Le tribunal populaire de la zone de développement économique de Heze, dans la province du Shandong, présidé par le juge Liu Xilei, a démantelé un réseau de fraude en dollars américains d'un montant de 6,2 millions de dollars, qui ciblait environ 66 800 Indiens. Le tribunal a également condamné neuf fraudeurs chinois à des peines de prison allant de cinq à quatorze ans.
Les autorités du pays ont démantelé un réseau de fraude transactionnelle qui ciblait des ressortissants indiens via une escroquerie aux cryptomonnaies par télécommunications. Ce réseau utilisait de fausses plateformes d'investissement, de fausses dent et promettait des rendements élevés. L'enquête a révélé que les accusés formaient un réseau criminel sophistiqué, caractérisé par une organisation professionnelle, une répartition précise des tâches et des mécanismes de partage des profits.
Un tribunal chinois démantèle un réseau de fraude aux cryptomonnaies ciblant des Indiens
DERNIÈRE MINUTE : LA CHINE EMPRISONNE 9 PERSONNES POUR UNE ESCROQUERIE AU DOT DE 6 MILLIONS DE DOLLARS CIBLE DES INDIENS
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— Chase.eth (@chasegameing101) 14 avril 2025
Le tribunal populaire de la zone de développement économique de Heze a démantelé un réseau d'escrocs composé de neuf ressortissants chinois et les a condamnés à des peines de prison allant de cinq ans à quatorze ans et neuf mois. Le groupe a été démantelé pour avoir ciblé des dizaines de milliers de citoyens indiens et orchestré une escroquerie aux cryptomonnaies d'un montant de 6 millions de dollars.
Le tribunal a relevé que l'escroquerie impliquait de fausses plateformes d'investissement, de faussesdentet des promesses de rendements élevés. Les autorités ont également révélé avoir infligé une amende au groupe, en plus des peines de prison.
Les autorités chinoises estiment que l'escroquerie a duré plus d'un an, à partir de mai 2023. Les documents judiciaires ont montré que He Mountain était au centre de l'opération, où il aurait loué des bureaux dans le nouveau district de Luxi à Heze et recruté une équipe pour mener à bien la fraude.
L'enquête a également révélé que le groupe se faisait passer pour de riches Indiennes sur des applications de messagerie, où elles tissaient des liens personnels avec des hommes indiens afin d'instaurer un climat de confiance. Une fois les victimes émotionnellement impliquées, elles étaient dirigées vers une plateforme d'investissement frauduleuse appelée « SENEE ». Cette plateforme leur promettait des rendements mensuels de 8 à 15 % sur des dépôts aussi faibles que 1 000 roupies.
« J’ai rencontré un Indien sur une application de messagerie instantanée et j’ai découvert la plateforme d’investissement en ligne SENEE. J’ai communiqué avec des clients via cette application, en utilisant comme appât des rendements élevés de 8 % à 15 % pour un investissement de 1 000 roupies par mois afin d’tracdes Indiens et de les inciter à investir sur la plateforme. »
-La Montagne.
Les documents judiciaires ont également révélé que les escrocs fermaient la plateforme ou convertissaient frauduleusement les avoirs des clients en actions lorsque les investisseurs tentaient de retirer leurs fonds. Il a précisé que « lorsque les dépôts dépassaient les rendements promis, l'équipe d'escrocs fermait la plateforme ou convertissait la dette en actions afin de bloquer les fonds »
Le tribunal a confirmé que le groupe avait converti l'argent volé en USDT via des plateformes de paiement tierces. Les escrocs ont ensuite converti ces fonds en yuans chinois ou en dollars américains, empochant un profit d'environ 15 % par transaction.
Les conclusions du tribunal ont révélé qu'entre le 1er juin 2023 et le 13 janvier 2024, 66 800 Indiens ont été escroqués de 517 millions de roupies indiennes.
Les escrocs inventent des mensonges pour prouver leur crédibilité
Une escroquerie visant 66 800 Indiens a permis de dérober 6 millions de dollars en USDT via une fausse plateforme d'investissement promettant des rendements de 8 à 15 %. Opérant via les réseaux sociaux et les applications de messagerie, les fonds transitaient par des sociétés écrans. En Chine, neuf escrocs ont été condamnés à des peines de 5 à 14 ans de prison. Restez vigilants ⚠️ 💰 pic.twitter.com/NIswzW7Asq
— TradeDucky (@tradeducky) 14 avril 2025
Les autorités chinoises ont reconnu que le groupe avait déployé des efforts considérables pour se créer une histoire convaincante afin d'améliorer sa crédibilité. Elles se sont d'abord fait passer pour des Indiennes aisées, prisonnières de mariages malheureux. Les documents judiciaires indiquent qu'elles ont publié sur les réseaux sociaux des photos soigneusement sélectionnées de vacances de luxe, de séances de sport et de maisons élégantes. Le tribunal a estimé que ces images créaient une illusion de vulnérabilité émotionnelle et de réussite financière.
Il a déclaré que ses complices étaient chargés de la formation et de la gestion des escrocs, des fraudeurs expérimentés élaborant notamment les stratégies de communication et encadrant les employés. L'un d'eux, Chen, gérait les canaux de paiement de la plateforme d'investissement frauduleuse.
Les autorités pensent également que l'opération frauduleuse comprenait une structure d'entreprise fictive. Les escrocs ont également publié sur leur site web de fausses licences indiennes, des enregistrements de marques et desdentfinancières non bancaires afin de donner une apparence de légitimité à l'entreprise.
Le tribunal chinois a également soutenu que l'opération n'était pas seulement une escroquerie financière, mais aussi une manipulation psychologique, exploitant l'intimité émotionnelle et les codes culturels pour abuser de la confiance. Le juge Liu Xilei, qui présidait l'audience, a souligné que le pays intensifiait sa lutte contre la fraude aux télécommunications et en ligne, et a exhorté les auteurs de ces actes à cesser immédiatement leurs activités criminelles et à se rendre volontairement aux autorités en vue d'une éventuelle clémence.

