Un article présentant une illustration étrange d'un rat aux organes génitaux exagérés a ététracde la revue Frontiers in Cell and Developmental Biology
L'illustration, tirée d'une coupe transversale des organes génitaux d'un rat, établit un parallèle absurde entre ces derniers et l'intelligence artificielle (IA). Elle a été fondamentalement erronée lors du processus d'évaluation par les pairs.
Œuvres d'art générées par l'IA dans la littérature scientifique
L'un des articles trac , qui traitait des cellules souches trouvées dans les organes génitaux des rats, a fait l'objet d'un examen complet par des pairs et d'une révision éditoriale avant sa publication en février .
L'image d'un énorme rat mâle portant une étiquette obscène autour de ses parties génitales, qui induit les lecteurs en erreur, illustre une faille dans l'approche bibliométrique et les difficultés à détecter les informations fabriquées.
Les critiques en ligne se sont multipliées, certaines organisations influentes comme le chercheur en intelligence artificielle Gary Marcus exprimant leur malaise face à l'envahissement de la littérature scientifique par le contenu généré par l'IA.
Alerte générale.
— Gary Marcus (@GaryMarcus) 15 mars 2024
La pollution soudaine de la science par des contenus générés par des LLM, connus pour produire des erreurs apparemment plausibles mais parfois difficiles à détecter (« hallucinations »), est grave et ses conséquences seront durables.
Veuillez partager ce court essai (lien ci-dessous) avec les scientifiques et avec… pic.twitter.com/5SrsNw6hRH
Cette question a ravivé les controverses concernant l'application potentielle des outils d'IA générative dans la recherche scientifique et les publications universitaires. Les partisans de ces outils affirment notamment qu'ils permettent un traitement et des calculs rapides des données.
En revanche, certains perçoivent un danger dans les outils d'intelligence artificielle, notamment la production de données inexactes ou d'informations trompeuses. Une enquête menée par Nature en 2023 a révélé qu'environ 30 % des scientifiques avaient utilisé ces outils d'IA générative pour rédiger leurs articles. Il était doncdent que la communauté scientifique avait largement adopté ces technologies.
Intégration de l'IA dans l'édition scientifique
Face à ces inquiétudes, d'éminentes revues scientifiques ont publié un code de déontologie encadrant l'utilisation de l'IA générative dans la recherche et la publication. Les textes générés sont désormais considérés comme ayant une dimension biographique ; ils doivent être explicitement référencés et expliqués dans les articles publiés par des revues telles que Nature et Science. Il est interdit aux évaluateurs institutionnels d'utiliser l'IA pour l'évaluation des articles. De plus, la création d'images par IA est fortement déconseillée, car les revues peuvent refuser les illustrations fournies.
Latracd'un article relatant un cas impliquant une illustration générée par une IA démontre l'importance capitale du maintien de l'intégrité journalistique et scientifique dans les publications scientifiques. Bien que ce processus d'intégration soit en constante évolution, il est essentiel que davantage de chercheurs et d'éditeurs veillent à préserver l'authenticité et l'exactitude de la littérature scientifique.

