomes. Chez GM, son périmètre d’action englobe les véhicules à combustion interne, électriques, d’aide à la conduite et autonomes, ce qui lui confère une influence sur l’intégration de l’autonomie dans toute la gamme de l’entreprise.
La décision de GM de faire appel au réseau d'anciens employés de sa filiale Cruise, aujourd'hui disparue, suggère qu'elle valorise l'expertise technique acquise par certains de ces professionnels au cours des années de développement des robotaxis, même si le modèle commercial a échoué.
La directrice générale, Mary Barra, a régulièrement réaffirmé l'engagement de GM envers la technologie autonome, malgré des réductions de dépenses dans d'autres domaines. Lors de la conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre, en juillet, elle a cité l'autonomie, au même titre que le développement de la chaîne d'approvisionnement nationale et l'innovation en matière de batteries, comme l'une des « priorités claires » de GM pour sa compétitivité à long terme.

