Fink et Goldstein de BlackRock vantent les mérites de la tokenisation, la jugeant supérieure à SWIFT.

- Le PDG de BlackRock, Larry Fink, et son directeur des opérations, Rob Goldstein, ont expliqué comment la tokenisation surpasse SWIFT dans la transformation du secteur financier.
- Le duo affirme que la tokenisation peut moderniser l'infrastructure qui ralentit les systèmes financiers ou les rend plus coûteux.
- Fink et Goldstein affirment que le chemin qui mène de la vision de la tokenisation à son adoption généralisée est complexe et semé d'embûches réglementaires.
Le PDG de BlackRock, Larry Fink, et son directeur des opérations, Rob Goldstein, ont expliqué comment la tokenisation surpasse SWIFT pour transformer le secteur financier. Ils affirment que la tokenisation peut moderniser l'infrastructure qui ralentit les systèmes financiers ou les rend plus coûteux.
Toutefois, ces deux experts estiment que cette innovation a besoin de garde-fous qui protègent clairement les acheteurs afin de rendre les actifs tokenisés transparents et sûrs.
Fink et Goldstein ont également souligné la nécessité de normes robustes en matière de risque de contrepartie afin d'empêcher la propagation des chocs entre les plateformes. Ils ont noté que les systèmes de vérification d'identité numérique doivent eux aussi être protégés contre les chocs pour permettre aux utilisateurs de réaliser des transactions avec la même confiance que lors de virements bancaires ou d'échanges de cartes.
Les dirigeants de BlackRock ont brièvement expliqué l'évolution des transactions depuis 1976, date à laquelle Fink aurait débuté sa carrière. À l'époque, les transactions se faisaient par téléphone et le règlement s'effectuait par la remise de certificats papier par coursier.
interbancairetronet réduit le temps de transaction de plusieurs jours à quelques minutes. Ils ont toutefois reconnu que les transactions (même intercontinentales) s'exécutent désormais en millisecondes, notamment grâce à la tokenisation.
La finance entre dans l'ère de la tokenisation.
Selon The Economist, Fink et Goldstein estiment que la finance est à l'aube d'une nouvelle transformation majeure de son infrastructure de marché, tracles origines de la tokenisation à l'introduction du Bitcoin en 2009. Ils ont également mentionné que la même technologie blockchain qui a créé Bitcoin a également donné naissance à la tokenisation.
La tokenisation enregistre la propriété sur des registres numériques, permettant à tout type d'actif d'exister dans un seul registre numérique vérifiabledent. Cependant, les deux auteurs ont souligné que la plupart des gens avaient du mal à saisir pleinement le concept de « tokenisation » car il était inextricablement lié à l'essor des cryptomonnaies.
Fink et Goldstein estiment que la tokenisation peut permettre d'élargir considérablement la gamme d'actifs investissables au-delà des obligations et des actions qui dominent actuellement les marchés. Ils soulignent également qu'elle offre deux avantages majeurs : la possibilité de régler les transactions instantanément et le remplacement du papier par du numérique pour des échanges plus rapides et moins coûteux.
D'après ces deux experts, les marchés actuels gèrent les délais de règlement différemment, exposant acheteurs et vendeurs au risque de défaillance de l'une des parties. Ils constatent que la tokenisation standardise le règlement instantané sur les marchés mondiaux, chose que même SWIFT n'a pas pu rendre possible.
La tokenisation se heurte à des obstacles réglementaires
Le rapport de Fink et Goldstein sur la tokenisation affirmait également que le chemin qui mène de la vision à une adoption généralisée est complexe et semé d'embûches réglementaires, parmi d'autres défis technologiques. Ils soulignaient toutefois que les avantages en termes d'efficacité, d'accessibilité et de liquidité accrues demeurent incontournables. En effet, l'architecture des marchés mondiaux est en pleine mutation, ajoutaient-ils.
Parallèlement, deux dirigeants soulignent que la tâche des régulateurs et des décideurs politiques consiste clairement à faciliter la transition entre la finance traditionnelle et la tokenisation. Ils estiment également que, même si la tokenisation ne devrait pas remplacer la finance traditionnelle de sitôt, il est essentiel que les deux interagissent plutôt que de se concurrencer.
Les autorités de réglementation devraient également privilégier la cohérence, en évaluant les risques selon leur nature intrinsèque plutôt que selon leur présentation. Une obligation reste une obligation, même lorsqu'elle est libellée sur une blockchain, ont-elles souligné.
Toutefois, Fink et Goldstein précisent tous deux que la meilleure approche ne consiste pas forcément à rédiger un tout nouveau règlement pour les actifs tokenisés, mais plutôt à mettre à jour la réglementation existante afin que les marchés tokenisés et traditionnels puissent fonctionner en tandem.
À l'instar de ce qui se produit actuellement avec la tokenisation, Andrew Sorkin est revenu sur les échecs qui ont conduit au développement du système financier moderne dans son récit du krach boursier de 1929. Il a relevé que certains étaient d'ordre technologique, comme le retard de plusieurs heures des téléscripteurs lors du Mardi noir. Ces derniers n'ont pas pu suivre le rythme de l'afflux de transactions. La tokenisation pourrait elle aussi aboutir à un système financier qui échappe aux garde-fous réglementaires.
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Collins J. Okoth
Collins Okoth est journaliste et analyste de marché, fort de huit ans d'expérience dans le secteur des cryptomonnaies et des technologies. Analyste financier certifié, il est également titulaire d'un diplôme enmaticactuarielles. Collins a précédemment travaillé comme rédacteur et éditeur pour Geek Computer et CoinRabbit.















