Huit grandes associations américaines du secteur des cryptomonnaies ont annoncé lundi, dans un communiqué commun, que la loi BRCA (Blockchain Regulatory Certainty Act) a été intégrée à la nouvelle version de la loi CLARITY. Selon ces associations, cette initiative constitue un pas en avant pour la protection des développeurs de technologies pair-à-pair non dépositaires, tout en maintenant un contrôletrondes institutions financières dépositaires.
Le groupe a souligné que le projet de loi actualisé reflète un juste équilibre, s'appuyant sur les recommandations de FinCEN de 2019 pour préciser que les développeurs et les fournisseurs d'infrastructure ne devraient pas être réglementés comme des établissements de transfert de fonds lorsqu'ils ne gèrent pas les fonds des clients. Neeraj Agrawal, de Coin Center, a affirmé que cette mesure était plus importante que jamais, car le ministère de la Justice, par ses poursuites, avait ignoré ces recommandations.
BRCA vise à aider les développeurs de logiciels
🥳 Le nouveau texte de la loi CLARITY, actuellement examiné par la Chambre des représentants, apporte des précisions aux développeurs non dépositaires concernant les transferts de fonds sans licence. Il codifie les directives FinCEN de 2019 ! Merci à @RepFrenchHill , @RepBryanSteil et, bien sûr, aux instigateurs initiaux de la loi BRCA, @GOPMajorityWhip et @RepRitchie ! https://t.co/DtxaNunSxn
– Peter Van Valkenburgh (@valkenburgh) 8 juin 2025
Plusieurs organisations influentes du secteur des cryptomonnaies à Washington ont publié une déclaration commune soulignant que le Congrès a intégré la loi BRCA dans sa législation sur la structure du marché. Parmi ces organisations figurent Coin Center, DeFi Education Fund, Solana Policy Institute, The Digital Chamber, Blockchain Association, Crypto Council for Innovation, Bitcoin Policy Institute, Paradigm, Uniswap Labs et Jump Crypto.
Ces organisations ont constaté que les développeurs américains créent des logiciels pair-à-pair sans conservation des fonds, et que les fournisseurs d'infrastructure qui permettent le fonctionnement des réseaux décentralisés ont peu de points communs avec les institutions financières traditionnelles et ne devraient pas être traités comme telles. Selon la Blockchain Foundation, BRCA reconnaît cette réalité et veille à ce que les développeurs de logiciels qui ne contrôlent ni ne conservent les fonds de leurs clients ne soient pas tenus de s'enregistrer comme entreprises de transfert de fonds.
Tom Emmer a initialement proposé cet amendement le 21 mai et a depuis obtenu un soutien bipartisan, notamment du sénateur Ritchie Torres. Le projet de loi vise à instaurer des protections claires pour les développeurs de logiciels et les entreprises qui soutiennent les réseaux décentralisés.
« Notre projet de loi apporte une clarté attendue depuis longtemps à l’écosystème des actifs numériques, donne la priorité à la protection des consommateurs et à l’innovation américaine, et s’appuie sur notre travail au sein du 118e Congrès. »
-French Hill, président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants.
Hill a présenté le CLARITY Act , reconnaissant qu'il vise à établir un cadre réglementaire pour les crypto-actifs aux États-Unis, offrant ainsi la clarté et la protection tant attendues par le secteur. La commission des services financiers a programmé un examen du CLARITY Act pour le 10 juin 2025, en même temps que plusieurs autres projets de loi.
Emmer a soutenu que les États-Unis devraient être le berceau mondial de l'innovation responsable, et non un lieu où les développeurs sont sanctionnés pour la création de logiciels libres ou l'expérimentation de nouvelles technologies. Elle estime également que cette législation protège l'innovation, garantit les libertés individuelles et renforce la compétitivité des États-Unis dans l'économie mondiale du XXIe siècle.
La loi CLARITY vise à répartir les responsabilités entre la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CTFC) en matière de réglementation des actifs numériques. Le 2 juin , le groupe a également demandé au Congrès de s'abstenir d'ajouter de nouvelles dispositions au projet de loi sur les stablecoins, la loi GENIUS , craignant que cela ne retarde son adoption.
La loi GENIUS est soumise au Sénat pour approbation
Un rapport de Foresight Ventures a souligné que la loi Genius pourrait renforcer la domination du dollar américain dans le Web3 en imposant un ratio de 1:1 entre la valeur du dollar et celle de ses clients en matière de stablecoins. La loi GENIUS (Guiding and Establishing National Innovation for US Stablecoins) vise à définir des règles claires pour la garantie des stablecoins et à rendre obligatoire le respect des lois anti-blanchiment d'argent.
Le projet de loi a été adopté par 66 voix contre 32 le 20 mai, établissant ainsi le premier cadre réglementaire pour les émetteurs de stablecoins. Ce projet de loi avait suscité de vives inquiétudes chez les démocrates quant aux liens entre les activités de la famille Trump dans le domaine des cryptomonnaies et World Liberty Financial. Il comprend une disposition interdisant à tout membre du Congrès ou haut responsable de l'exécutif d'émettre un stablecoin de paiement pendant son mandat.
D'autres sénateurs démocrates ont également déposé des projets de loi visant les activités cryptographiques de la famille Trump afin d'empêcher ledent d'en tirer profit. Le sénateur Michael Bennet, du Colorado, prévoit de proposer le STABLE Act, un amendement au GENIUS Act qui interdirait aux élus et aux candidats fédéraux d'émettre ou de promouvoir des actifs numériques.

