Des scientifiques du Massachusetts General Hospital (MGH), membre du réseau de santé Mass General Brigham, viennent de finaliser un modèle d'intelligence artificielle permettant de dépister le trouble de stress post-matic lié à l'accouchement (TSPT-A). La dépression prénatale deviendra ainsi un outil précieux pour les médecins lors des consultations obstétricales de routine, et cette avancée pourrait bien transformer la prise en charge de la dépression postnatale.
Utilisation novatrice de l'IA en santé maternelle
Une étude récente publiée dans Scientific Reports, utilisant différents modèles d'IA générative tels que des versions de ChatGPT d'OpenAI, se concentre sur l'analyse de récits autobiographiques de femmes ayant récemment accouché. La capacité de l'IA à analyser ces récits personnels lui permet de traiter le syndrome de stress post-traumatique lié à l'accouchement (SSPT-A), une affection qui touche de nombreuses nouvelles mères à travers le monde. Grâce à cette technologie d'IA, les récits personnels, souvent courts, fournis par les mères sont évalués et convertis en données numériques pour leur analyse.
Le modèle, nommé text-embeddings-ada-002, s'est distingué des autres modèles de langage plus complexes par sadentà identifier avec une plus grande précision les traumatismes post-partum. Ce modèle présente une sensibilité très élevée de 85 % et une spécificité de 75 %, ce qui en fait une approche novatrice pourdentles signes précoces et apporter une aide rapide.
Améliorer le dépistage et le traitement précoces
Il apparaît clairement que l'intégration d'un outil d'intelligence artificielle pour la détection dans les soins postnatals standardisés peut considérablement augmenter les chances pour les mères souffrant de stress post-traumatique lié à la communication (SSPT-CT) de bénéficier d'une thérapie rapide et efficace. Le Dr Wright, psychologue et professeur adjoint à la faculté de médecine de Harvard, chercheur principal au MRGH, a présenté les méthodes de diagnostic précoce susceptibles de prévenir l'apparition de pathologies chroniques.
Le diagnostic précoce des personnes à risque permettra aux professionnels de santé d'élaborer des stratégies personnalisées pour prévenir l'aggravation de la maladie. De plus, les auteurs suggèrent que le modèle d'IA pourrait aller au-delà et, outre le trouble de stress post-traumatique cognitif (TSPT-C), il pourrait fournir des informations précieuses sur la connaissance de soi. L'adaptation technologique pourrait également contribuer à sensibiliser le public à d'autres problèmes de santé mentale. Une telle initiative ouvre la voie à un développement accru des soins obstétricaux et psychologiques.
Faire progresser les soins de santé grâce aux innovations en IA
Le Mass General Brigham considère la mise en œuvre de son outil de dépistage comme un élément essentiel d'un effort concerté visant à utiliser les technologies de pointe en santé. L'ensemble du système est reconnu pour son engagement à trouver des approches novatrices qui optimisent la prise en charge des patients, facilitent le travail des professionnels de santé et simplifient les tâches administratives. Figurant parmi les meilleurs centres hospitalo-universitaires du pays, le Mass General Brigham continuera de promouvoir l'innovation et la recherche. Le déploiement réussi de l'intelligence artificielle pour la détection du syndrome de stress post-traumatique complexe (SSPT-C) constitue l'une des réalisations les plus importantes illustrant l'évolution de la santé maternelle grâce à la technologie.
Les recherches présentées ici sont essentielles non seulement pour le développement de nouveaux outils de diagnostic en santé maternelle, mais elles constituent également une base solide pour le développement futur d'applications similaires dans divers domaines médicaux. Bien que la technologie en développement se heurte encore à des obstacles croissants quant à son efficacité optimale, il convient de souligner que son évolution future pourrait transformer le monde, en rendant le diagnostic et le traitement précoces des maladies plus accessibles partout dans le monde.
Cet article a initialement paru dans News Medical.

